Ton Coran, le seul moyen d’écouter Allah

« Certes, j’aime l’entendre d’un autre que moi. » Le Prophète ﷺ disait ceci au sujet du Coran. Lui sur qui le Coran avait été révélé et qui le récitait à la perfection, en comprenait le sens et le vivait intensément. Il avait besoin, de temps à autre, de ne faire qu’écouter les correspondances de son Seigneur. Il avait un besoin viscéral d’écouter Allah ﷻ. Et nous ? Avons-nous appris à écouter Allah ﷻ ? Dans cet article, on repose les bases de notre relation avec le Coran. On apprend en quoi l’on peut mener une vie magnifique lorsqu’on entretient une belle relation avec le Coran, notamment par l’écoute.

 

Le verset qui a inspiré cet article

 

sourate Ta-Ha versets 13 à 16

Sourate Ta-Ha – Versets 13 à 16

Traduction du verset :

« Moi, Je t’ai choisi ; écoute donc ce qui va être révélé. Certes, c’est Moi Allah : point de divinité que Moi. Adore-Moi donc et accomplis la Salat pour te souvenir de Moi. L’Heure va certes arriver. Je la cache à peine, pour que chaque âme soit rétribuée selon ses efforts. Que celui qui n’y croit pas et qui suit sa propre passion ne t’en détourne pas. Sinon tu périras ».

 

Ces ayat m’ont inspiré cet épisode au moment où je les ai écoutées, car elles possèdent ce que je cherchais à aborder : comment converser avec notre Créateur ? On voit ici que ça commence par le fait d’apprendre à écouter Allah ﷻ.
Nous vivons dans un monde où l’écoute est devenue un « art perdu », on ne sait plus écouter. Une véritable écoute demande du temps, il nous faut complètement porter notre attention sur celui qui parle. Écouter Allah ﷻ implique une considération qu’on Lui porte. Nous devons donc apprendre à L’écouter. En soi, toute notre vie est une conversation avec Allah ﷻ. Une conversation implique deux parties. Dans cet article, nous verrons une seule de ces deux parties : l’écoute. Écouter Allah ﷻ avant d’être écouté et de Lui parler.

 

Écouter Allah par ce qui est écrit… et ce qui ne l’est pas

 

Le Coran, Sa parole

 

Sans surprise, écouter Allah, c’est écouter le Coran, car tout est dedans. Le Coran, c’est des lettres d’Allah ﷻ qui te sont adressées. Le seul moyen d’écouter ce qu’Il a à dire, à nous communiquer, c’est par le Coran. Il est la retranscription directe et parfaite des paroles d’Allah ﷻ. C’est la seule trace palpable de ce qu’Il nous dit.

 

Le non verbal

 

Il nous parle quotidiennement à travers ce qui nous arrive dans la journée, à travers le soin qu’Il nous accorde, à travers les biens qu’Il nous donne ou encore les situations qu’Il débloque pour nous. Mais ce ne sont pas des mots, ce n’est pas une parole divine qui descend sur nous. C’est de l’ordre de la supposition, c’est quelque chose que l’on ressent.
Il y a des siècles, Allah ﷻ nous a interpelés par des paroles comme « Appelez-moi, je vous répondrai ». Il s’adresse directement à nous, comme dans les versets :

Ô, vous qui avez cru !
Ô, vous les hommes !

Le Coran nous donne les paroles exactes d’Allah ﷻ et c’est la seule source qui nous les transmet, avec les hadiths Qudsi, qui sont la seule exception.
Ces hadiths retranscrivent exactement ce qu’Allah ﷻ a dit. Il emploie alors le « Je » et le Prophète ﷺ les retranscrit tels quels, en employant aussi le « Je ».

« Mon serviteur ne peut se rapprocher de Moi par une œuvre qui me sera plus aimée que ce que Je lui ai imposé. Mon serviteur ne cesse de se rapprocher de Moi par les actes surérogatoires jusqu’à ce que Je l’aime. Une fois que Je l’ai aimé, Je deviens son ouïe avec laquelle il entend, sa vue avec laquelle il voit, sa main avec laquelle il saisit et son pied avec lequel il marche. S’il Me demande alors quelque chose, Je la lui donne et, s’il Me demande Ma protection, Je la lui accorde ».
Hadith Qudsi, rapporté par Al-Bukhari

Ecouter Allah ﷻ, c’est donc écouter le Coran, ainsi que les hadiths Qudsi.
Ses paroles, c’est aussi ce qu’Il aime le plus. L’imam At-Tirmidhi rapporte du Prophète ﷺ qu’il dit :

« Les serviteurs ne peuvent se rapprocher d’Allah par meilleur que ce qui provient de Lui ».

L’explication de ce hadith mentionne qu’il s’agit de se rapprocher d’Allah ﷻ par Sa parole.

 

Qu’est-ce que c’est que d’écouter Allah ?

 

Écouter, c’est pour comprendre, pas pour répondre. Voilà tout l’art d’écouter avant de parler. On comprend d’abord, et lorsqu’on a compris, on peut répondre. L’écoute se fait donc avec humilité et attention.
On dit toujours qu’il faut écouter pour que l’autre puisse parler. Dans une conversation, de manière générale, il faut que quelqu’un débute, parle le premier. L’autre personne écoute, puis pourra parler à son tour.
S’il n’y a qu’une personne qui parle, et toujours la même qui écoute, c’est un monologue, et pas une conversation. La conversation va donc dans les deux sens.
Dans notre cas, il est logique que ce soit Allah ﷻ qui démarre cette conversation. Forcément, car c’est Lui qui connaît tout, c’est Lui qui nous a créés, Il nous a devancés. Nous, dans cette vie, nous sommes arrivés comme si nous étions perdus, en étant dans une forme d’attente. On a besoin que l’on nous dise qui l’on est, ce que l’on doit faire, la suite et la fin des choses. Nous avons donc tout intérêt d’être dans la position de celui qui écoute, car l’on ne sait pas et nous sommes face à Celui qui sait tout. Il sait notamment :

  • qui l’on est ;
  • ce qu’on fait ;
  • ce qu’on s’apprête à faire ;
  • ce qu’on doit faire ;
  • comment va se dérouler la fin.

 

La conversation entre Allah et nous commence donc par la parole d’Allah. S’Il parle, alors on écoute.
Le problème de ce monde, c’est qu’Allah a parlé, mais que les gens n’écoutent pas. Ils n’ont soit pas écouté, soit ils ont commencé à écouter tardivement. Ils ont abordé leur vie et à un moment donné, le manque s’est fait sentir. Les individus n’ont pas toutes les instructions dont ils ont besoin. S’ils ont l’humilité de le reconnaître, ils vont faire « marche arrière » pour chercher les informations et se rendre compte qu’il y avait déjà tout dans le Coran. Alors là, ils pourront écouter et aborder leur vie différemment. L’idéal est donc d’être dans l’écoute du début à la fin.

 

Comment se préparer à écouter Allah ?

 

Écouter Allah sert à comprendre qui Il est, ce qu’Il a à nous dire, ce qu’Il veut, ce qu’Il attend de nous, et ce qu’Il a à nous offrir. Quand j’écoute quelqu’un, j’ai des informations. Quelle que soit la personne, son origine et son rang social, on lui accorde de la considération et du respect. Mais entre une personne avec une fonction importante et quelqu’un de notre famille par exemple, on ne va pas écouter de la même manière. On va se mettre dans une certaine posture. Ce qui nous a permis cela, c’est l’information qu’on a eue au préalable. Alors, qu’en est-il dans le cas de la conversation avec Allah ﷻ, à travers le Coran ? Pour y répondre, nous allons voir d’un peu plus près la première ayah de notre Coran.

 

premier verset du coran

Sourate Al Fatiha. « Al hamdouliLahi Rabbi-l-‘alamine »

 

Comment se passe le début d’une conversation avec quelqu’un ? Est-ce que tu arrives à écouter quelqu’un que tu ne connais pas ? Tu ne sais pas qui il est, ce qu’il fait, son nom. Si un inconnu s’adresse à nous pour nous réprimander, nous complimenter, nous faire une demande, un reproche, ou autre, la première chose qu’on veut lui dire c’est « mais qui es-tu ? ». Puis, on lui demandera certainement « d’où viens-tu ? » pour pouvoir comprendre pourquoi, à la base, cette personne nous parle.
Allah ﷻ a l’art de la Parole et l’art de l’écoute. Il nous facilite la tâche en répondant à toutes nos questions, à toutes nos attentes et à toutes nos inquiétudes ou appréhensions. Il commence par dire « Al hamdouliLahi Rabbi-l-‘alamine. On a toutes les informations nécessaires ici pour débuter la conversation :

  • Le nom de la personne qui s’adresse à nous : Allah
  • Sa fonction : Ar-Rabb al ‘alamine

 

Explication du premier verset de la sourate al Fatiha

 

Le terme de Rabb

 

On a tendance à traduire ce terme par « le Seigneur ». Mais c’est bien plus que ça ! Il désigne énormément de choses ! La racine  ر ب ب  c’est l’idée de :

    • maîtriser,
    • d’éduquer,
    • d’enseigner,
    • d’être un maître, un chef,
    • d’exercer une autorité,
    • de rassembler,
    • d’arranger,
    • d’élever,
    • de posséder,
    • la permanence,
    • mais aussi de parfumer quelque chose !

 

Comme vous le voyez, comprendre seulement « Seigneur » c’est réduire le champ vaste du mot Rabb. Si Allah ﷻ a employé ce mot-là, c’était pour tout son sens.
Allah, en tant que Rabb, c’est :

  • Celui qui possède et qu’on ne possède pas ;
  • Celui qui pourvoit, qui prend en charge, qui prend soin de ses sujets ;
  • Celui qui enseigne avec autorité et compétences;
  • Celui qui est là, présent en permanence;
  • Celui qui maintient ce qu’il possède, contrairement à nous humains.

 

En effet, nous pouvons être désignés comme « rabb al bayt » (maître de maison), alors que nous pouvons perdre cette maison. Allah, Lui, ne perd pas ce qu’Il possède.
Donc dans cette conversation avec Allah ﷻ, en premier lieu, lorsqu’on ouvre le Coran, Il nous dit qu’Il est Allah et qu’Il est un Rabb, avec toutes les fonctions que nous avons vues. On doit donc se sentir rassurés, on a même envie d’en savoir plus et d’entrer dans la protection de ce Rabb : je n’ai pas peur, car Il sera toujours là, Il ne m’abandonnera pas, Il ne va pas me lâcher, Il est bienveillant avec moi, Il m’éduque, Il m’élève. Il est compétent dans tout cela. Il me prend en charge : tout ce dont j’aurai besoin je sais où le trouver, je n’ai pas peur, car personne n’est maître au-dessus de Lui, personne ne Le possède. Je suis donc rassurée sur la fonction d’Allah ﷻ et je suis rassurée d’être en conversation avec Lui. Lorsque tu lis et comprends tout cela, n’as-tu pas envie de continuer de L’écouter ?

 

Le terme al ‘alamine

 

Allah précise ensuite de qui il est le Rabb : Al ‘alamine. Ce terme se traduit par « les univers », mais aussi tout ce qui vit dans ces univers, tous les êtres, absolument tout ce qui les compose. Cela désigne ce qu’on voit, ce qu’on ne voit pas, ce dont on a connaissance et le reste, jusqu’au moindre atome. Allah nous dit qu’il est le Maître, le Rabb de tout ça. Il nous informe donc qu’Il possède tout, qu’Il est compétent pour tout, et que tout est sous son autorité.
Lorsqu’une personne crée un objet, il se peut qu’elle devienne à un moment dépassée par cette création : une panne, une évolution, etc. Pourquoi ? Parce que cet objet a été créé avec des matières premières que nous ne pouvons pas fabriquer. Nous ne pouvons donc pas être « le maître ». Il n’y a qu’Allah qui peut se revendiquer Maître de toute chose, car Lui détient la création des matières premières. Allah a créé des choses qui peuvent à leur tour créer des choses. C’est le principe d’engendrer quelque chose qui va à son tour engendrer. Seulement, Allah a la maîtrise de tout, contrairement à l’Homme.
Il en est de même pour l’enseignant qui transmet à son élève. Par la transmission, l’enseignant ne fait rien diminuer de sa propre science. De son côté, l’élève va pouvoir vivre et agir en fonction de ce qu’il a appris, mais également transmettre à nouveau ce savoir… Et ainsi de suite. C’est d’ailleurs de cette manière que le Coran nous est parvenu, et qu’il continue d’être transmis. Mais tout a démarré d’Allah. Peut-on seulement imaginer l’étendue de Sa puissance ?
Lorsqu’on entend « al ‘alamine », on se dit qu’on en fait partie et c’est rassurant. Nous ne sommes pas seuls, et nous avons finalement beaucoup de choses à découvrir : la faune, la flore, les autres êtres humains, etc. Il y a de quoi méditer sur absolument tout, même sur nous-mêmes ! Tout notre environnement nous aide à comprendre des choses, absolument tout est englobé dans al ‘alamine.

 

Comme tu le vois, ne serait-ce que ce premier verset nous invite à la méditation et possède une immense signification. Ce premier verset du Coran nous permet de connaitre :

  • comment s’appelle Allah ;
  • qui Il est ;
  • ce qu’Il fait ;
  • qui je suis et de quel écosystème je fais partie.

La question qui nous vient alors c’est « Qu’est-ce que moi je dois faire ? Quelle est ma mission ? Quel est mon objectif ? »
Allah utilise alors une rhétorique et des figures de styles uniques ! En observant bien, on constate qu’Il a répondu à ces interrogations avant toute chose, avant même de parler de nous comme étant al ‘alamine. Il a dit « al hamd ».

 

Le terme al hamd

 

Al hamd se traduit par la louange, la reconnaissance, la gratitude. C’est par cela qu’Il a véritablement commencé. Al hamd, c’est donc « l’appareil auditif » et les lunettes qui nous permettent d’entendre et lire correctement le message divin. Si nous sommes sourdes, rien ne sert de nous parler tant que nous n’avons pas notre appareil auditif. Il en est de même avec le Coran. À travers ce mot, Allah ﷻ nous donne une première leçon de vie : sois reconnaissante ! Ta vie sera beaucoup plus heureuse, plus logique, elle aura plus de sens, ton objectif sera plus facile et clair à atteindre si tu portes ces lunettes. Autrement, tu vivras une vie en étant aveugle et sourde.
Dans cette ayah, Allah ﷻ a fait précéder son propre nom par un autre mot. Il a fait précéder sa fonction et ce qu’Il avait à nous dire par ce nom, comme pour le mettre en avant : loue-Moi, sois reconnaissant envers Moi, aie de la gratitude envers Moi.
Même dans les lettres utilisées pour le mot hamd il y a une grande sagesse ! La lettre ح (ha) est une lettre de détente, qui appelle à la respiration profonde. Dans la reconnaissance, il y a alors une forme de quiétude, de sérénité et d’apaisement. Il nous fait démarrer notre vie par cet apaisement. Et tout au long de notre vie, malgré les peurs, les inquiétudes et les doutes, Il nous rappelle que tout commence par « Al hamdoulilah ». Puis, quand viendra la fin, on espère pouvoir entrer au Paradis, retrouver notre père Adam et notre mère Hawa, là où tout a commencé. Qu’Allah nous compte parmi ceux qui pourront dire ce jour-là « Al hamdoulilahi Rabbi-l ‘alamine » en pleine conscience, avec beaucoup de gratitude et de joie.
En vérité, Allah nous donne ce cadeau et nous révèle que nous ne sommes pas obligés d’attendre la fin de la vie, nous pouvons dès maintenant savourer cette reconnaissance à son égard.

 

Croquer la vie à pleines dents

 

Il nous a fallu revenir au début du verset pour comprendre quelle était notre mission et nous parer de nos lunettes pour y voir clair. On pourra ainsi se délecter de tout le reste de cette correspondance avec Allah, l’entièreté du Coran. De plus, on va savourer parce qu’on sait qui est Allah, on sait ce qu’Il fait pour nous et on a confiance en cette autorité. On ne va plus Le voir comme un Maître à qui l’on a peur de désobéir. Comment voudrait-on désobéir à quelqu’un qui possède toutes les qualités pour être aimé ? Il nous faut cultiver l’amour plutôt que d’avoir peur de Lui désobéir. Nous n’avons pas envie de désobéir à Allah avec tout ce qu’Il fait pour nous, tout ce qui est exprimé à travers « ar Rabb ». On veut être à la hauteur, car l’on sait qu’Il nous compte parmi Ses sujets.
Lorsqu’on prend conscience de cela, on appréhende la vie différemment, on veut la croquer la vie à pleines dents, c’est-à-dire vivre pleinement notre mission sur Terre.
Avec ces armes-là, on est conditionné à ne pas souhaiter suivre la voix de Sheytan, car finalement, elle n’est pas logique.
Tout cela a été consigné dans une seule ayah « Al hamdoulilahi rabbi-l ‘alamine ». Une ayah que l’on récite pas moins de 17 fois par jour dans la salat, dans les douaas du soir, ou encore comme guérison. Allah nous rappelle donc toute la journée tout ce que nous avons vu. C’est un rappel continu face aux différentes choses qui peuvent nous faire oublier : les aléas de la vie, les personnes malveillantes, Sheytan, etc. Allah ﷻ nous donne les outils, mais il nous faut nous en souvenir tout le temps.

 

Écouter Allah : retour sur la notion de conversation

 

Si nous prenons le temps de véritablement écouter, il se passe des choses merveilleuses… On prend conscience et on a envie de croquer la vie à pleines dents, avec les bonnes lunettes, entourés des bonnes personnes et d’un Rabb qui est toujours là.
Cette conversation avec Allah ﷻ s’est donc faite avec le Coran. Celui-ci nous permet d’écouter ce qu’Il a jugé important et utile de nous dire. Tout est consigné dedans.
Imaginons que nous possédons un livre que nous ne le lisons pas, mais que nous allons interroger son auteur sur des éléments dont nous aurions connaissance si l’on avait véritablement lu l’ouvrage. Est-ce que l’on trouverait ça logique ? Dans le Coran, tout est précisé. Alors, nous aussi, revoyons notre manière de communiquer avec Allah ﷻ.
On ne prend pas forcément le temps de L’écouter, mais par contre, nous Lui parlons, et bien souvent, nous nous plaignons. Et même lorsqu’on se plaint auprès des gens de ce qui nous arrive, on se plaint véritablement à Allah, car tout ce que nous possédons provient de Lui. Tout ce qui se passe, même notre gratitude dans notre cœur lorsqu’on entend une bonne nouvelle, c’est une conversation avec Allah. Il y a, là aussi, le verbal et le non verbal : notre corps, notre santé, nos émotions…Tout converse avec Allah ! Alors interrogeons-nous : quelle est la qualité de mes échanges avec Allah ? Avant de nous plaindre, demandons-nous :

  • Ai-je mis les bonnes lunettes ?
  • Me suis-je mise dans les bonnes conditions ?
  • Est-ce que j’ai lu ce qu’Allah avait à me dire ?

 

Rester en communication avec Allah

 

Allah, par sa grande rahma, par le grand amour qu’Il nous porte et la bienveillance qu’Il a envers nous, ne nous tient pas rigueur de toute notre négligence.
Allah ﷻ dit dans le verset :

« Cramponnez-vous au câble d’Allah et ne vous divisez pas »
(Sourate Ali ‘Imran : 103)

Il est rapporté de Qatada et d’As-Suddy qu’ils dirent, expliquant ce câble d’Allah :

« C’est le Qur’an. »

Donc, cramponnez-vous au Coran et ne vous divisez pas ! De toute façon, si l’on se cramponne au Coran, on ne peut pas se diviser, car on est « al ‘alamine », nous sommes tous dans cette même entité.
Le meilleur moyen de rester cramponné au câble d’Allah, c’est de vivre le Coran, l’étudier, le mémoriser. Lorsqu’on prend conscience que le Coran est une conversation avec Allah ﷻ, alors la mémorisation n’est plus une corvée ni un objectif inatteignable : ça permet de vivre le Coran. La mémorisation devient plus facile en aimant véritablement le Coran. D’ailleurs, à l’époque des compagnons, la mémorisation arrivait en bout de chaîne. À notre époque, on a tendance à vouloir mémoriser à tout prix et ensuite lire, comprendre, etc.
Lire régulièrement le Coran permet de l’étudier, le comprendre, le méditer, l’appliquer, appliquer ses enseignements avec lesquels on va organiser notre vie sociale, notre vie conjugale, notre vie familiale, religieuse, personnelle, etc.

 

Quels sont les effets de la lecture du Coran ?

 

Quand tu prends le temps d’écouter Allah, tu cultives la reconnaissance, la louange, la gratitude. Tu te rassures, tu te fais du bien, tu es moins inquiète, tu es rassurée parce que tu sais qu’on prend soin de toi. Aussi, tu te connais, tu te reconnectes à toi-même, car justement Allah te parle de toi. Le Coran parle de ton histoire et de ta vie du début à la fin.
En ayant écouté Allah, je pourrai m’exprimer plus facilement. Je vais pouvoir dire ce dont j’ai besoin, parler correctement en toute confiance et sécurité. Je n’aurai pas de ressentiment, je ne serai pas énervée et je n’aurai pas l’impression d’avoir été négligée. J’ai envie de parler et de Lui répondre en prenant en compte tout ce qu’Il m’a dit. Le plus beau dans tout cela, c’est que tu ne trouveras personne avec une telle capacité d’écoute. Une écoute bienveillante, active et proactive.
À chaque fois que tu Lui parles, tu es sûre qu’Il t’écoute et qu’Il va te répondre. Cependant, de ton côté, cultive ta capacité à L’écouter. Donc en l’écoutant tu es gagnante, et en lui parlant, tu es gagnante.

 

Avant de terminer…

 

Nous avons donc vu comment écouter Allah, ce que ça comprenait et en quoi nous sommes gagnantes. Nous avons vu comment L’écouter, et dans le prochain article nous verrons comment Lui parler !
Merci pour cette attention, n’hésite pas à t’abonner au podcast pour profiter de ces réflexions sous format audio, ainsi qu’à mon compte Instagram. Tu peux aussi partager en commentaires ce que cet article t’a inspiré. Je confie à Allah le soin de préserver ta foi, ton honneur et ton cœur.

 

Salam aleykoum wa rahmatullah

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4 réflexions sur “Ton Coran, le seul moyen d’écouter Allah”

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