La diversité des langues et des couleurs dans le Coran

Temps de lecture estimé : 15 min

ALLAH ﷻ aurait pu nous créer tous pareils — une seule langue, une seule couleur. Mais Il a choisi la multitude. Cette diversité est l’un des plus grands signes de la grandeur d’ALLAH ﷻ. Ce que chaque langue porte comme trésor unique, et ce que nos teintes d’argile disent de la magnificence de Sa création. Avec, en fil rouge, un message d’unité fort : nous sommes tous enfants de notre père Adam عليه السلام.

Sommaire

La ayah qui a motivé cet épisode

وَمِنْ آيَاتِهِ خَلْقُ السَّمَاوَاتِ وَالْأَرْضِ وَاخْتِلَافُ أَلْسِنَتِكُمْ وَأَلْوَانِكُمْ ۚ إِنَّ فِي ذَٰلِكَ لَآيَاتٍ لِّلْعَالِمِينَ

Et parmi Ses signes, la création des cieux et de la terre et la diversité de vos langues et de vos couleurs. Voilà bien des preuves pour ceux qui savent.

Sourate ar-Rûm, verset 22.

Quelle beauté que cette ayah. Parmi mes préférées depuis longtemps.

Ce n’est pas un hasard qu’ALLAH ﷻ ait choisi de mentionner à la fois les langues et les couleurs dans une même ayah, juste après avoir évoqué la création des cieux et de la terre. 

Quand on parle des cieux et de la terre, on pense à leur immensité, à leur vastitude. On pense à la diversité — rien que la terre contient des espèces et des éléments innombrables, impossible à quantifier. 

Et dans les cieux, on n’a rien découvert encore de tout ce qu’ALLAH ﷻ y a placé. Ce qu’il s’y passe dépasse notre entendement. Et attention — ce n’est pas le ciel, c’est les cieux. Nous n’en voyons qu’un. Nous ne voyons pas les sept.

Cette ayah s’inscrit dans une succession de signes dans la Sourate ar-Rûm, où ALLAH ﷻ dit à plusieurs reprises wa min âyâtihi — et parmi Ses signes. 

Il y évoque notamment le mariage : parmi Ses signes, le fait qu’Il a créé pour vous, de vous-mêmes, des épouses afin que vous viviez en tranquillité auprès d’elles, et Il a mis entre vous de l’affection et de la miséricorde. 

Et il enchaîne avec d’autres signes, dont la diversité des langues et des couleurs. 

Je t’invite vraiment à prendre ces ayat et à les lire dans leur enchaînement — tu verras qu’il y a un ordre harmonieux, une progression, un lien entre chaque signe mentionné. C’est un pur délice à lire.

Une ayah qui appelle à voir et à écouter

ALLAH ﷻ aurait pu mentionner bien d’autres choses — le corps humain, nos capacités intellectuelles, les créatures de la terre. Il les aurait d’ailleurs toutes pu citer, tant les signes d’ALLAH ﷻ sont innombrables. Mais il a choisi ça. 

Et dans le Coran, rien n’est trop, rien n’est insuffisant. Ce qui y est mentionné ne peut pas être ignoré. Si c’est présent, c’est que ça ne peut pas être occulté.

Et j’ai remarqué quelque chose de beau dans ce verset.

Il parle de deux aspects qui sont tantôt visibles, tantôt audibles — et qui font partie de notre quotidien et de notre identité. 

  • La diversité des langues appelle notre ouïe. 
  • La diversité des couleurs appelle notre vue. 

Or l’ouïe et la vue sont les deux sens les plus mentionnés dans le Coran. ALLAH ﷻ dit souvent ils ont des yeux et ils ne voient pas, ils ont des oreilles et ils n’entendent pas. Il Se désigne Lui-même comme as-Samî’ al-Basîr — Celui qui entend tout, Celui qui voit tout. 

Parmi les cinq sens, l’ouïe et la vue priment. Tout passe par eux. Avant de goûter quelque chose, on le regarde. Avant de réfléchir, on écoute ou on voit. On réagit à ce qu’on a vu ou entendu. Et ici, ALLAH ﷻ nous demande précisément d’écouter et de voir — de ne pas passer à côté de ces deux richesses qu’Il a placées devant nous.

La diversité des langues

La multitude de langues parlées dans ce monde depuis la création de notre père Adam عليه السلام est pour moi un pur miracle. Du premier homme jusqu’à aujourd’hui, ce sont des milliers et des milliers de langues qui ont vu le jour, qui ont évolué, qui se sont enrichies pour certaines, et qui sont devenues mortes pour d’autres. Le latin, par exemple, est une langue morte — et pourtant elle est bien vivante, parce qu’elle est la base du français, de l’espagnol, de l’italien.

Les grands tafsirs soulignent que la mention de la diversité des langues dans cette ayah est un signe de la puissance créatrice d’ALLAH ﷻ. Ibn Kathir explique que cette diversité linguistique témoigne de la grandeur et de la magnificence de Sa création. Parce qu’Il aurait pu nous créer tous avec une seule langue. Il aurait pu choisir l’arabe — la langue qu’Il a élue pour nous parler, celle dans laquelle nous prions, dans laquelle le Coran a été révélé, celle dans laquelle on dit Allahu Akbar pour entrer en prière, celle dans laquelle le pèlerin dit Labbayka Allâhumma labbayk. Il pouvait tout à fait faire ça. Créer une seule langue, un seul dialecte, pour tout le monde.

Mais non. Il a voulu une multitude.

La différence nous ouvre à l’autre

Et quand on y réfléchit, on comprend pourquoi. Quelqu’un qui ne parle pas notre langue suscite notre curiosité, attire notre attention, nous demande un effort. On se concentre davantage. Alors que quelqu’un qui parle la même langue que nous, c’est du vu, du connu — on y prête moins d’attention, on s’y intéresse moins. La différence nous ouvre. Elle nous force à nous intéresser à l’autre.

Pense à une marque allemande qui traduit sa notice en plusieurs langues. Elle ne le fait pas parce qu’elle y est obligée. Elle le fait parce qu’elle veut toucher plus de gens. Dès qu’on traduit en plusieurs langues, on dit : je veux communiquer avec les autres, je veux que ça atteigne plus de monde. Et aujourd’hui, un film sans sous-titres ni doublage, un documentaire sans traduction — on ressent presque quelque chose de fermé, de dommage. C’est devenu une évidence : les industries l’ont compris, il y a des sous-titres partout, des traductions automatiques partout. Parce que la diversité des langues pousse naturellement à l’ouverture.

Chaque langue est un monde

Chaque langue porte aussi une histoire, une culture, une façon propre et unique de penser et de percevoir le monde. La langue va avec les habitudes de vie. Quand on apprend une langue, on apprend aussi une culture, une autre façon de voir les choses. 

Les expressions d’une langue ne se traduisent pas toujours mot à mot dans une autre — parce que chaque peuple utilise ses propres réalités pour créer des métaphores. 

  • Un peuple nomade n’a pas les mêmes images qu’un peuple sédentaire. 
  • Un peuple du désert n’a pas les mêmes références qu’un peuple des montagnes. 
  • Un peuple qui pratique beaucoup l’agriculture n’emploiera pas les mêmes expressions qu’un peuple commerçant.

Prends de grands proverbes français, traduis-les mot à mot en anglais ou en arabe — on te regardera avec des grands yeux. Parce que ce ne sont pas les mêmes images, pas les mêmes métaphores. Et l’arabe, par exemple, emploie des réalités qu’on ne retrouve pas en français — le chameau, le désert, la caravane — des réalités qui parlent d’un peuple, d’un monde, d’une façon d’être.

En naviguant d’une langue à l’autre, on s’enrichit. J’ai mon élément, tu as le tien, on les combine — et là on se complète. C’est pourquoi, si on restait enfermés dans une seule langue, même avec les meilleurs philosophes, les meilleurs scientifiques, les meilleurs médecins du monde, on deviendrait pauvres. On a besoin d’écouter une autre langue. Son intonation. Le sentiment qu’il y a derrière. La vision du monde qu’elle porte.

Apprendre une langue, un acte d’adoration ?

C’est pour ça que j’ai toujours été admiratrice des polyglottes. Pour moi, maîtriser plusieurs langues, c’est toucher aux beautés de cette ayah — les palper vraiment. Et même simplement être bilingue. Beaucoup le sont — la langue maternelle et la langue du pays dans lequel on vit. C’est déjà un miracle. C’est déjà, d’une certaine façon, un acte d’adoration. 

Parce qu’on apprend une langue qu’ALLAH ﷻ a créée. Et quand tu utilises cette langue pour parler à plus de gens, pour évoquer ALLAH ﷻ davantage, pour transmettre — tu touches à quelque chose de grand.

Les teintes d’argile

Maintenant, parlons des couleurs. Moi, j’aime appeler ça les teintes d’argile. Quand tu entends cette expression, tu penseras à moi. Parce que nous ne sommes que des teintes d’argile — des teintes différentes, autant de teintes qu’il n’existe de personnes.

De la même manière qu’Il a créé la diversité des langues, ALLAH ﷻ nous rappelle dans cette ayah la diversité de nos teintes. Les tafsirs nous disent que ça fait référence aux différentes carnations, aux différentes couleurs de peau. Et cette diversité de nos teintes nous montre à quel point ALLAH ﷻ aime la beauté sous toutes ses formes. ALLAH ﷻ est beau. Il aime la beauté. Et il ne crée que du beau.

Il t’est certainement arrivé de regarder quelqu’un d’une autre culture, d’un autre teint, et de te dire : SubhanALLAH ﷻ, cette personne est magnifique. 

Et tu sais intuitivement que cette beauté tient précisément à la teinte qu’elle a — que lui donner une autre couleur gâcherait quelque chose, qu’elle perdrait de cette grande beauté. Sa teinte, c’est la teinte parfaite pour elle.

Et le miracle, c’est que chaque personne est elle-même une diversité. Sur le visage seul, toutes les zones n’ont pas la même teinte. Le front, le nez, les joues, le contour — tout varie. Le dos de la main n’a pas la même teinte que le visage. Certaines parties du corps sont un ton plus foncé que d’autres. 

Prends une seule personne — elle est déjà, à elle seule, une palette. Une diversité en elle-même. Et dans une même famille, issus du même père et de la même mère, les enfants n’ont pas tous exactement le même teint. Des nuances, des variations. Vrais jumeaux compris — il y aura toujours une différence, aussi infime soit-elle, sur le plan physique ou le plan du caractère. Personne n’a jamais trouvé de jumeaux identiques en tout — physiquement, moralement, intellectuellement, dans leurs goûts, dans leur façon de penser. C’est impossible.

La création d’Adam  عليه السلام

Et pourquoi ? Le Prophète ﷺ nous a enseigné qu’au moment de la création de notre père Adam عليه السلام, ALLAH ﷻ a pris de l’argile de couleurs et de textures différentes, de différents endroits de la terre. Il existe de l’argile : 

  • noire, 
  • verte, 
  • blanche, 
  • rose, 
  • violette,
  • jaune, 
  • marron… 

— et en les combinant, on peut faire toutes les couleurs de peau qui existent. C’est de là que naissent aussi nos caractères différents. Les uns plus durs, les autres plus doux, plus impulsifs, plus patients — selon la texture de l’argile dont ils sont issus. ALLAH ﷻ a voulu que chaque être humain soit singulier, unique, avec ses propres caractéristiques. Et si on combine la diversité des langues, des couleurs, des caractères, des cultures, des tailles, des morphologies — Il a fait de sorte que deux personnes ne puissent pas être identiques dans tous les aspects à la fois.

Il aurait pu nous créer tous pareils. Des clones. Et je ne sais pas si tu as déjà vu des films ou des dessins animés où il y avait des clones — il y a toujours quelque chose d’angoissant à voir des gens identiques qui pensent pareil, parlent pareil, s’habillent pareil. Ça fait flipper. Moi, si on peuplait la terre de gens qui me sont identiques ou auxquels je serais identique, je crois que je serais dans un stress permanent. 

Et c’est là qu’on mesure à quel point la diversité est un don — non pas un problème, non pas une source de division, mais un bienfait immense.

La question du racisme à la lumière du Coran

Je ne peux pas évoquer cette ayah sans parler de ce fléau. Je le dis directement : quelqu’un qui est raciste est quelqu’un de stupide, de bête, d’imbécile. Je le dis. Pas pour insulter, mais parce que c’est la réalité. Parce qu’être raciste, c’est d’abord se rejeter soi-même.

Nous venons tous de notre père Adam عليه السلام. Pas un seul être humain sur cette Terre ne peut prétendre descendre d’autre chose. Parmi les certitudes absolues que nous avons dans cette vie, il y a celle-là : nous sommes tous ses enfants. 

Et lui a été créé d’argiles de couleurs différentes. Ses propres enfants — les fils et filles de Adam عليه السلام et de Hawa — avaient des teintes différentes. Imagine-les se dénigrer les uns les autres parce qu’un a un teint différent de l’autre, alors qu’ils ont le même père et mangent à la même table. Ce serait ridicule. Ce serait risible. Et c’est pourtant exactement la scène que nous continuons de jouer sur cette Terre.

Un raciste s’insulte lui-même. Il insulte les gens qui l’ont précédé. Il insulte les gens qui viendront après lui. Il s’insulte en tant que fils d’Adam عليه السلام. Il s’insulte en tant que création d’ALLAH ﷻ. Et sans s’en rendre compte, il dit à ALLAH ﷻ qu’une partie de ce qu’Il a créé ne mérite pas d’être respectée.

ALLAH ﷻ dit dans le Coran qu’Il a insufflé dans l’être humain une partie de Son rûh. Comment peut-on dénigrer quelqu’un qui porte en lui une partie du rûh d’ALLAH ﷻ ? À quel moment s’est-on octroyé ce droit ?

Une anecdote personnelle

J’avais 18 ou 19 ans quand j’ai vécu une scène qui m’a marquée pour toujours. J’enseignais lors d’un séminaire de Coran, à l’IESH. Nous étions plusieurs professeures, et les groupes avaient été constitués par niveaux. J’avais un groupe de niveau intermédiaire.

Peu après le début du cours, une participante — qui avait plus de 40 ans, des enfants — a demandé à changer de groupe. Devant tout le monde. Elle a dit qu’elle était sûre de réciter le Coran mieux que moi. Elle n’avait pas encore entendu ma récitation. La raison sous-jacente était claire : j’étais sénégalaise, j’étais noire. Elle ne pouvait pas imaginer apprendre quelque chose de quelqu’un comme moi.

Je l’ai écoutée sans répondre, sans me justifier, sans montrer la moindre contrariété. Je lui ai dit d’aller voir ma superviseure — Oustadha Zohra — à l’interclasse, et qu’elle trouverait une solution. Oustadha Zohra, qui nous avait donné l’ijaza après avoir écouté et corrigé nos récitations des 604 pages du Coran, a compris ma stratégie sans qu’on ait échangé un seul mot. Elle a demandé à cette participante de terminer la matinée dans mon groupe et de changer l’après-midi.

Ce matin-là, j’ai récité. Cette femme était au fond de la salle, elle avait voulu s’y mettre aussi loin que possible de moi. Et quand j’ai commencé, j’ai levé les yeux une seule fois pour la regarder. Elle était bouche bée — au sens littéral. Les yeux écarquillés, la bouche ouverte. J’ai rarement vu quelqu’un dans cet état de gêne. Elle ne savait plus où se mettre.

À la fin du cours, elle est venue vers moi. Elle m’a dit : je pense que je me suis trompée. Je ne pensais pas que vous saviez réciter comme ça. Vous m’avez bluffée. Non seulement vous récitez bien, mais vous expliquez correctement, vous êtes patiente. Je suis désolée.

Je lui ai dit : maintenant, asseyez-vous. Depuis ce matin, c’est vous qui parliez. Maintenant, vous écoutez.

Et là, j’ai endossé pleinement la posture de l’enseignante. Je lui ai fait un rappel — sur le respect de celle qui porte le Coran, sur le respect de quelqu’un qui a travaillé pour l’acquérir et qui continue de travailler pour le transmettre. Je lui ai parlé de cette ayah. Je lui ai parlé des teintes d’argile. Elle m’a dit qu’elle ne savait même pas qu’on avait été créés d’argiles de couleurs différentes. Elle m’écoutait comme une enfant.

Je lui ai aussi dit : depuis ce matin, je t’ai écoutée, je ne t’ai pas jugée, je ne me suis pas justifiée, je n’ai pas rouspété. Et pourtant, tu m’as humiliée devant tout le monde. Sauf que c’est toi qui t’es humiliée toi-même. Elle en était la preuve vivante — celui qui rejette l’autre se rejette lui-même.

Elle a fondu en larmes. Elle m’a suppliée de rester dans mon groupe. Elle y est restée, et ça s’est très bien passé.

Je n’avais pas de ressentiment envers elle. J’avais de la pitié. Parce que quelqu’un qui dénigre l’autre pour sa couleur ou sa culture ne sait pas qui il est. Celui qui sait qui il est ne fait pas ça. Et depuis ce jour, c’est comme ça que je regarde ce genre de comportement — avec de la pitié. Cette personne ne sait juste pas.

Qu’ALLAH ﷻ nous préserve de ce fléau. Qu’Il pardonne à ceux qui en sont touchés. Et qu’Il nous apprenne qui nous sommes.

Un message d’unité

Notre diversité ne doit jamais être une source de division. Elle est au contraire la preuve vivante que nous venons tous de la même source.

Je suis la fille de notre père Adam عليه السلام. Toi aussi.

I’m a child of our father Adam — so are you. 

Man doom u souniou baay Adam la — yow itam. 

Ana binte abina Adam — ente aydan. أنا بنت أبينا آدم — أنتِ أيضاً

Soy hija de nuestro padre Adam — tú también. 

Ben babamız Adem’in kızıyım — sen de. 

min apane bap aadam ki beti hon. tam bhi.  میں اپنے باپ آدم کی بیٹی ہوں۔ تم بھی

Watashi wa chichi Adam no musume desu — anata mo. 私は父アダムの娘です — あなたも 

Ja sam kćerka našeg oca Adama — i ti također.

Miin ko mi ɓiɗɗo baaba amen Aadama — ko noon kadi. 

Ces langues que tu viens d’entendre — ne sont-elles pas belles ? Ne sont-elles pas l’expression même de la diversité qu’ALLAH ﷻ a créée et célébrée dans cette ayah ?

Je salue toutes les personnes bilingues, trilingues, polyglottes. Désormais, quand tu utiliseras chacune des langues que tu sais parler, vois-y une forme d’adoration d’ALLAH ﷻ. Et remercie-Le pour ce don.

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