Donner pour ALLAH ﷻ… Vraiment ?

Temps de lecture estimé : 13 min

Cet article interroge la sincérité de l’intention lorsqu’on donne — en particulier une sadaqa. Il soulève une question fréquente : comment savoir si l’on donne réellement pour ALLAH ﷻ, et non par simple bonté personnelle ou empathie naturelle ?

Il invite à réfléchir à ce que signifie véritablement « donner pour ALLAH ﷻ », car beaucoup ne savent pas définir clairement cette notion alors qu’elle est essentielle.

Sommaire

Aujourd’hui, je voudrais qu’on se concentre sur une question que j’entends souvent, que tu as certainement déjà entendue, et que tu t’es certainement déjà posée : 

Quand je donne quelque chose, notamment une sadaqa, comment être sûre que je donne pour ALLAH ﷻ ?

Comment être certaine que c’est réellement pour ALLAH ﷻ et pas simplement parce que je suis une bonne personne ?

On peut se demander si, finalement, ce que l’on fait vient uniquement de notre bonté, de notre empathie, de notre nature altruiste. Dans ce cas, est-ce que cela compte comme une action faite pour ALLAH ﷻ ? Est-ce que le simple fait d’agir avec une qualité qu’ALLAH ﷻ nous a donnée suffit à considérer que l’action est faite pour Lui ?

Il faut vraiment se demander ce que signifie exactement « donner pour ALLAH ﷻ ». Beaucoup de gens ne savent pas comment répondre à cette question, alors qu’en réalité, c’est une très belle réflexion.

Donner pour ALLAH ﷻ : les questions que l’on se pose

► Comment savoir si je donne pour ALLAH ﷻ ?

► Comment faire pour donner pour ALLAH ﷻ ?

► Si nos actions sont en accord avec nos valeurs, comme l’empathie ou l’altruisme naturel, est-ce que cela peut être récompensé par ALLAH ﷻ ?

► Est-ce que c’est récompensé uniquement si, avant de donner, je me dis à moi-même ou à la personne en face : « je te donne cela pour ALLAH ﷻ » ?

► Est-ce qu’il faut, à chaque don, prendre un moment de méditation intérieure pour préciser cette intention ?

►Et si on ne l’a pas formulée expressément, intérieurement ou à voix haute, est-ce que cela n’est pas récompensé ?

Subhanallah, on se rend compte que toute la réponse se trouve dans une ayah que j’aime énormément. ALLAH ﷻ dit :

وَيُطْعِمُونَ ٱلطَّعَامَ عَلَىٰ حُبِّهِۦ مِسْكِينًۭا وَيَتِيمًۭا وَأَسِيرًا
إِنَّمَا نُطْعِمُكُمْ لِوَجْهِ ٱللَّهِ لَا نُرِيدُ مِنكُمْ جَزَآءًۭ وَلَا شُكُورًا
 

« Et ils donnent la nourriture, malgré leur amour pour elle, aux pauvres, à l’orphelin et aux captifs en disant : “C’est pour le visage d’ALLAH que nous vous nourrissons. Nous ne voulons de vous ni récompense ni gratitude.” »

(Sourate al-Insân, ayat 8 et 9)

C’est très beau de voir que ces deux ayat viennent d’une sourate qui parle de l’humain, l’Homme : al-Insân. 

Les trois dimensions du don

Cette ayah est unique. En observant ses fragments, on voit qu’elle répond à trois questions importantes concernant la sadaqa :

  • pourquoi tu donnes,
  • comment tu donnes,
  • à qui tu donnes.

En quelques mots seulement, ALLAH ﷻ englobe des sens très forts qui peuvent changer complètement notre manière de donner et de rendre service, même si, au quotidien, nous servons déjà les autres : nos enfants, nos élèves, nos clients, etc.

Deux sens possibles 

Lorsque la ayah dit : 

وَيُطْعِمُونَ ٱلطَّعَامَ عَلَىٰ حُبِّهِ

« wayu ta‘imûna ta‘âma ‘alâ hubbihi »

on voit le mot « بِّهِ – bihi ». Ici, deux sens sont possibles, et les savants ont expliqué les deux :

  • donner par amour pour Lui (ALLAH ﷻ)
  • donner malgré l’amour que l’on a pour ce que l’on donne

Dans le premier cas, le pronom هِ « hi » renvoie à ALLAH ﷻ : ils donnent par amour pour Lui. Dans le second, « hi » renvoie à la nourriture : ils donnent malgré l’amour qu’ils portent à ce qu’ils offrent. Les deux sens sont valables et reconnus.

Des sens complémentaires

Il s’agit d’une divergence complémentaire, et non opposée. Les deux sens vont ensemble. 

► Certains savants expliquent que donner ce que l’on aime signifie donner par amour pour ALLAH ﷻ. L’un enrichit même l’autre.

Ce phénomène est courant dans le Coran : un même mot peut porter plusieurs significations qui ne se contredisent jamais, au contraire. C’est un trésor du Coran.

► Selon certains savants, ils nourrissent par amour pour ALLAH ﷻ. Leur amour accompagne le don, comme s’ils embellissaient la sadaqa parce qu’ils savent qu’elle est pour ALLAH ﷻ.

► D’autres expliquent qu’ils donnent quelque chose qu’ils aiment eux-mêmes et qu’ils auraient aimé garder, et c’est précisément cela qu’ils offrent.

Cela touche à une crise que l’on rencontre aujourd’hui dans notre manière de comprendre la sadaqa, la charité, la philanthropie dans notre génération.

Donner pour ALLAH ﷻ… ou se débarrasser ?

Ce que l’on voit aujourd’hui, c’est que, dans la plupart des cas, les gens donnent l’aumône non pas parce qu’ils aiment profondément la charité, ni parce qu’ils aiment réellement les personnes à qui ils donnent, mais parce qu’ils n’ont plus d’utilité pour ce qu’ils offrent. Ils se débarrassent plutôt qu’ils ne donnent.

Ils cherchent une manière « noble » ou acceptable de se séparer de ce dont ils n’ont plus envie ou besoin. Cela reste pratique pour eux, puisque cela leur permet de vider ce qui les encombre tout en donnant l’impression d’avoir fait un acte de générosité.

La subtilité de la sadaqa

La sadaqa n’est pas seulement donner de l’argent ou de la nourriture. C’est offrir un service, une présence, une écoute. Pourtant, dans la majorité des cas, elle n’est pas motivée par une réelle volonté de résoudre un problème d’inégalité économique ou de réduire les disparités.

L’inégalité économique existe depuis toujours dans l’histoire de l’humanité. Il y a toujours eu des personnes très riches, d’autres très pauvres, et une classe moyenne intermédiaire. Dans de nombreux pays, on observe soit une grande pauvreté, soit une grande richesse.

Lorsque les gens dépensent, donnent-ils ce qu’ils aiment à ceux qu’ils aiment ? Ou donnent-ils simplement ce dont ils n’ont plus besoin à des personnes qu’ils ne cherchent pas à connaître ni à servir réellement ?

C’est là la question essentielle.

Donner pour ALLAH ﷻ : un enseignement du Prophète ﷺ

Le Prophète ﷺ a parlé de cela, c’est un hadith rapporté par Abû Hurayra.

Un homme est allé voir le Prophète ﷺ et lui a demandé :
« Ô Messager d’ALLAH, quelle est l’aumône qui permet d’obtenir la plus grande récompense ? » 
Le Prophète ﷺ a répondu :
« C’est celle que tu donnes alors que tu es en bonne santé, alors que tu as besoin de l’argent, alors que tu crains la pauvreté et espères la richesse. »
Le hadith continue : « Et ne retarde pas les choses jusqu’au moment de l’agonie, où tu diras : je donne cela pour untel et cela pour untel, alors que l’argent appartient déjà aux héritiers. »

Hadith rapporté par al-Bukhârî et Muslim.

Il répond ainsi à la question posée en mentionnant quatre éléments.

Donner de son vivant

La meilleure forme de charité est celle que tu donnes alors que tu es en bonne santé. Beaucoup de personnes, lorsque la mort approche, cherchent à léguer la totalité de leurs biens en sadaqa, pensant que cela leur profitera auprès d’ALLAH ﷻ.

Pourtant, cela prive les enfants d’une richesse qui leur revient, et cela n’est pas juste. Au moment de la mort, la donation prend le même jugement que le testament : il n’est pas permis de donner plus du tiers de ses biens.

L’aumône donnée à l’agonie entre dans le cadre de l’héritage. Ce n’est plus une donation de son vivant. Elle n’a donc pas le même statut.

Le Prophète ﷺ nous demande de donner alors que nous sommes en bonne santé, capables de bénéficier encore de nos biens. La nuance est là : donner quelque chose dont tu peux encore profiter toi-même.

Donner malgré le besoin

► La deuxième condition mentionnée est de donner alors que tu ressens encore un besoin d’argent. Lorsque l’on a besoin de quelque chose, il devient difficile de s’en séparer. C’est à ce moment-là que l’on peut ressentir une forme de retenue.

Donner malgré le fait qu’on puisse encore en bénéficier

► La meilleure sadaqa est celle que tu donnes alors que tu pourrais encore en bénéficier, alors que tu es encore dans une position où tu peux gagner ta vie, et alors que tu nourris l’espoir de vivre encore longtemps.

En réalité, ton véritable but doit être de servir l’humanité. Lorsque tu espères encore vivre longtemps, que tu as des projets, des rêves, une carrière devant toi, et malgré cela tu donnes, c’est là que se trouve la véritable sadaqa.

Donner alors qu’on craint la pauvreté

► Le Prophète ﷺ a également mentionné la personne qui craint la pauvreté. Tu restes un être humain, et cette peur est naturelle. 

Lorsque ces quatre éléments sont réunis au moment où tu donnes, cela montre que tu offres avec le véritable sens de la sadaqa : donner pour ALLAH ﷻ, par amour pour Lui.

Tu préfères les autres à toi-même, malgré l’attachement personnel que tu as à ce que tu offres. C’est fort, et cela est confirmé tout au long du Coran et de la Sunna.

Dépenser pour ALLAH ﷻ, c’est dépenser de ce que l’on aime

ALLAH ﷻ dit :

« Vous n’atteindrez la piété, la bonté véritable, que lorsque vous dépenserez de ce que vous aimez. »

Sourate Ali’Imran – Ayah 92 

C’est clair : tu ne peux atteindre la véritable bonté qu’en donnant ce que tu aimes.

Dans un autre passage, dans sourate al-Hashr, ayah 9,  ALLAH ﷻ dit :

« Ils préfèrent les autres à eux-mêmes, même s’ils sont eux-mêmes dans le besoin. »

Donner au-delà du surplus

Servir, c’est donner de son temps, de sa richesse, et pas uniquement ce qui dépasse. Ce n’est pas donner : 

  • ce qui ne change rien à ta vie, 
  • ce qui n’affecte pas tes finances, 
  • ce que tu n’aimes pas, 
  • ce que tu ne veux plus.

Aujourd’hui, on transmet souvent aux plus jeunes l’idée que l’aumône consiste à trier ce qu’on ne porte plus, à déposer un carton à la mosquée ou dans une association. 

Ce n’est pas un mal en soi, mais le problème est lorsque nos aumônes se limitent à cela, et que nous pensons avoir donné pour ALLAH ﷻ.

Les personnes qui reçoivent n’ont pas besoin de nos restes ni de nos déchets. Où est la Sunna dans cela ? Où est l’esprit du Prophète ﷺ ?

L’exemple de ‘Aïcha رضي الله عنها

Cela rappelle un hadith rapporté par Oumunâ ‘Aïcha رضي الله عنها. 

Le Prophète ﷺ avait apporté une brebis à la maison, certainement offerte, et elle l’a donnée entièrement en aumône, ne gardant que l’épaule, car elle savait que le Prophète ﷺ aimait particulièrement cette partie.

Lorsque le Prophète ﷺ est rentré et a demandé ce qu’il restait, elle a répondu : 

« Il ne reste que l’épaule. » 

Il a alors dit : 

« Tout est resté sauf son épaule. »

Dans une autre version : « Nous avons donné l’épaule et nous avons gardé tout le reste. »

Le sens est clair : ce qui reste auprès d’ALLAH ﷻ, ce qui est comptabilisé comme hassanat, c’est ce qui a été donné. Ce que nous gardons ne nous appartient pas réellement en termes de récompense.

Tout ce qui reste auprès d’ALLAH ﷻ est ce que nous avons donné. Tout ce que nous gardons n’a de valeur que dans ce monde et ne constitue pas une récompense durable. La récompense de l’au-delà est ce qui est éternel.

Donner ce que tu aimes à des personnes que tu choisis d’aimer en tant qu’êtres humains, sans qu’elles aient de droit particulier sur toi, c’est cela la véritable bonté.

Les catégories citées dans la ayah

La suite du verset mentionne trois catégories de personnes, et elles sont très intéressantes. ALLAH ﷻ parle de “nourrir”. Il ne mentionne pas le fait de donner des objets, mais de nourrir. La nourriture représente un repas complet, une sadaqa essentielle.

Le pauvre

Lorsque quelqu’un est pauvre, on pourrait penser que la priorité est de le sortir durablement de sa difficulté. Pourtant, la ayah parle de nourrir. Cela implique tout le monde : ceux qui ont la capacité d’aider durablement et ceux qui ne l’ont pas.

ALLAH ﷻ nous met dans une position d’humilité : seul Lui peut sortir quelqu’un de la pauvreté. Si tu n’as pas la capacité de rendre une personne autonome, tu peux au moins préserver sa dignité en lui offrant un vrai repas, le même que celui que tu pourrais manger toi-même.

L’orphelin

La deuxième catégorie évoquée est celle de l’orphelin. Linguistiquement, c’est quelqu’un qui n’a plus de père, ou dont le père n’est plus en mesure d’assurer ses besoins. L’enfant n’a plus accès à celui qui était censé le nourrir.

Pour l’orphelin, la priorité ne peut pas être de faire revenir son père. La manière de résoudre sa situation est de lui offrir une kafala : une prise en charge, une tutelle, un parrainage complet. De la même manière que le pauvre a besoin qu’on le sorte de la pauvreté, l’orphelin a besoin d’être pris en charge.

Si tu en es capable, la priorité est de l’accueillir et de le prendre sous ta responsabilité. Mais ALLAH ﷻ parle ici du commun des croyants. Si tu n’es pas en position de lui offrir cette kafala, tu dois au moins préserver sa dignité en le nourrissant avec ce que tu aimes, avec un repas que tu te servirais à toi-même. 

Même si tu n’es pas en mesure de prendre entièrement en charge sa vie, tu peux tout de même lui offrir une nourriture honorable.

Le prisonnier

La troisième catégorie mentionnée est celle des prisonniers. Il faut revenir au contexte de révélation du verset, considéré comme mecquois. À cette époque, les musulmans étaient capturés, persécutés, emprisonnés par leur tribu ou par leur famille. Certains esclaves qui avaient accepté l’islam étaient torturés.

Si l’on transpose aujourd’hui, cela correspondrait aux prisonniers politiques, emprisonnés simplement parce qu’ils appellent à la justice ou parce qu’ils sont musulmans.

La priorité serait de : 

  • libérer le prisonnier, 
  • racheter sa liberté, 
  • payer sa caution, 
  • le défendre. 

Mais tout le monde n’en a pas la capacité. ALLAH ﷻ dit alors : au moins, préserve sa dignité en le nourrissant.

Dans le contexte pré-islamique, les prisonniers n’étaient pas nourris. On les enchaînait, puis on les relâchait dans la rue à un moment de la journée pour mendier leur nourriture. Ils étaient laissés à eux-mêmes, affamés, humiliés.

Dans ce contexte, ALLAH ﷻ révèle ce verset. Il dit, en substance : lorsque ces prisonniers sortent mendier, positionne-toi pour préserver leur dignité en leur offrant une nourriture décente. Soulage-les de l’humiliation de devoir mendier.

C’est ce que faisait le Prophète ﷺ et les compagnons, et cette pratique a été abolie par l’islam.

La dignité comme fondement

À chaque fois, l’élément qui revient est la dignité : celle du pauvre, de l’orphelin, du prisonnier. Tu peux préserver la dignité de la personne ici et maintenant, avec ce que tu as, car presque tout le monde a de quoi offrir un repas décent.

C’est comme si tu disais : 

  • je ne peux pas faire disparaître ta pauvreté, mais je peux t’offrir un vrai repas comme celui que je mange. 
  • Je ne peux pas devenir ton tuteur, mais je peux t’accueillir à ma table. 
  • Je ne peux pas briser tes chaînes, mais je peux éviter que tu sois humilié en mendiant.

Si tu peux faire en sorte que le miskin ne soit plus miskin, que l’orphelin ne soit plus livré à lui-même, que le prisonnier ne soit plus prisonnier, ce serait excellent. 

Mais si tu n’en as pas la capacité, tu peux au moins soutenir ceux qui en souffrent et prendre soin des victimes du système.

► Tu ne peux pas dénoncer les inégalités économiques et la souffrance causée par la pauvreté tout en étant toi-même injuste ou avare. 

► Tu ne peux pas critiquer un système oppresseur si tu reproduis à ton échelle la même logique de mépris ou de méfiance.

ALLAH ﷻ t’invite à contester l’injustice de l’intérieur, en empêchant ton cœur de s’endurcir comme ceux qui nourrissent ce système. Tu dois agir à ton niveau, selon ta capacité, et ALLAH ﷻ a donné ce pouvoir à chacun d’entre nous.

Faire les choses pour ALLAH ﷻ, c’est aussi refuser d’être spectateur, même lorsque tu n’as pas le contrôle du système.

Donner pour ALLAHﷻ ou simplement être généreux ?

La question revient alors : 

► Lorsque je donne, est-ce que je donne pour ALLAH ﷻ ou simplement parce que je suis un être humain décent, pudique, bon, généreux ? 

► Ces deux intentions sont-elles contradictoires ou peuvent-elles coexister ?

Les savants, comme al-Hassan al-Basrî رحمه الله, disaient : 

« Ils aiment pour ALLAH ﷻ, et c’est pour cela qu’ils donnent. »

Rechercher l’agrément d’ALLAH ﷻ

Cela s’appuie sur la suite du verset : 

« Nous ne vous nourrissons que pour rechercher la face d’ALLAH. » 

ALLAH ﷻ explique ici Lui-même ce que signifie nourrir pour Lui : donner uniquement pour Son agrément.

Le verset s’explique par lui-même.

Donner sans attendre en retour

« Nous vous nourrissons seulement pour la face d’ALLAH. Nous ne voulons de vous ni rétribution ni remerciement. » 

Cette parole explique ce que signifie donner pour ALLAH ﷻ : ne rien attendre en retour, pas même un merci.

Aujourd’hui, beaucoup attendent une forme de retour ou de reconnaissance. Ici, ALLAH ﷻ nous apprend que donner pour Lui, ce n’est pas chercher à être remboursé. 

Celui qui donne sait qu’ALLAH ﷻ est : 

  • Celui qui pourvoit, 
  • Celui qui soutient, 
  • Celui qui accorde la subsistance. 
  • Celui qui rendra la récompense dans ce monde et dans l’au-delà.

Mettre ALLAH ﷻ au centre

Faire les choses pour ALLAH ﷻ, ce n’est pas annuler ton humanité ni ta générosité. Ce n’est pas faire semblant de ne pas avoir de cœur ou d’émotions. C’est replacer les priorités dans le bon ordre.

La démarche est claire : ALLAH ﷻ d’abord.

  1. Tu places Son agrément au centre, tu ajustes ton intention en disant : « Ya ALLAH, je fais cela pour Toi, accepte-le de moi. »
  2. Ensuite, viennent les gens. Tu les sers, tu respectes leur dignité, comme pour le pauvre, l’orphelin et le prisonnier. Mais tu ne fais pas d’eux tes juges ni tes payeurs. Ce n’est pas eux qui te récompensent, ce n’est pas eux qui ouvrent les portes du paradis, ce n’est pas eux qui détiennent la clé de ta récompense.
  3. Enfin, vient ta propre personne. Tu acceptes de donner sans retour, d’être parfois non remercié. Tu acceptes que cela soit lourd sur le moment, mais précieux dans l’au-delà. Ce n’est pas facile de faire « pour rien » ici, et tout pour ALLAH ﷻ.

Une boussole spirituelle

Cette ayah doit devenir une boussole : 

« Nous ne vous nourrissons que pour la face d’ALLAH. Nous ne voulons de vous ni récompense ni remerciement. »

→ Si tu attends trop des gens, reviens à cette parole.
→ Si tu es blessée par un manque de reconnaissance, reviens à cette parole.
→ Si tu doutes de ton intention à cause du waswas de Shaytan, reviens à cette parole et cela s’apaise.

Cette ayah mérite d’être écrite, gardée dans un portefeuille ou un agenda. Elle a un impact puissant. Elle se trouve dans sourat al-Insân, souvent apprise par les enfants. C’est un cadeau précieux à leur transmettre, en leur expliquant ce passage, voire toute la sourate si possible.

Avant de te laisser…

Reviens toujours à cette parole. Demande à ALLAH ﷻ de te donner un cœur qui aime donner pour Lui, un cœur capable de se séparer de ce qu’il aime, un cœur qui protège la dignité des autres.

ALLAH ﷻ a rendu interconnectés : 

  • la sadaqa, 
  • la dignité de l’autre
  • la récompense. 

Demande-Lui de t’accorder de faire cela sans attendre autre chose que Son agrément.

Qu’ALLAH ﷻ fasse de nous des personnes qui font les choses pour Lui, dans le secret comme en public. Qu’Il purifie nos intentions et nous récompense pour chaque geste, chaque aumône, même les plus discrètes, faites uniquement pour Lui incha’ALLAH.

Amîn, Ya Rabb al-‘Alamin.

Je suis Oustedha Zaynab. Depuis plus de 10 ans, j’aide les femmes à apprendre et à aimer le Coran. Mon but ? Que chaque sœur vive vraiment avec le Coran, qu’elle le ressente profondément et qu’il devienne un repère dans sa vie. Et toi aussi, tu peux vivre cette expérience.
Oui, c’est possible, bi idhnILLĀH !

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