Al-Aqsa, une terre sacrée

Temps de lecture estimé : 13 min

Il n’y a pas un fragment de cette terre sainte qui n’ait été foulé par un prophète d’ALLAH ﷻ. Ses bordures sont bénies, son intérieur est béni et sacré, et son souvenir est intact dans notre Coran.
Parlons-en donc, pour que la bénédiction de cette terre reste intacte dans nos cœurs et pour que la Palestine vive toujours. 

Nous allons parler aujourd’hui d’un souvenir du Coran. Le souvenir d’une terre sainte et bénie : la Terre d’Al-Aqsa.

Sommaire

La ayah qui a motivé l’épisode du jour

سُبْحَانَ ٱلَّذِىٓ أَسْرَىٰ بِعَبْدِهِۦ لَيْلًۭا مِّنَ ٱلْمَسْجِدِ ٱلْحَرَامِ إِلَى ٱلْمَسْجِدِ ٱلْأَقْصَا ٱلَّذِى بَـٰرَكْنَا حَوْلَهُۥ لِنُرِيَهُۥ مِنْ ءَايَـٰتِنَآ ۚ إِنَّهُۥ هُوَ ٱلسَّمِيعُ ٱلْبَصِيرُ

« Gloire à Celui qui, de nuit, fit voyager Son serviteur de la mosquée al-Haram à la mosquée al-Aqsa, dont Nous avons béni les abords, afin de lui montrer certains de Nos signes. Certes, c’est Lui qui entend et qui voit clairement. »
 
(Sourate al-Isra, v.1)

J’ai choisi cette ayah comme moteur de l’épisode du jour car, en ces temps troubles qui durent depuis plus de soixante-dix ans, le retour à l’essentiel ne peut se faire sans revenir au souvenir de la sacralité de cette terre.

On ne peut pas raviver notre foi sans se rappeler pourquoi cette terre est si chère à nos cœurs, à nos vies, et ce, à jamais. C’est une étape nécessaire pour ne pas banaliser ce qu’ALLAH ﷻ a sanctifié.

Cette terre, le Prophète ﷺ l’a visitée dans la nuit, porté par al-Burâq. Avec Jibrîl عليه السلام, il a parcouru près de 1200 kilomètres, de La Mecque jusqu’à Jérusalem, lors du voyage nocturne. Ce voyage est relaté dans Sourate al-Isrâ’.

Al-Aqsa : terre des prophètes

Al-Aqsa, cette terre sainte, est la terre des prophètes d’ALLAH ﷻ : celle d’Ibrâhîm عليه السلام, d’Is’haq عليه السلام, de Moussa عليه السلام, de ʿIssa عليه السلام. C’est le berceau de la religion choisie par ALLAH ﷻ pour l’humanité jusqu’à la fin des temps : l’islam.

C’est précisément à Masjid al-Aqsa que le Prophète ﷺ est arrivé, et c’est là qu’il a prié devant tous les prophètes — ses frères, ceux qui l’avaient précédé. Quel honneur !

Al-Aqsa est également le point de départ du voyage céleste. De là, le Prophète ﷺ a entrepris la montée vers les sept cieux.

Les rencontres faites dans les cieux

Au premier ciel, il a rencontré notre père Adam عليه السلام, le père de toute l’humanité. Ils se sont échangé le salâm. Adam عليه السلام lui a réaffirmé sa foi en son message et l’a appelé « mon fils pur, le prophète pur ».

Prends quelques instants pour imaginer ce moment solennel : la joie du Prophète ﷺ de rencontrer le père de l’humanité, et la joie d’Adam عليه السلام de rencontrer le meilleur de ses descendants. 

Ce n’est pas pour rien, je pense, qu’ALLAH ﷻ a voulu que notre Prophète ﷺ rencontre son premier père, Adam عليه السلام, en premier, lors de cette ascension céleste.

C’est un choix profondément symbolique. Ce sont les parents qui nous donnent la vie, qui nous transmettent une force, une identité, une base. Ce que nous recevons de nos parents dans notre enfance, notre adolescence et même à l’âge adulte, forge la personne que nous devenons.

Je trouve cela magnifique et plein de sens que le Prophète ﷺ croise Adam عليه السلام avant de monter plus haut dans les cieux. 

Au deuxième ciel, il rencontre Yahyâ عليه السلام et ‘Issa عليه السلام, les deux cousins prophètes.
Au troisième ciel : Yusuf عليه السلام.
Au quatrième : Idrîs عليه السلام.
Au cinquième : Hârûn عليه السلام.
Au sixième : Moussa عليه السلام.
Et enfin, au septième ciel : Ibrâhîm عليه السلام.

Le cadeau de la prière

C’est également au cours de cette ascension que l’ordre de la salat a été révélé au Prophète ﷺ. C’est dans les cieux que cette connexion directe entre les croyants et ALLAH ﷻ a été instituée.

Ce voyage a commencé par la prière — à Masjid al-Aqsa — et il s’est achevé par la prière. En effet, le Prophète ﷺ est revenu de cette rencontre avec le commandement de la salât pour sa communauté.

Tu connais sûrement l’épisode avec Moussa عليه السلام : lorsque le Prophète ﷺ reçut l’ordre de cinquante prières quotidiennes, Moussa عليه السلام lui conseilla de retourner demander à son Seigneur de diminuer, car sa communauté n’en serait pas capable. Il fit plusieurs allers-retours, jusqu’à ce que le nombre de prières soit réduit à cinq. Et quand il ne restait plus que ces cinq prières, le Prophète ﷺ n’a pas osé retourner demander davantage de diminution.

Moussa عليه السلام connaissait très bien la nature humaine…

Ce qui me touche profondément, c’est la présence de la prière dans les deux volets du voyage du Prophète ﷺ :

  • Le voyage terrestre : de La Mecque à Jérusalem, qui se conclut par une prière à Al-Aqsa aux côtés des prophètes.
  • Le voyage céleste : d’Al-Aqsa aux cieux, qui se conclut par le don de la prière à la communauté musulmane.

La prière est ainsi le fil conducteur entre la Terre bénie et les cieux, entre les prophètes et nous. C’est une des meilleures choses que nous puissions offrir à nos frères et sœurs vivant aujourd’hui sur cette terre sainte : leur dédier une part de nos invocations, de nos prières, de notre temps avec ALLAH ﷻ.

La terre bénie, au cœur du Coran

Enfin, n’oublions pas qu’Al-Aqsa fut la première Qibla des musulmans.
C’est vers cette mosquée bénie que les premiers musulmans ont orienté leur salât, jusqu’à ce qu’ALLAH ﷻ ordonne le changement de direction vers la Kaaba à La Mecque.

Si tu parcours ton Coran, tu verras que les mentions, les souvenirs, les récits et les évocations concernent très souvent cette Terre bénie. Cette Terre sainte qui correspond aujourd’hui à la Palestine et à tout ce qu’elle abrite.

Le Coran est littéralement parsemé de rappels à cette Terre.

En parcourant moi-même le Coran, j’ai réalisé que de nombreux souhaits y ont été exaucés en lien direct avec cette Terre bénie.

Moussa عليه السلام et la Terre Sainte

Prenons l’exemple de Sourate al-Kahf, que nous étudions régulièrement ensemble.
Parmi les récits de la fin de cette sourate figure l’épisode bien connu du voyage de Moussa عليه السلام avec Al-Khidr, de qui il reçoit une science particulière.

Cet épisode se déroule à une période où Moussa عليه السلام et son peuple sont aux frontières de la Terre bénie, la Terre promise — l’actuelle Palestine.
Mais l’entrée leur est interdite, en raison de leurs péchés, de leurs mauvaises actions, et de leur comportement.

Moussa عليه السلام  n’a jamais pu pénétrer dans cette Terre sainte.
Il en a toujours eu le souhait, mais ce désir ne s’est jamais réalisé : il est mort sur ses bordures.

Ses derniers jours se sont écoulés aux frontières de cette Terre sacrée. Ainsi, il a adressé à ALLAH ﷻ une ultime demande. En effet, lorsqu’il a rencontré l’ange de la mort, il a d’abord refusé de rendre son âme. Puis, après avoir invoqué son Seigneur, il a demandé à être rapproché de la Terre sainte à une distance équivalente à un jet de pierre.

Abû Hurayra rapporte que le Prophète ﷺ a dit (en substance) :

« Si j’avais été là-bas, je vous aurais montré sa tombe : elle se trouve sur le bord du chemin, près de la Dune Rouge. »

Ainsi, Moussa عليه السلام est mort et enterré aux frontières de la Terre bénie, sans jamais y entrer. Et la Sourate al-Kahf s’achève sur un récit de Moussa عليه السلام… comme un écho.

Zakariya عليه السلام et la naissance d’un miracle à Al-Aqsa

Si tu regardes la sourate suivante, Sourate Maryam, elle commence avec le récit de Zakariya  عليه السلام, à l’intérieur de Masjid al-Aqsa.

C’est là qu’il invoque ALLAH ﷻ avec ferveur, pour obtenir une descendance pieuse. Il est alors âgé, sa femme est stérile et tout espoir semble perdu.

Cette invocation est née d’une scène précise. Zakariya  عليه السلام a vu Maryam عليها السلام, dont il avait la responsabilité éducative, recevoir des fruits hors saison.

Surpris, il lui demande :

« D’où te viennent ces fruits ? »

Et elle lui répond simplement :

« Cela vient d’ALLAH. »

À ce moment-là, Zakariya عليه السلام comprend. Il comprend que c’est ALLAH ﷻ qui pourvoit et qui donne, même quand tout semble impossible.

Il réalise que pour son propre désir d’enfant, il ne lui reste qu’à faire la même chose : se tourner vers son Seigneur, Celui pour qui rien n’est impossible.

C’est à l’intérieur même de Masjid al-Aqsa que Zakariya  عليه السلام a demandé à ALLAH ﷻ une descendance pieuse.

C’est là qu’il a formulé cette invocation, et c’est là qu’il a été exaucé : Yahyâ عليه السلام est né comme réponse à cette du‘â, au cœur de la Terre sainte.

Une terre foulée par les prophètes

Je trouve cela très beau. Moussa عليه السلام, qui n’a jamais pu entrer sur cette Terre bénie, a tout de même vu son invocation exaucée d’une certaine manière. Il avait demandé à être rapproché d’elle à une distance d’un jet de pierre. Puis, génération après génération, cette “pierre” a fini par franchir la frontière. Son peuple est entré sur la Terre promise, des prophètes s’y sont succédé. 

Il n’y a pas un fragment de la Terre sainte qui n’ait été foulé par les pas d’un prophète d’ALLAH ﷻ.

Maryam عليها السلام est née sur cette Terre, elle a grandi dans l’enceinte de Masjid al-Aqsa, où elle a été éduquée. Plus tard, c’est devant l’entrée même d’al-Aqsa qu’elle revient, portant son fils dans les bras, et c’est là qu’elle est accusée injustement.

C’est à cet endroit précis que ‘Issa  عليه السلام, encore au berceau, prend la parole pour défendre sa mère et proclame qu’il est un envoyé d’ALLAH ﷻ.

C’est là aussi qu’il a grandi, là qu’il a été élevé au ciel, et c’est sur cette Terre sainte qu’il redescendra à la fin des temps.

Un refuge pour Ibrahim عليه السلام et ses descendants

C’est également sur cette Terre qu’Ibrahim عليه السلام et son neveu Lut عليه السلام se sont réfugiés, quittant un peuple oppresseur qui les avait rejetés. Ibrâhîm عليه السلام repose d’ailleurs sur cette Terre bénie.

De nombreux prophètes y ont vécu : Soulayman عليه السلام, Dawud عليه السلام, Ya’qub عليه السلام, et Yusuf عليه السلام avant son départ pour l’Égypte.

L’histoire de Yusuf عليه السلام est d’ailleurs pleine d’ironie : il est entré en Égypte comme un enfant captif, réduit en servitude, et c’est finalement lui qui a sauvé l’Égypte grâce à la science qu’ALLAH lui a accordée.

Et pourtant, aujourd’hui, la frontière entre l’Égypte et la Palestine est presque infranchissable. L’Égypte, qui a bénéficié de l’aide d’un prophète, ne rend pas aujourd’hui ce bienfait comme cela a été fait par le passé.

On demande à ALLAH ﷻ de renverser cette situation, d’ouvrir les cœurs de la communauté vers cette Terre sainte, et de ranimer dans les cœurs l’amour d’al-Aqsa.

Al-Aqsa, une question de foi

Il y a énormément de ayat dans le Coran qui évoquent cette Terre bénie.
Al-Aqsa, c’est une partie vivante du Coran aujourd’hui, une question de foi avant tout.

Quand je pense à al-Aqsa, je repense à un hadith du Prophète ﷺ dans lequel il parle de ce peuple :

« Il restera un groupe de ma communauté établissant la justice et vainquant leurs ennemis. Ceux qui leur tiendront tête ne pourront leur nuire, sauf en les trahissant. Ils seront trahis jusqu’à ce que le commandement d’ALLAH arrive, et leur attitude demeurera inébranlable. »

Lorsqu’on lui demanda :

« Ô Messager d’ALLAH, où se trouve ce groupe ? »

Il répondit :

« À Jérusalem et dans les alentours de Jérusalem. »

Le Prophète ﷺ, à travers ses paroles, nous informe et nous décrit le peuple qui occupe aujourd’hui la Terre sainte.

Qu’est-ce que nous voyons de nos frères et sœurs aujourd’hui sur cette terre bénie ?
Ne voyons-nous pas des gens qui cherchent à établir la justice ?
Ne voyons-nous pas un peuple qui, malgré l’oppression, reste debout, courageux, et vainqueur dans sa dignité ?
N’est-ce pas un peuple qui a été trahi à maintes reprises ?
Un peuple auquel on tente de causer du tort en vain ?
Un peuple à la foi inébranlable, qui fait front vaillamment ?

Ce que nous voyons aujourd’hui, c’est l’application concrète, visible, des paroles du Prophète ﷺ. Cela se déroule sous nos yeux.

Notre responsabilité

Quand je pense à Al-Aqsa, je repense au peuple de Moussa عليه السلام, Banu Isrâ’îl, qui a été privé de cette terre pendant un long moment. Pourquoi ? À cause de leurs mauvaises actions, de leur orgueil et de leur entêtement.

C’est un rappel direct pour nous : ne devenons pas un peuple à qui ALLAH ﷻ retire Ses Terre sainte à cause de notre inaction, de notre indifférence ou de notre arrogance.

La Terre sainte n’est pas une question politique avant tout. C’est une question de foi.

J’aimerais qu’au Jour du Jugement dernier, nous puissions dire à ALLAH ﷻ :
Nous avons tout fait pour faire connaître au monde les injustices commises sur cette Terre sainte.
Nous avons tout fait pour transmettre au monde le souvenir que notre Coran nous en donne, et pour faire connaître le courage et la témérité de ses habitants.

J’aimerais qu’un jour, lorsque nous croiserons ces habitants — nos frères et sœurs — au Jour de la Résurrection ou au Paradis, nous puissions les regarder droit dans les yeux, la tête haute, et dire :

« Nous n’avons pas cédé à la propagande. Nous avons fait tout ce qui était en notre pouvoir pour que votre histoire ne s’éteigne jamais. »

Une métaphore simple

Quand on pense aux habitants de la Palestine aujourd’hui, leur situation pourrait se résumer ainsi :

Imagine une maison dont tu es propriétaire.
Un jour, quelqu’un entre sans ta permission et demande à occuper une pièce. Puis il en prend une autre, puis encore une autre… jusqu’à ce qu’il t’interdise d’accéder à ta propre maison.

Petit à petit, il t’enferme dans le cagibi, l’endroit le plus petit de la maison.
De là, tu n’as plus accès ni à l’eau, ni à la nourriture, ni aux commodités de ta propre demeure. Puis, souvent, on vient t’attaquer, te frapper, t’affamer.

Et si tu oses te plaindre ou appeler à l’aide par la fenêtre, on te répond avec mépris :

« Tu n’as pas honte ? Tu es chez moi ici ! »

C’est exactement ce qui se passe aujourd’hui.
Nous, à l’extérieur, nous sommes loin de cette Terre sainte, mais cela ne nous dédouane pas de notre lien avec elle.

Considère cette Terre sainte comme une partie de chez toi.
Peut-être pas ta résidence principale, mais comme une propriété précieuse que tu possèdes à distance. Tu apprends qu’un intrus s’est introduit, a occupé, et saccagé ce bien en ton absence.

De la même manière, aujourd’hui, cette Terre a été spoliée alors que nous en sommes loin. Cette Terre fait partie de notre héritage.

Al-Aqsa : une terre éloignée… mais qui nous appartient

De la même façon qu’un propriétaire peut être loin d’un bien qui lui appartient, nous sommes aujourd’hui loin de la Terre sainte.

C’est d’ailleurs pour cela qu’on l’appelle al-Aqsa, « la plus éloignée » — éloignée de La Mecque et de Médine, les deux autres terres sacrées. Mais cette distance ne retire rien à sa sacralité, ni au lien qui nous unit à elle.

Considère cette Terre comme une propriété spirituelle qui t’appartient, qu’on t’a injustement saisie. La vraie question est alors :

Que ferais-tu dans ces conditions-là ?

Lorsqu’on entend ces récits, qu’on ravive ces souvenirs, la première réaction naturelle devrait être :

« Comment faire pour garder vivant ce souvenir dans nos cœurs ? »

Première action : les invocations et la prière de la nuit

Je ne peux m’empêcher de penser au tahajjud, la prière de la nuit — une habitude précieuse pour apaiser nos cœurs.

L’imâm al-Shâfi‘î رحمه الله disait que la prière de nuit est comme « une flèche qui ne rate pas sa cible ». Et je trouve cette image magnifique: 

  • le tahajjud se prie la nuit
  • Rasûlullâh ﷺ a voyagé de nuit vers al-Aqsa.

Alors que nos corps sont ici, nos invocations peuvent voyager chaque nuit, traverser les distances, et atteindre le cœur de nos frères et sœurs à l’autre bout du monde. De la même manière que le Prophète a fait ce voyage de nuit.

Chaque nuit, quelques minutes consacrées à cette intention suffisent.
Nos dou’as sont comme des flèches spirituelles qui ne manquent pas leur cible.

Deuxième action : nourrir le lien avec le Coran

Ce que je peux faire aussi, c’est nourrir et préserver mon amitié avec le Coran, pour ne jamais oublier la place de cette Terre sainte dans ma vie.

Parce que les lettres de notre Coran nous rappellent sans cesse leur préciosité.
La lecture quotidienne, l’écoute, la méditation des passages qui en parlent… tout cela entretient le souvenir vivant d’al-Aqsa dans nos cœurs.

Troisième action : transmettre et propager le souvenir

Autre action simple mais puissante : apprendre son histoire, la raconter, la transmettre.
En famille, dans notre entourage, sur les réseaux, dans notre communauté — chaque conversation compte.

Raviver ce souvenir, c’est refuser qu’il s’éteigne. C’est propager la mémoire d’al-Aqsa comme on propage une lumière.

Quatrième action : soigner nos cœurs et nos habitudes

Soigner notre lien avec cette Terre, c’est aussi soigner notre cœur — dans nos manières, nos habitudes, y compris notre consommation.

Le boycott est une arme puissante.
Je me dis souvent :

« L’oppresseur prive mes frères et sœurs de la paix la plus élémentaire… alors je peux le priver, moi, de ce qui lui permet de les oppresser : l’argent et le pouvoir. »

C’est une action concrète, possible sans se déplacer. Elle commence chez soi. On n’a même pas besoin de voyager pour ça. 

Cinquième action : garder une bonne opinion d’ALLAH ﷻ

Enfin, soigner notre cœur, c’est aussi soigner notre opinion d’ALLAH ﷻ.

ALLAH ﷻ n’est pas inattentif à ce qui se passe dans le monde. Il y a un Jour du Jugement pour cette raison : pour que les coupables soient jugés et que justice soit rendue.

Ne laissons pas les épreuves nous faire croire qu’ALLAH ﷻ « laisse faire ».Il ne laisse pas des enfants se faire tuer. Il sait parfaitement ce qu’Il fait.

Ainsi, soigner son opinion d’ALLAH ﷻ est très important.

Sixième action : continuer à chercher les moyens comme Dhul Qarnayn

Une autre chose qu’on peut faire aussi, c’est comme Dhul Qarnayn, dans l’épisode précédent, nous l’a appris :

Ne pas cesser de chercher les sabab (les moyens).

On doit continuer à chercher des moyens, à les utiliser pour la justice et pour le bien, comme Dhul Qarnayn le faisait.

Avant de te laisser…

Je tiens vraiment à déposer cet épisode comme un soutien indéfectible à notre Terre sainte et à ses habitants.

Pas seulement pour aujourd’hui, ni seulement dans des temps de crise comme celui où j’enregistre cet épisode, mais pour que dans un an, dans dix ans ou dans cent ans, l’amour naturel que nous devons porter à cette Terre ne s’éteigne jamais.
Que l’amour pour Jérusalem et ses alentours reste vivant dans nos cœurs, intact et inépuisable.

Je termine avec une petite douceur.
Dernièrement, je parlais de la Palestine, d’Al-Aqsa, de la Terre bénie, à mes enfants.
Et mon fils m’a dit qu’il avait fait une dou’a à ALLAH :

« Yâ ALLAH, je ne peux pas prendre dans mes bras mes frères et sœurs en Palestine, surtout les enfants de mon âge.
Je ne peux pas les consoler comme je le ferais ici, avec un gros câlin.
Alors Yâ ALLAH, envoie-leur de ma part mon soutien, et fais qu’ils le ressentent dans leur cœur, comme si je les prenais dans mes bras. »

J’ai trouvé ça très beau. Très doux.
Et ça m’a fait un énorme rappel. Ses mots m’ont rappelé que les dou’as sont comme des étreintes qu’on envoie à nos frères et sœurs palestiniens.

Ce n’est pas “juste une terre” dont on parle. Ce n’est pas une question d’État, ni seulement de politique.

C’est une terre sacrée, aussi chère à nos cœurs que n’importe quelle autre terre bénie de notre histoire.

Je demande à ALLAH ﷻ de donner justice à l’opprimé et de juger sévèrement l’oppresseur.
Je demande à ALLAH ﷻ de ne jamais nous lasser de faire durer et vivre le souvenir de la sacralité de cette Terre sainte.
 

Amîn, Yâ Rabb al-‘Âlamîn.

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