Le Prophète Ayyoub, un modèle de résilience

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Aujourd’hui, on va parler d’un prophète qu’on apprécie tous : Ayyoub عليه السلام. Quand on regarde sa vie, son œuvre, ses épreuves, je pense que c’est le prophète avec lequel on apprend une très belle leçon, une grande leçon : celle de la résilience.

Sommaire

« Résilience » est un mot qu’on emploie beaucoup aujourd’hui, à juste titre. Mais parfois, je me demande si on l’a vraiment compris ? 

Est-ce qu’on ne devrait pas regarder ce que le Coran nous donne comme exemples de résilience ?

Il n’y a pas qu’Ayyoub عليه السلام, bien sûr. Mais lui fait partie de ce qui définit la résilience. Il en est une partie majeure.

Ayyoub عليه السلام, c’est l’excellence dans la résilience.

L’invocation de Ayyoub عليه السلام 

ALLAH ﷻ dit, dans Sourate al-Anbiya, verset 83, au sujet d’Ayyoub عليه السلام :

 وَأَيُّوبَ إِذْ نَادَىٰ رَبَّهُۥٓ أَنِّى مَسَّنِىَ ٱلضُّرُّ وَأَنتَ أَرْحَمُ ٱلرَّٰحِمِينَ

« Et Ayyoub, lorsqu’il appela son Rabb en disant :
“Le mal m’a touché,
et Tu es certes le plus miséricordieux des miséricordieux.” »

Cette ayah, à elle toute seule, c’est une école. On y voit qu’Ayyoub عليه السلام reconnaît sa douleur, mais qu’il reconnaît aussi en même temps la rahma d’ALLAH ﷻ. 

Et ça, c’est le sommet de la résilience au sens spirituel : 

Dire sa souffrance sans accuser son Rabb et sans désespérer de la rahma de son Rabb : c’est ça, la résilience.

Je veux vraiment qu’on parle de cet homme dont la patience n’a pas seulement traversé le temps, mais a défini la patience. 

On peut le prendre, lui, en exemple. On peut prendre aussi Ya‘qoub عليه السلام, le père du prophète Yusuf عليه السلام. 

Mais avec le prophète Ayyoub عليه السلام, la patience touche tellement de domaines qu’on parle de résilience : il a été en position de résilience dans plusieurs sphères de sa vie.

Ayyoub, un homme qui a tout eu… puis presque tout perdu

En réalité, on ne perd jamais tout quand on est croyant. Tant qu’on a ALLAH ﷻ, on a déjà tout.

Au sens matériel, mondain, il a connu le vide. Mais dans ce vide total, il n’a rien perdu de son lien à ALLAH ﷻ. C’est pour cela que je dis qu’il a “quasi” tout perdu : son lien avec ALLAH ﷻ était intact, et ce lien-là fait tout.

C’est un homme qu’ALLAH ﷻ cite Lui-même dans le Coran pour faire de lui un exemple : 

  • d’excellence, 
  • de résilience, 
  • de sabr : la patience constante et active.

ALLAH ﷻ ne l’a pas cité en exemple pour : 

  • sa richesse, 
  • son savoir,
  • ou une victoire apparente. 

Il l’a cité en exemple pour : 

  • sa patience, 
  • son iman
  • sa dignité dans l’épreuve. 

Et il en a eu, des épreuves ! 

C’est cet homme-là, le prophète Ayyoub عليه السلام, que je veux qu’on regarde. Pas comme un homme “malade” seulement – même si sa grande épreuve a été la maladie – mais comme un homme qui est resté debout dans la tempête.

Ayyoub dans le Coran : une vie comblée qui devient un silence

Regardons Ayyoub عليه السلام quand la vie comblée qu’il avait devient, petit à petit, un silence.

Ayyoub عليه السلام vivait dans l’abondance et la plénitude. En effet, iIl avait : 

► beaucoup d’enfants, 

► beaucoup de biens, de richesse, 

► une très bonne santé, 

► une épouse aimante, très belle, très croyante. 

Et surtout, tout cela était entouré d’un immense sens de la responsabilité.

Quand on entend cette liste de bienfaits, on peut se sentir submergée. Parce qu’en réalité, derrière tout ça, il y a des responsabilités.

Un cœur libre au milieu de l’abondance

Ce qu’on voit dans l’histoire d’Ayyoub عليه السلام, telle qu’elle est rapportée dans le Coran et dans la Sirah, c’est qu’il avait un cœur libre. Là où nous, rien qu’à entendre la liste de ce qu’il possédait, on se sent déjà écrasées, lui ne s’est pas senti submergé.

Ayyoub عليه السلام possédait, sans être possédé par ses possessions. Il appartenait à ALLAH ﷻ, mais il n’était pas possédé par ce qu’ALLAH ﷻ lui avait donné. Et tout est là.

Il avait compris chacune de ses responsabilités. Il donnait beaucoup, énormément même, et ce n’étaient pas des dons mécaniques. Ayyoub connaissait les pauvres et les malades. Il organisait régulièrement des banquets. C’était une habitude de venir chez Ayyoub عليه السلام pour prendre un repas.

Quand il avait des récoltes, il répartissait : il gardait une partie pour sa famille, et il distribuait le reste. Ce n’était pas quelqu’un qui thésaurisait, qui accumulait pour accumuler.

Le prophète Ayyoub, à l’opposé de Qaroun

Si tu prends l’exemple de Qaroun, du peuple de Moussa عليه السلام – apparemment un proche parent de Moussa عليه السلام – il était lui aussi extrêmement riche. Mais il avait pactisé avec l’ennemi pour obtenir tout cela, et il était d’une avarice sans nom : très riche, mais hyper avare.

Ayyoub عليه السلام, c’est l’opposé. Lui aussi vivait dans l’abondance, mais : 

  • il distribuait, 
  • il visitait les malades, 
  • il réparait les injustices,
  • il connaissait le nom des pauvres,
  • il connaissait le nom des malades…

► Il prenait à cœur son rôle de prophète, et il remerciait ALLAH ﷻ à chaque étape.

Ce n’est pas un prophète qui prenait les choses pour acquises. C’est très important de l’avoir en tête, pour ne pas imaginer qu’ALLAH ﷻ lui a retiré tout cela à cause d’un manque de reconnaissance.

Jamais. 

Les prophètes n’étaient pas éprouvés pour de l’ingratitude : ce n’était pas un trait présent chez eux.

Reconnaissant dans l’aisance,
patient dans l’épreuve

C’est au cœur de cette abondance qu’il faut regarder, car c’est là aussi que réside la grandeur du Prophète Ayyoub عليه السلام : dans sa manière de se comporter face à l’aisance.

Avant d’être patient dans l’épreuve, il était reconnaissant dans l’aisance. Et c’est un point sur lequel, nous, on a beaucoup de manquements.

C’est bien beau d’être patient quand ça ne va pas. 

Mais comment sommes-nous quand ça va ? 

Regarde ton comportement dans ces moments-là. Il laisse déjà présager comment tu réagiras quand ça ira très mal, comment ALLAH ﷻ va t’éduquer dans l’épreuve, comment Il va parfois te faire attendre, et surtout avec quelle saveur tu vas vivre cette épreuve.

Ce n’est pas une équation du type : “plus tu es ingrate, plus l’épreuve sera longue”. 

Mais la saveur de l’épreuve, ta manière de la traverser, est directement liée à ton comportement dans l’aisance, avant l’épreuve. Et cela présage aussi de ce qui vient après : la façon dont ALLAH ﷻ va t’ouvrir, te relever, te rapprocher de Lui, une fois l’épreuve terminée.

Quand tout s’effondre pour Ayyoub عليه السلام

Ayyoub عليه السلام, avant d’être patient dans l’épreuve, était reconnaissant quand tout allait bien, dans l’aisance, dans l’abondance. Puis tout s’est effondré : les enfants, ses biens, sa santé. 

Le regard des gens aussi a changé. 

Et le silence s’est installé autour de lui.

Ce silence après beaucoup d’affluence. Ce vide après beaucoup de bruit. Chez lui, il y avait du mouvement, des bénédictions, du passage. C’est pour ça que je parle de silence : il est passé d’une vie pleine, habitée, où il y avait beaucoup de bruit dans le bon sens du terme, à un silence. 

Les gens se sont éloignés, parce qu’il n’avait plus grand-chose.

Il perd ses fils. En plus, il tombe malade.

Une maladie visible, difficile à assumer

Apparemment, ce qu’il avait, c’était une maladie cutanée, une maladie de peau. Donc quelque chose qui se voit. Les gens le voyaient comme quelqu’un “d’amoché”. Certains avaient même peur de s’approcher de lui, par crainte que ce soit contagieux, alors que ça ne l’était pas.

ALLAH ﷻ ne l’a donc pas seulement éprouvé par une maladie. On peut être malade de quelque chose de totalement interne, invisible aux yeux des gens. Il y a des personnes qui vivent avec des douleurs que personne ne voit. Je pense à la fibromyalgie, à certaines maladie, à des douleurs atroces que l’entourage ne perçoit pas.

Le Prophète Ayyoub عليه السلام, lui, a été éprouvé par la douleur physique, mais en plus une douleur visible. C’était cutané, et la peau, c’est le plus grand organe du corps. C’est à la fois un émonctoire et un organe. On considère que c’est l’organe le plus étendu. Si la peau est affectée de la tête aux pieds, c’est très compliqué à assumer.

C’est difficile à vivre pour n’importe qui, alors imagine pour un homme qui était encore bien portant, à la fleur de l’âge, respecté. 

Il perd aussi ses enfants, un à un. 

Il se retrouve sans descendance, plus d’héritiers au sens familial.

Du centre de la société à sa marge

Tout ce qu’il avait a disparu.

Il n’avait plus d’argent. 

Et même s’il avait voulu “se remettre sur pied”, personne n’aurait accepté de travailler pour lui ou avec lui. Il était devenu en quelque sorte persona non grata.

Son épouse aussi était touchée par ce regard. Elle aussi a été un peu boycottée. Elle, qui était l’épouse d’un prophète, qui vivait dans l’aisance, se retrouve à aller travailler chez les gens, comme aide ménagère par exemple, pour gagner un peu de quoi subvenir à leurs besoins et soigner son mari.

Elle devient aidante, parce qu’il est arrivé à un stade de maladie et de difficulté où il est limité dans ses capacités physiques. Elle porte une partie de tout cela avec lui. Il a donc connu la perte : 

  • de ses biens, 
  • de ses enfants, 
  • de sa santé, 
  • le changement de regard des gens, 
  • l’isolement.

Qui réussirait à supporter cela ? 

Ayyoub dans le Coran : un vide…
mais ALLAH ﷻ reste

C’est là que l’histoire d’Ayyoub عليه السلام devient magnifique. 

Ce vide après toutes les bénédictions, mais ALLAH ﷻ qui ne s’éloigne jamais de lui. Il l’éduque par le manque comme Il l’éduque par le don.

Il y a aussi une dimension collective : cette épreuve est une épreuve pour les gens autour de lui. Quand Ayyoub عليه السلام vivait dans l’abondance, dans l’aisance, certains avaient l’habitude de dire : 

“C’est facile pour lui. C’est facile de donner quand on est riche. Moi aussi, si j’avais, je le ferais.” 

Ils remettaient en cause la sincérité de ses dons, comme si ce n’était pas de la piété, mais une façon de se mettre en avant.

Certains l’accusaient de ne pas donner pour ALLAH ﷻ, mais juste parce qu’il avait les moyens et pour qu’on parle de lui. 

Bien sûr, ce n’était pas le cas. 

Cette épreuve vient aussi leur répondre. Ils voient Ayyoub عليه السلام dans la difficulté, et il n’arrête pas pour autant : 

  • d’adorer son Rabb,
  • d’appeler son peuple au bien, 
  • d’être sincère,
  • de remercier ALLAH ﷻ pour ce qu’il a, et pour ce qu’il a eu.

Là, plus personne ne peut dire : “C’était facile pour lui.” 

L’épreuve du regard et de la vulnérabilité


L’épreuve de la peau, du regard, de la solitude, c’est une épreuve très particulière. Sa maladie n’était pas seulement interne, elle touchait ce qui se voit. Et c’est souvent ce que l’être humain supporte le moins : être exposé dans sa vulnérabilité.

Ses plaies se voyaient. Les gens ne savaient plus comment se positionner et, petit à petit, ils se sont éloignés. 

Même ceux qui, au début, lui donnaient des excuses se sont éloignés à leur tour. Il se retrouve seul, avec son épouse uniquement. Plus d’enfants non plus autour de lui pour le soutenir ou le consoler.

Il est passé du centre de la société à sa marge. Et sa femme, fidèle, reste. ALLAH ﷻ la mentionne aussi dans le Coran. Elle a tout partagé avec lui. 

C’est une grande leçon : quand ça va, quand ça ne va pas, le conjoint, la conjointe, où est-ce qu’on est ?

L’épreuve du couple

Ici, on parle de la maladie, mais on peut élargir à tout ce qui touche le couple : la maladie, la richesse, la notoriété, les enfants… C’est beaucoup. 

On dit parfois que la bonté ou la loyauté d’une femme se voit à sa manière de se comporter quand son époux perd son travail ou sa subsistance.

Parce que, comme c’est une fonction centrale du chef de famille, ne plus l’assurer, même temporairement, révèle beaucoup de choses dans le couple. 

On voit la qualité de cette femme à ce moment-là. Là, j’expose simplement une réflexion, je ne suis pas en train de juger.

Et ensuite, certains expliquent qu’on mesure la grandeur, la noblesse, la sagesse, la bonté d’un époux à la manière dont il traite son épouse lorsqu’elle est atteinte d’une maladie, même bénigne.

Dans l’histoire d’Ayyoub عليه السلام, on a tous les cas de figure. Et on voit cette femme qui tient bon, qui reste, qui l’accompagne. 

► C’est un rappel pour les hommes quand madame est malade : il faut être là. 

► C’est un rappel aussi pour les femmes quand l’époux traverse quelque chose de difficile : il faut être là.

La maladie et l’épreuve du couple

Pourquoi est-ce que la maladie est une telle épreuve dans un couple ? 

Parce qu’une personne malade est diminuée dans ses capacités. Et on sait qu’une femme, dans un foyer, prend une grande part dans : 

  • l’éducation des enfants, 
  • la gestion et l’organisation de la maison, 
  • ’accueil émotionnel à l’intérieur du foyer.

Si on se place dans ce modèle “classique” largement répandu, où l’homme travaille à l’extérieur et la femme est principalement à la maison avec les enfants et les tâches du foyer – même si cela n’empêche pas l’un d’aider l’autre – une femme malade, c’est compliqué. 

Toute la dynamique du foyer est impactée.

Dans ces moments-là, beaucoup d’hommes révèlent un visage qu’on ne connaissait pas forcément : leur manière d’être présent, ou absent, de soutenir ou de fuir.

Et de l’autre côté, si on garde cette même répartition des rôles, lorsque l’homme ne travaille plus, cela empiète directement sur la gestion du foyer. 

La femme ne peut plus mener sa tâche correctement si la subsistance ne vient plus. Là encore, cela révèle le comportement d’une femme : 

► Est-ce qu’elle est soutenante, patiente, loyale,

► Est-ce qu’elle dénigre, elle méprise, elle abandonne ?

Les deux côtés sont mis à l’épreuve : 

► Est-ce qu’il la quitte ou la soutient lorsqu’elle est malade ?
► Est-ce qu’elle le quitte ou le soutient lorsqu’il perd sa subsistance ?

Un couple éprouvé sur tous les plans…
mais uni

Si on regarde le cas d’Ayyoub عليه السلام et de son épouse, on voit qu’ALLAH ﷻ n’a laissé aucun endroit “tranquille”, aucun recoin de leur vie sans épreuve.

La subsistance est compliquée.
La santé est compliquée.
Les enfants, c’est compliqué.
La position dans la société aussi.

ALLAH ﷻ nous montre un couple qui vit tout cela ensemble. C’est un modèle à observer. Ils sont restés unis. Son épouse a tout partagé avec lui : la douleur, la pauvreté, l’exclusion, la faim. Ils sont restés unis, non seulement comme couple, mais comme deux adorateurs d’ALLAH ﷻ.

C’est ce qui est magnifique : ils ont porté la même foi, le même iman, la même confiance en ALLAH ﷻ, la même pudeur dans la douleur, la même patience. 

Là, on comprend quelque chose de très important : la résilience d’Ayyoub عليه السلام, ce n’est pas le silence de la résignation.

Une résilience qui n’est pas de la résignation

Ayyoub عليه السلام ne se résigne pas.

Il n’est pas dans un coin, éteint, en train d’accepter passivement tout ce qui lui arrive. Oui, il a été mis à l’écart par les gens, mais intérieurement, il est dans le sabr, dans la résilience et dans le tawakkul – le fait de s’en remettre à ALLAH ﷻ et de Lui faire confiance.

C’est une pudeur particulière, une pudeur qu’on peut voir chez quelqu’un qui a vraiment la foi. Il ne nie pas la souffrance. 

Être résilient, ce n’est pas ne rien dire. C’est savoir à qui dire. Et Ayyoub عليه السلام sait très bien à qui parler : il s’adresse à ALLAH ﷻ.

Il fait un constat : « Le mal m’a touché. » 

Il reconnaît : j’ai mal, j’ai une douleur, j’ai perdu ma peau saine, j’ai perdu mon argent, j’ai perdu mes enfants, j’ai perdu le soutien de mon peuple. Le mal m’a touché.

Mais regarde bien sa façon de le formuler. En effet, il ne dit pas : 

  • “Tu m’as fait ça”, 
  • “Tu m’as retiré mes enfants”, 
  • “Tu m’as rendu malade”, 
  • “Tu m’as pris mes biens”. 

Il ne s’adresse pas à ALLAH ﷻ sur ce ton-là. Il parle à la forme passive : 

“J’ai été touché.”

Le mal m’a touché, c’est tout.

Et ensuite, il enchaîne avec la deuxième partie : 

« Et Tu es Ar-Rahman ar-Rahimin. » 

Tu es le plus miséricordieux des miséricordieux.

L’invocation de Ayyoub :
à la fois simple et immense

Cette parole est une très belle du‘a. 

Personnellement, c’est une du‘a que je prononce quand j’ai très mal, quand je traverse ces moments où tu as l’impression que rien ne va. 

Tu sors d’une difficulté, tu essaies de te consoler avec autre chose, et là aussi, ça ne va pas. On dirait que les paramètres de ta vie se sont donné le mot pour dire : “Celle-là, on va la mettre à terre.”

Dans ces moments-là, cette du‘a fait énormément de bien.

On pourrait se dire : ce n’est même pas une du‘a au sens classique, où l’on dit : 

“ALLAH, donne-moi ceci, donne-moi cela.” 

Et pourtant, c’est une du‘a. C’est une forme de du‘a que j’aime énormément.

► Tu dis ce que tu ressens,
► Tu dis ce que tu sais d’ALLAH ﷻ par rapport à ce que tu ressens.
► Tu dis ce que tu vis, et tu dis ce que tu espères de Lui.

Ayyoub عليه السلام dit ce qu’il ressent : « Le mal m’a touché. » Et il dit ce qu’il sait d’ALLAH ﷻ : « Tu es le plus miséricordieux des miséricordieux. »

Il n’a pas seulement dit “Tu es miséricordieux.” 

Il a dit :

“Tu es le plus miséricordieux des miséricordieux.”

Puis il s’arrête là. Et j’aime beaucoup cette façon de s’arrêter. Ça montre qu’il fait confiance à ALLAH ﷻ. 

Comme s’il disait :

 “ALLAH, je m’exprime. Tu sais ce que je veux dire. Tu sais ce dont j’ai besoin. Et moi, je sais ceci de Toi : Ta rahma.

En gros : “J’ai mal, j’ai besoin, et je compte sur Ta miséricorde.”

Les trois points de suspension, c’est ALLAH ﷻ qui les remplit.

Les invocations des prophètes :
un trésor pour nos épreuves

Tu as d’autres formes de du‘a, comme celle de Moussa عليه السلام lorsqu’il dit : 

« Rabbî, j’ai grand besoin du bien que Tu feras descendre vers moi. » 

En résumé : “Tout le bien que Tu avais préparé pour moi, j’en ai besoin.”

Tu as la du‘a de Yunus عليه السلام dans le ventre de la baleine : 

« La ilaha illa Ant, subhanak, inni kuntu minaz-zalimin. » 

Pas de divinité en droit d’être adorée en dehors de Toi, ALLAH. Gloire à Toi. J’ai été parmi les injustes.

C’est une immense du‘a. 

Le Prophète ﷺ a dit que, lorsqu’un serviteur invoque ALLAH ﷻ avec cette parole, ALLAH ﷻ lui résout son affaire.

Si on compile les du‘a des prophètes, on a de quoi faire. On a de vraies pépites. Et la du‘a d’Ayyoub عليه السلام en fait partie.

Il faut donc la mémoriser, parce qu’elle peut beaucoup aider. Si ALLAH ﷻ a répondu à son prophète avec cette du‘a, s’Il lui a tout redonné après, et même davantage que ce qu’il avait avant, on peut se dire que c’est une formule gagnante, une clé à garder sous la main pour nos propres tempêtes.

La patience du prophète Ayyoub

Donc, comme je disais, il n’a pas nié la souffrance. Il a préféré confier sa souffrance à ALLAH ﷻ. Et il a appelé ALLAH ﷻ par ce qu’il espérait le plus de Lui : Sa rahma.

Il n’a pas dit : 

“Pourquoi moi ? Pourquoi maintenant ? C’est la honte.” 

Non. Il a dit, en résumé : “Moi, j’ai mal. Et Toi, Tu es le plus miséricordieux.” 

C’est tout. J’ai mal, et Tu es le plus miséricordieux.

Alors, forcément, on en vient à se demander : c’est quoi, le vrai sens de la patience ?

La patience d’Ayyoub عليه السلام, ce n’est pas celle du mutisme. On peut “patienter” en se disant : “Je reste dans mon coin, je ne bouge pas, je laisse passer.” 

Je pense à une expression en wolof, qu’utilisent certaines de mes compatriotes sénégalaises : “Japp sama ndiambour.
En gros : je reste sage, je reste dans mon coin, je ne fais rien, je laisse couler. 

Ça, c’est subir.

Ayyoub عليه السلام n’a pas fait ça. Il n’est pas resté dans le mutisme car ce n’est pas du sabr, ça.

La patience, chez lui, c’est la patience du cœur, qui continue de rester pur. 

C’est un cœur qui ne se salit pas, même quand tout autour est brisé.

Le portrait qu’ALLAH ﷻ fait de Ayyoub dans le Coran

Dans le Coran, ALLAH ﷻ lui rend hommage dans un autre passage, dans la sourate Sad, que j’apprécie énormément, quand Il dit, au verset 44, dans le sens :

إِنَّا وَجَدْنَـٰهُ صَابِرًۭا ۚ نِّعْمَ ٱلْعَبْدُ ۖ إِنَّهُۥٓ أَوَّابٌۭ(…)

“(…)Nous l’avons certes trouvé endurant.
Quel excellent serviteur.
Il revenait sans cesse vers Nous.”

Dans cette ayah, il y a trois mots qui suffisent à décrire son excellence.

  1. ALLAH ﷻ dit d’abord : 

وَجَدْنَـٰهُ صَابِرًۭا

inna wajadnahu sabiran

Nous l’avons trouvé patient. 

► Sabir, mais pas passif. C’est un patient en mouvement.

  1. Ensuite Il dit 

نِّعْمَ ٱلْعَبْدُ:

 ni‘mal ‘abd 

quel excellent serviteur ! 

►C’est une exclamation. 

►“Excellent serviteur”, alors même qu’il est dans l’épreuve. Sa foi n’a jamais fléchi.

  1. Et ensuite :

إِنَّهُۥٓ أَوَّابٌۭ

 innahu awwab

 il revenait sans cesse vers Nous. 

► Awwab, c’est celui qui revient, qui revient encore.
► Ça te fait penser à tawba, le retour vers ALLAH ﷻ. Il revenait vers ALLAH ﷻ dans l’épreuve, mais aussi dans l’aisance : ce n’est pas seulement l’homme de la du‘a quand tout va mal.

Il revenait vers ALLAH ﷻ, pas vers la plainte. 

Il ne se disait pas : “Je vais faire le tour de tout le monde, me plaindre, m’expliquer avec tous ceux qui m’ont mis à l’écart, leur dire comment on traite un prophète.” Non.

Et il y a autre chose de très beau : il n’a pas déversé sa colère, sa frustration ou sa peine sur son épouse. Ça aussi, c’est important.

La résilience d’Ayyoub عليه السلام, c’est l’art de tenir debout à l’intérieur quand plus rien ne tient à l’extérieur. Parce que physiquement, il n’était même plus capable de “tenir debout”. Mais intérieurement, il tenait quand même. Quand tout s’effondre dehors, il reste droit dedans.

La foi transforme l’épreuve en dialogue, en conversation avec ALLAH ﷻ. Quand une épreuve devient une rupture entre toi et ALLAH ﷻ, c’est que la foi n’était pas vraiment dans l’histoire. 

C’est une belle jauge pour nous. 

Qu’ALLAH ﷻ nous facilite.

La guérison de Ayyoub عليه السلام

Les prophètes patientent, et quand vraiment ils arrivent à un point où ils ne peuvent plus, ils ont cette possibilité d’appeler ALLAH ﷻ pour demander la délivrance. Pour certains prophètes, c’est à ce moment-là que les châtiments descendent sur leur peuple, quand on a atteint un point de non-retour.

Pour Ayyoub عليه السلام, ALLAH ﷻ finit par mettre un terme à son épreuve. 

La guérison arrive enfin, après de longues années d’épreuves. 

Et qu’est-ce qu’Il lui dit ? Toujours dans la sourate Sad :

ٱرْكُضْ بِرِجْلِكَ ۖ هَـٰذَا مُغْتَسَلٌۢ بَارِدٌۭ وَشَرَابٌۭ

“Frappe la terre de ton pied.
Voici une eau fraîche pour te laver et boire.”

C’est magnifique. Regarde la douceur d’ALLAH ﷻ ici. Il ne lui envoie pas un ange avec un grand discours. Il ne fait pas un miracle “spectaculaire” de notre point de vue. Il lui demande juste un geste : frappe le sol avec ton pied.

Donc, même pour la guérison, il lui demande encore un effort, un geste. On parle pourtant de quelqu’un de malade, affaibli.

Ça fait beaucoup penser à notre mère Maryam عليها السلام, la mère de ‘Issa عليه السلام. Elle est dans les douleurs de l’accouchement, épuisée, préoccupée par ce que son peuple va dire. Elle dit même qu’elle aurait préféré être morte avant tout cela, tellement c’est difficile. 

Et ALLAH ﷻ lui dit de secouer le tronc d’un palmier.

C’est le même principe pour Ayyoub عليه السلام : on doit rester constamment acteur dans notre relation avec ALLAH ﷻ. 

ALLAH ﷻ nous dit, en quelque sorte : “Fais un pas, et Moi Je règle le reste. Mais fais. Reste en mouvement.”

Tu es un être humain qui marche vers sa mort : tu dois rester en mouvement. Dès que tu t’arrêtes, ça ne va plus.

Un dernier geste…

ALLAH ﷻ demande donc à Ayyoub عليه السلام : un pied qui frappe la terre, alors qu’il n’a presque plus de force. 

Certains récits rapportent que sa maladie cutanée rongeait tellement la peau qu’on apercevait même les os. Les gens ne pouvaient pas le regarder, tellement c’était difficile à voir. Il n’avait presque plus rien physiquement.

Qui, dans cet état, va trouver la force de frapper le sol ? Et pourtant, ALLAH ﷻ lui dit : “Frappe.” 

Un dernier geste. 

Et la guérison arrive en même temps que l’eau.

Parce que la guérison ne dépend pas de la force ici. Elle dépend de la confiance en ALLAH ﷻ. Celui qui t’a mené jusqu’ici, qui a fait jaillir une source d’eau, t’a dit : “Cette eau-là va te guérir.”

Ayyoub عليه السلام boit de cette eau : il est guéri de l’intérieur, de tout ce qui touchait l’interne. 

Il se lave avec cette eau : sa peau redevient saine. Il rajeunit même. Il redevient tellement plus jeune, plus beau, qu’on dirait un jeune homme, alors qu’avec les années, il aurait “dû” vieillir.

Son épouse était sortie au moment où ALLAH ﷻ lui a donné cet ordre. Quand elle revient, elle voit ce jeune homme et lui demande : 

“Qui es-tu ?” 

Il lui répond, dans le sens : 

“Tu ne me reconnais pas ?” 

Elle dit non. Et là, elle comprend que c’est son mari.

Allahu Akbar.

Et elle aussi, avec tout ce qu’elle a traversé, sa jeunesse, sa santé, sa fatigue, bénéficie du même traitement qu’Ayyoub عليه السلام. 

Elle aussi est replacée, relevée, honorée, comme si ALLAH ﷻ leur disait à tous les deux : 

“Je vous ai vus. Je vous ai entendus. Et Je récompense une patience qui n’a jamais cessé de revenir vers Moi.”

Une double récompense

Voilà donc deux personnes qui sont récompensées : 

  • La richesse est revenue, 
  • ils ont de nouveau eu des enfants. 
  • Tout est revenu “en ordre”

Mais tout cela a duré des années. Ce n’était pas une parenthèse courte : c’était long, très long.

Cependant, la vraie guérison avait déjà commencé bien avant : la guérison du cœur, la guérison de la certitude qu’ALLAH ﷻ est là.

Au moment où ALLAH ﷻ dit de lui « Quel excellent serviteur », c’est déjà là. 

S’il avait été mauvais dans l’aisance, et soudain, seulement dans la difficulté, il se serait mis à invoquer, ALLAH ﷻ n’aurait pas parlé de lui ainsi. ALLAH ﷻ est en train de dire qu’il a été exemplaire du début à la fin, dans toutes les phases.

C’est pour ça qu’il a “réussi” son épreuve.

L’aisance et le manque : deux épreuves liées

Ce récit suffit à nous dire que des épreuves, on va en avoir. 

On pourrait entendre l’histoire du Prophète Ayyoub عليه السلام et se dire : 

“Moi, j’aimerais surtout ne pas être éprouvée… Je veux bien rester dans l’aisance, ça ira.” 

Mais en réalité, tu seras bonne dans l’aisance quand tu auras été entraînée par l’épreuve de ne pas avoir. 

Et tu seras bonne dans l’épreuve du manque si tu t’es entraînée dans l’aisance.

Parce que parfois, être dans l’aisance après avoir connu la difficulté, ce n’est pas évident. 

Des personnes qui ont toujours vécu dans la pauvreté, le jour où elles entrent dans l’aisance, leur comportement dans la pauvreté disait déjà beaucoup sur la suite. Il y a aussi des gens qui sont dans la difficulté, mais qui ont un comportement exécrable. On finit presque par ne plus avoir de compassion pour eux tant leur attitude est dure.

Les deux sont liés. ALLAH ﷻ montre que : 

► L’abondance est une épreuve,

► Le manque est une épreuve. 

→ Choisis comment tu te comportes pendant l’épreuve, tout simplement.

La résilience commence par la gratitude

C’est une grande leçon pour nous. Ce que j’aimerais vraiment que tu retiennes, c’est que la résilience, c’est d’abord la gratitude. Ce n’est pas seulement la patience quand ça ne va pas.

Avant d’être patiente dans la perte, il faut que tu sois reconnaissante dans le don, quand ALLAH ﷻ te donne. Ayyoub عليه السلام l’était déjà. Il était reconnaissant dans l’aisance. L’épreuve n’a fait que révéler ce qu’il portait déjà en lui.

Il faut retenir aussi que le détachement prépare la résistance dans la douleur. Comme on l’a dit au début : il possédait les choses sans être possédé par elles. 

Ceux qui ne dépendent pas de ce qu’ils ont ne sont pas détruits quand ils le perdent.

La douleur n’est pas un manque de foi

Ensuite, se dire que la douleur n’est pas un manque de foi. 

ALLAH ﷻ a assigné cette douleur à un prophète. 

Ce serait le comble de dire : “Ce n’est pas quelqu’un de bien.” 

Il faut sortir de ce schéma : “J’ai une difficulté, le mal m’a touchée, donc je suis punie, je ne suis pas quelqu’un de bien, ALLAH ne m’aime pas, etc.” Ce n’est pas lié comme ça.

Le prophète Ayyoub عليه السلام s’est plaint auprès d’ALLAH ﷻ. 

Est-ce qu’on peut même appeler ça “plainte”, au sens où nous, on l’entend ? 

► ALLAH ﷻ ne l’a pas blâmé pour ce constat. Il a répondu à son appel avec cette eau salvatrice.

L’épreuve n’est pas une punition. L’épreuve, je la vois comme une conversation continue avec ALLAH ﷻ. C’est parfois le moment où l’on est le plus proche de Lui.

Chaque douleur est un message d’ALLAH ﷻ pour réveiller et révéler quelque chose à l’intérieur de toi. Elle révèle quelque chose de toi, et elle réveille quelque chose en toi. Et si tu tiens le coup, c’est le signe qu’ALLAH ﷻ continue de te valoriser, de t’estimer, de te choisir. Parce que tu arrives à supporter l’épreuve et à voir un bien à l’intérieur de cette épreuve. Tu arrives à en tirer des leçons. 

Aimer ALLAH ﷻ même quand on ne comprend pas l’épreuve

► La résilience, c’est continuer d’aimer ALLAH ﷻ dans la difficulté. Parce que c’est facile de L’aimer quand tout va bien.

► C’est aimer ALLAH ﷻ même quand tu ne comprends pas Ses plans. 

► C’est aimer les autres aussi, même quand ils s’éloignent. Quand je dis “les autres”, c’est aimer l’humanité au sens large, ne pas perdre d’amour pour l’humanité parce que quelques personnes se sont éloignées de toi.

Si certaines personnes se sont éloignées, ALLAH ﷻ en a laissé d’autres près de toi. Dans le cas de Ayyoub عليه السلام , il avait son épouse.

► C’est aussi aimer la vie, même quand elle devient rude. Ce n’est pas un mal d’aimer vivre. Il faut aimer vivre, même quand c’est difficile. 

C’est ça, l’ihsan fi sabr : l’excellence dans la patience, l’excellence dans la résilience.

Revenir meilleur qu’avant

Après vient une phase de renaissance pour Ayyoub عليه السلام. 

Il est guéri, mais il ne revient pas à sa vie d’avant “exactement comme avant”.

Ayyoub revient à une nouvelle vie, fondée sur une connaissance plus profonde d’ALLAH ﷻ.

Il connaît mieux son Rabb maintenant car Il l’a connu aussi dans le moment où il n’avait plus rien, pas seulement dans les moments où il avait tout.

Quand tu as tout et que tu connais ALLAH ﷻ, que tu apprends Ses noms, que tu pries, que tu lis le Coran, tu peux dire que tu Le connais. 

Mais il y a une facette que tu ne connais pas tant que tu n’as pas galéré. Il faut traverser le manque pour voir comment ALLAH ﷻ se comporte avec toi quand ça ne va pas. 

Et là, tu vois que le “service” est encore plus présent quand ça ne va pas.

► Sa richesse, Ayyoub عليه السلام ne la voit plus seulement comme un confort, mais comme un outil de reconnaissance supplémentaire, encore plus qu’avant. Ses enfants ne sont plus seulement sa fierté, sa lignée : ce sont des cadeaux qu’il va mettre au service d’ALLAH ﷻ.

► Sa santé ne sera plus jamais une évidence. Même s’il était déjà reconnaissant, désormais, sa santé est une preuve vivante de la rahma d’ALLAH ﷻ. Chaque fois qu’il regardera sa peau, il se rappellera cette eau. Il n’oubliera pas.

C’est ça, la résilience spirituelle : ne pas revenir “comme avant” après l’épreuve, mais revenir meilleure qu’avant.

Ce qu’il faut retenir de l’histoire d’Ayyoub dans le Coran

Ayyoub عليه السلام est le modèle de ceux qui ne laissent pas leurs douleurs définir qui ils sont, ni définir leur foi. C’est celui qui, même dans le pire, a su dire : “

J’ai mal, je ne comprends pas, mais je sais que Tu es Ar-Rahman ar-Rahimin.”

ALLAH ﷻ lui a répondu, non pas parce qu’il se plaignait dans le sens négatif, ni parce qu’il était une personne quelconque, ni parce qu’il n’était pas reconnaissant. Il lui a répondu parce qu’il n’a jamais cessé d’appeler ALLAH ﷻ malgré tout.

Rappelle-toi : la raison pour laquelle ALLAH ﷻ dit qu’il est un excellent serviteur, c’est qu’il revenait constamment vers Lui. C’est ça qu’ALLAH ﷻ définit comme l’excellence dans la servitude : revenir, encore et encore.

Malgré tout, il continuait de revenir vers ALLAH ﷻ. Malgré tout, il continuait d’appeler ALLAH ﷻ. Et il continuait sa mission.

→ Alors si tu traverses toi-même un moment difficile, une épreuve, une perte, un isolement, une maladie, du rejet, souviens-toi d’Ayyoub عليه السلام. Souviens-toi de lui et rappelle-toi cette phrase :

Ce que tu vis ne t’éloigne pas d’ALLAH ﷻ. C’est peut-être, et très probablement, Sa façon de te rapprocher de Lui.

Souviens-toi :

“Nous l’avons certes trouvé patient.
Quel excellent serviteur.
Il revenait sans cesse vers Nous.”

Je suis Oustedha Zaynab, et voilà plus de 10 ans que j’enseigne aux femmes le Coran. En effet, ce qui m’importe, au-delà de la mémorisation du Coran, c’est que mes sœurs vivent avec le Coran, que leur relation avec le Coran ne soit pas superficielle, mais bien chargée d’émotions. Tout cela, je le souhaite pour toi également, et je te le dis : c’est possible !

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