Quelle est ma part dans mon destin selon le Coran ?

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Si Allah ﷻ savait ce que j’allais faire, alors en quoi est-ce ma faute ? La question de la destinée, de la prédestination, du destin est aussi vieille que le monde. Dans toutes les croyances, cette question a déjà été posée. Tu vas être ravie de constater que la réponse donnée par ton Coran à cette question est aussi logique que l’existence de la Terre et du Ciel. Si tout était déjà écrit, si tout est déjà destiné, si Allah ﷻ était déjà au courant de tout, quelle est ma part là-dedans ? Est-ce que je choisis vraiment d’aller au Paradis ou en Enfer ? Est-ce que j’ai vraiment le choix, vu que tout était déjà écrit ? Avant même l’islam, ces questions étaient déjà posées. C’est une question qui a des réponses en fonction des cultures, notamment chez les chrétiens, qui ont beaucoup approfondi cette notion. Allah ﷻ a été clair pour ceux qui prennent le temps de réfléchir, de méditer, et de se renseigner. Découvrons ensemble la notion de destin dans le Coran.

Sommaire

Les versets qui ont inspiré l’épisode du jour

Lorsque Ton Rabb confia aux Anges : « Je vais établir sur la terre un vicaire « Khalifat ». Ils dirent : « Vas-Tu y désigner quelqu’un qui y mettra le désordre et répandra le sang, quand nous sommes là à Te sanctifier et à Te glorifier ?  » – Il dit : « En vérité, Je sais ce que vous ne savez pas ! « .

Et Il apprit à Adam les noms de toutes choses, puis Il les présenta aux Anges et dit : « Informez-Moi des noms de ceux-là, si vous êtes véridiques !”

– Ils dirent : « Gloire à Toi ! Nous n’avons de savoir que ce que Tu nous a appris. Certes c’est Toi l’Omniscient, le Sage ».

– Il dit : « ô Adam, informe-les de ces noms;  » Puis quand celui-ci les eut informés de ces noms, Allah dit : « Ne vous ai-Je pas dit que Je connais les mystères des cieux et de la terre, et que Je sais ce que vous divulguez et ce que vous cachez ? « 

Et lorsque Nous demandâmes aux Anges de se prosterner devant Adam, ils se prosternèrent à l’exception d’Iblis qui refusa, s’enfla d’orgueil et fut parmi les infidèles.

Et Nous dîmes : « ô Adam, habite le Paradis toi et ton épouse, et nourrissez-vous de partout à votre guise; mais n’approchez pas de l’arbre que voici : sinon vous seriez du nombre des injustes ».
Peu de temps après, Iblis les fit glisser de là et les fit sortir du lieu où ils étaient. Et Nous dîmes : « Descendez (du Paradis); ennemis les uns des autres. Et pour vous il y aura une demeure sur Terre, et un usufruit pour un temps.
Puis Adam reçut de son Rabb des paroles , et Allah agréa son repentir car c’est Lui certes, le Repentant, le Rahim.
– Nous dîmes : « Descendez d’ici, vous tous ! Toutes les fois que Je vous enverrai un guide , ceux qui [le] suivront n’auront rien à craindre et ne seront point affligés ».

Traduction rapprochée du sens des versets

Un exemple parlant

Imagine que toi et moi sommes dans la même pièce. Tu es en train de manger ton déjeuner. Je prends ton assiette remplie de nourriture et je la jette par terre. Ensuite, je te dis “Qadr Allah” C’est la volonté d’Allah ﷻ.

Est-ce que tu vas accepter ma réponse ? J’ose espérer que non, à ce moment-là tu vas me regarder et me dire :

“C’est de ta faute, c’est toi que j’ai vu arriver, prendre de ses propres mains mon assiette, et la jeter, ne mets pas la faute sur quelqu’un d’autre”.

A partir de ce moment-là, la personne attend une demande de pardon, peut-être d’avoir une autre assiette…Tout sauf que tu mettes la faute sur quelqu’un d’autre.

Cet exemple est un avant tout pour comprendre la destinée.

Que signifie le terme Qadr ?

Al Qadr, la destinée, ce n’est pas quelque chose de figé, d’immuable. Ce n’est pas une sentence fatale qu’il n’est pas possible de changer. Ce n’est pas ça notre vie sur Terre.

On retrouve ce terme plusieurs fois dans le Coran, comme :

  • Qadr Allah – قدر الله
  • Fi laylatil qadr – فِى لَيْلَةِ ٱلْقَدْرِ
  • Qadara – قَدَرَ

Lorsqu’on parle de la racine de Qadr ق-د-ر c’est le fait de :

  • déterminer,
  • mesurer,
  • évaluer,
  • fixer,
  • apprécier.

Dans ces mots-là, on n’a pas la notion de fatalité, comme une épée de Damoclès qui tomberait.

Si on peut évaluer quelque chose, c’est parce qu’il y a eu quelque chose d’appréciable ou non. C’est une variable. Si c’est quelque chose d’immuable, je ne vais pas l’évaluer.

On mesure quelque chose parce que je veux une réponse précise. Je ne mesure pas quelque chose dont tout le monde connaît la mesure.

Que signifie “Qadr Allah” ?

Quand on dit “Qadara” comme dans Qadr Allah, c’est souvent traduit par “C’est la volonté d’Allah ﷻ” ou “Allah ﷻ a destiné cela” .

Cependant, cela signifie aussi :

  • Déterminer quelque chose selon une certaine mesure,
  • Le fait de considérer,
  • Le fait d’assigner.

Là aussi, on évalue, on mesure, on pondère, on considère.

Quand on dit “Qadr Allah”, effectivement c’est une volonté d’Allah au final. C’est Allah ﷻ qui considère au final ce qu’il s’est passé.

Effectivement, si je fais tomber une assiette par mégarde et je dis “Qadr Allah wa ma shafa – قَدْرُ الله وَمَا شَافَى « , ça ne signifie pas que c’est Allah ﷻ qui a fait tomber cette assiette !

Allah ﷻ avait considéré la situation qui allait se passer, Il savait, Il m’a laissé faire mon choix-là. J’ai fait un choix, par inadvertance j’ai fait tomber mon assiette et Allah ﷻ a considéré cette situation.

On va rentrer dans le vif du sujet et tu comprendras beaucoup mieux cette notion de destin.

Le destin dans le Coran avec un exemple concret

On va se baser sur l’histoire la plus adaptée pour comprendre, celle de l’Humanité, avec Adam et Hawa.

Dans le passage que tu as lu au début, la création de notre père Adam démarre avec une conversation entre Allah ﷻ et Ses Anges. Allah ﷻ fait part d’un plan, d’un destin qu’Il a créé. Il dit aux Anges “Je vais établir sur Terre un Khalifa”, mais Il n’a pas parlé d’un être humain.

Khalifa vient de la racine kha-la-fa,- خ-ل-ف c’est quelque chose qui succède. Ainsi, khalifa c’est quelqu’un qui reprend :

  • derrière quelque chose qui a été démarré,
  • une amana,
  • le témoin…

On voit qu’il y a la notion de succession.

Ainsi, Allah ﷻ allait établir quelqu’un sur Terre qui allait avoir des successeurs, qui allaient reprendre une mission jusqu’à un moment déterminé.

Il a dit “Je vais établir sur Terre” alors qu’Adam a démarré au Paradis. Alors pourquoi Allah ﷻ parle déjà de la Terre ?

Un lieu déterminé

Ainsi, juste avec cette phrase, on comprend qu’Allah ﷻ avait déjà prévu, avant même la création d’Adam, qu’il allait descendre sur Terre. Ca enlève la croyance chrétienne qui dit que la descente du Paradis a été une punition. Comment ça peut être une punition alors que c’était déjà décrété avant même qu’il arrive ? Je ne peux pas prévoir une punition alors que la personne n’a encore rien fait.

Il faut imaginer que c’est comme si au Paradis, tout le monde était au courant qu’Adam allait descendre sur Terre, sauf lui. Ce n’était pas un secret. Allah ﷻ a dit :

  • Pour quel lieu Il voulait créer cet être humain : la Terre
  • En quelle qualité : en tant que khalif.

La scène se passe au Paradis, et pourtant la mission pour laquelle cet être humain est créé, c’est pour la Terre.

Les différentes réactions des anges

Les anges disent alors :

‘Tu vas créer quelqu’un qui va semer la corruption et le désordre sur Terre”.

Eux-même se demandent l’intérêt alors qu’eux sont là, ils sont obéissants. Allah ﷻ leur dit qu’Il sait ce qu’eux ne savent pas.

Allah ﷻ enseigne ensuite à Adam toutes les informations au sujet de chacun d’entre nous. Les Anges n’avaient pas connaissance de cela car Allah ﷻ a donné cet enseignement à Adam uniquement. Puis, Allah ﷻ a demandé à Adam d’enseigner aux Anges. Ainsi, Allah ﷻ montre aux Anges qu’Il connait tout, qu’Il sait ce qu’ils ont dans le coeur, en tête, etc.

Puis vient la scène où Allah ﷻ ordonne aux Anges de se prosterner devant cet être qui avait finalement une qualité de plus qu’eux. Comme tu le sais, tout le monde se prosterne, sauf Iblis, qui refuse par orgueil.

Un refus aux lourdes conséquences

Iblis minimise l’importance d’Adam, le voit comme le dernier arrivé, créé à partir d’un matériau qu’il considère comme moins noble. Iblis fait abstraction du processus de création d’Adam, le fait qu’Allah ﷻ l’ait façonné, lui ai insufflé son Rouh, etc. Ce n’est pourtant pas rien ! Mais son orgueil va l’emporter.

Tout ça mène à la scène qui va suivre : Allah ﷻ dit à Adam d’aller vivre au Paradis, dans la paix, dans la sakina, avec son épouse Hawa. Il leur dit de manger tout ce qu’ils veulent, sauf d’un arbre bien précis. Il les prévient que s’ils y touchent, ils seront du nombre des injustes.

Dans une autre sourate, on lit qu’Allah ﷻ leur dit :

“Ô Adam, celui-là est vraiment un ennemi pour toi et ton épouse. Prenez garde qu’il vous fasse sortir du Paradis,”

Il fallait donc qu’ils se méfient d’Iblis, au risque qu’ils sortent du Paradis. Iblis va alors les travailler, les conseiller et même prêter serment en disant qu’il n’est qu’un conseiller bienveillant !

Dans la sourate al A’raf, on a des détails :

Votre Rabb ne vous a interdit cet arbre que pour que vous ne deveniez pas deux anges ou que vous ne deveniez pas immortels.

Sourate al A’raf, verset 20

Les arguments de Shaytan

Iblis leur dit ça pour les convaincre de manger de cet arbre. Il leur dit que pour qu’ils puissent rester au Paradis, il faut soit être des anges, soit être immortel. Et il précise qu’Allah ﷻ leur dit de ne pas manger de cet arbre pour qu’ils ne soient ni l’un ni l’autre.

Aussi, il ajoute des arguments comme :

« Tu sais que tout le monde est au courant que tu vas être muté sur Terre ? C’est prévu, parce qu’en te créant Adam, Il a dit aux anges qu’Il allait établir sur Terre quelqu’un, donc c’est toi. Donc si tu veux éviter ça, alors mange de cet arbre, tu pourrais éviter ça si ton épouse et toi, vous prenez ce fruit. Quand vous prendrez ce fruit, vous serez éternels et vous ne pourrez plus être mutés sur Terre. Même Allah, il ne vous en voudra pas.”

J’explique donc une philosophie derrière ce qu’Iblis a prévu. C’est un détail important.

La désobéissance d’Adam

D’ailleurs, à propos de ce passage, les imams, comme Ibn Taymiyyah, disent que la désobéissance dont a fait preuve Adam n’était pas quelque chose de délibéré et d’immédiat. Non, ça s’est fait progressivement, en se disant que ce n’était pas une interdiction formelle,

Adam s’est peut-être dit qu’en mangeant de l’arbre, il allait être immortel, rester éternellement ici, et donc être éternellement proche d’Allah ﷻ.

C’est notamment une explication donnée par Ibn Taymiyyah.

En tout état de cause, Iblis avait un plan. A partir du moment où Allah ﷻ lui a demandé de se prosterner, et qu’il a refusé, il avait déjà scellé son destin. Et finalement, ils ont vraiment mangé de cet arbre, eux deux, notre père Adam et notre mère Hawa.

Allah ﷻ est bien sûr directement informé de cela. Et il leur pose la question :

“Ne vous avais-je pas interdit ?”

Cette scène est consignée dans Surat-al-A’raf, et d’autres passages aussi qui en parlent.

Dans le passage que j’ai cité de sourate al Baqarah, on a le récit du moment où ils mangent et Allah ﷻ leur dit de descendre. Dans un autre passage, on a l’entre-deux, où Allah ﷻ leur dit :

“Est-ce que je vous avais pas dit ne ne pas manger de cet arbre ?

Il leur reproche même deux choses :

  • le fait d’avoir mangé de cet arbre,
  • d’avoir suivi Iblis alors qu’Il leur avait dit qu’il était leur ennemi.

Puis, Il va leur dire de descendre et d’aller vivre sur Terre.

Les conséquences de la désobéissance

Il précise ensuite qu’il y aura :

  • des épreuves,
  • des difficultés,
  • des différences entre les gens, etc.

Effectivement, on comprend qu’il y aura des ennemis les uns des autres parmi la descendance d’Adam et Hawa. Il est dit :

il y aura pour vous sur Terre une demeure, où vous vivrez une bonne partie de votre vie. Vous travaillerez et récolterez ce que vous devez sur Terre. Je vous enverrai un guide. Et celui qui suit ce guide n’aura rien à craindre, aucun problème ne surviendra pour lui. Cependant, celui qui ne suit pas ce guide aura finalement choisi sa destinée, allant ainsi en enfer.

Il retournera vers une demeure qui, à l’origine, ne lui était pas destinée, car l’enfer n’est pas destiné à l’être humain. On peut affirmer que ce qui est prédestiné à l’être humain, c’est le Paradis.

Le destin, une question de choix

Cependant, par ses choix, l’être humain s’oriente soit vers le paradis, soit vers l’enfer. Donc, en reprenant l’histoire d’Adam, Hawa et Iblis, il faut retenir comme point qu’il était déjà prévu qu’Adam vive une bonne partie de sa vie sur Terre. Ce n’était donc pas une punition. Il a été créé pour être un khalifa sur Terre. Au moment de sa création, même s’il a vécu au paradis au début, sa destination principale était de travailler sur Terre.

Son objectif était de mener une vie permettant de retourner au paradis, mais il devait être un khalifa terrestre, passant le flambeau de génération en génération jusqu’à ce que toutes les générations retrouvent leur chemin vers le paradis. Ainsi, on peut dire qu’Adam était destiné à vivre sur Terre.

Mais c’est Adam qui a finalement déclenché le levier en mangeant de l’arbre interdit par Allah ﷻ. Il a ainsi créé un deuxième tournant dans son destin en prenant ses responsabilités et en demandant pardon à Allah ﷻ. Dès qu’il a réalisé son erreur et qu’Allah ﷻ lui a posé la question : « Ne t’avais-je pas interdit cela ? », la première chose qu’il a faite a été de reconnaître son injustice :

قَالَا رَبَّنَا ظَلَمْنَآ أَنفُسَنَا وَإِن لَّمْ تَغْفِرْ لَنَا وَتَرْحَمْنَا لَنَكُونَنَّ مِنَ ٱلْخَٰسِرِينَ

Tous deux dirent: « Ô notre Seigneur, nous avons fait du tort à nous-mêmes. Et si Tu ne nous pardonnes pas et ne nous fais pas miséricorde, nous serons très certainement du nombre des perdants. »

Al-A’raf, ayah 23

On voit l’humilité d’Adam dans toute sa splendeur. Il a assumé ses responsabilités et les conséquences de ses actes.

Iblis et Adam, des réactions bien différentes

De son côté, d’Adam a :

  1. commencé à vivre au Paradis ;
  2. reçu l’ordre de ne pas manger de l’arbre interdit ;
  3. franchi la limite en mangeant de cet arbre ;
  4. reconnu son erreur immédiatement ;
  5. pris ses responsabilités ;
  6. demandé pardon ;
  7. assumé les conséquences de ses actes en descendant effectivement du paradis, etc.

Iblis a commencé de la même manière, mais avec une fin diamétralement opposée. En effet, il :

  1. a commencé à vivre au paradis
  2. a refusé de se prosterner lorsqu’on lui a donné cet ordre
  3. s’est comparé à Adam en disant que lui avait été créé de feu
  4. se présente comme victime de son geste
  5. se justifie en rejetant la faute sur Allah ﷻ, en l’accusant de l’avoir égaré, trompé
  6. décide de se venger en égarant Adam et toute sa descendance.

Ainsi, en refusant de se prosterner et de reconnaître son erreur, Iblis a pris un tournant irréversible. Il a atteint un point où il avait franchi une limite, au-delà de laquelle il n’était plus possible d’être lucide ni de faire marche arrière.

Reconnaître ses fautes, une qualité primordiale

Quand quelqu’un refuse d’admettre sa faute et rejette la responsabilité sur autrui, il devient difficile pour lui de demander pardon. Si je suis convaincue que la faute incombe à l’autre, mon esprit n’aura aucune motivation pour demander pardon, car je ne considérerai pas que c’est ma faute.

En revanche, lorsque je reconnais ma propre responsabilité, je suis plus enclin à demander pardon.

C’est une erreur fatale que beaucoup d’êtres humains commettent : chercher un coupable parmi les autres au lieu de reconnaître leur propre responsabilité. Souvent, je suis le premier coupable, mais je cherche des excuses ailleurs.

Adam a réagi en demandant pardon, tandis qu’Iblis s’est justifié en arguant qu’il ne se prosternerait pas parce qu’il avait été créé de feu alors qu’Adam avait été créé de terre. Il n’a pas présenté d’excuses pour son acte.

Allah ﷻ, d’une certaine manière, a creusé pour lui donner une autre chance, mais Iblis est resté sur ses positions. Allah ﷻ lui a alors dit : « D’accord, tu es condamné. » Sa punition n’était pas de descendre sur Terre, mais plutôt de ne plus jamais pouvoir retourner au paradis. Iblis a ouvert la voie à l’enfer, et c’est désormais sa destinée. Malgré cela, il persiste dans sa folie en accusant Allah de l’avoir égaré, disant :

قَالَ فَبِمَآ أَغْوَيْتَنِى لَأَقْعُدَنَّ لَهُمْ صِرَٰطَكَ ٱلْمُسْتَقِيمَ

Puisque Tu m’as mis en erreur, dit [Iblis], je m’assoirai pour eux sur Ton droit chemin,

Sourate Al A’raf verset 16

Le rejet de la faute sur Adam

Iblis refuse de prendre ses responsabilités et rejette la faute sur Allah ﷻ et sur Adam. Il déteste Adam car il le considère comme la cause de sa chute, et par extension, il déteste toute l’humanité, car nous lui rappelons cette période sombre de sa vie. Il se persuade que sans Adam, il n’aurait pas désobéi à son Seigneur, et il regrette sa situation passée au paradis où il était apprécié et occupait un poste important.

C’est comme s’il se disait :

“ J’avais un bon poste auprès d’Allah. J’étais un bon serviteur. Et lui, il a tout gâché. Et toi, c’est toi qui m’as demandé de me prosterner devant lui. Donc, c’est toi qui lui as créé tout ça dès le départ. Tu l’as créé, et ensuite, tu me demandes de me prosterner devant lui. Donc, tu es le premier fautif.”

Donc, il dit à Allah ﷻ que c’est de sa faute ! En plus de cela, il insinue qu’Allah ﷻ savait qu’il allait :

  • refuser de se prosterner,
  • s’emporter,
  • refuser de se “rabaisser” devant lui.

Bien sûr, quand on parle de se rabaisser, c’est seulement Iblis qui a ressenti cela. Les anges n’ont pas ressenti ça. Ils ont tous obéi. Alors, où nous situons-nous par rapport aux anges ? Qui sommes-nous par rapport à ces illustres et nobles anges ? Ils se sont prosternés sans hésitation.

Allah ﷻ dit que tous, à l’exception d’Iblis, se sont prosternés. Et le nombre d’anges au paradis est incalculable. On peut imaginer l’audace que cela a demandé.

Un choix audacieux

Quand tu vois plusieurs personnes faire un geste, par exemple, lors d’une assemblée où tout le monde applaudit, on se sent gêné si on ne fait pas comme les autres. Donc, on se lève aussi. Mais il faut de l’audace pour dire non, je ne vais pas les imiter, je ne bougerai pas. Cela crée une distance entre nous et les autres. On se met à l’écart en faisant ça.

Quand Iblis s’est démarqué dans le mal

Iblis a été audacieux jusqu’au bout. Il a décidé : « Non, je ne me prosterne pas. »

Imaginez tous les continents de la Terre, tous les êtres, habitants des continents, sur Terre, en mer, dans l’espace, se prosternant tous au même moment. Il y en a un qui reste debout, qui ne se prosterne pas. Et en plus, il prend le temps d’expliquer devant toute cette assemblée pourquoi il n’a pas obéi. Ensuite, il a l’audace de rejeter la faute sur Allah ﷻ.

C’est ce qu’a fait Iblis. Il n’a pas pris ses responsabilités mais a finalement incarné cette définition de la destinée qu’il ne faut surtout pas imiter, qu’il ne faut surtout pas emprunter.

A la base, Allah ﷻ avait décidé que les deux vivraient sur Terre. Dans Son plan, Allah ﷻ avait décidé que Adam et Hawa vivraient sur Terre en tant que Khalifah. C’était prévu. Il avait aussi prévu que Iblis vivrait sur Terre, mais pas de la même manière. Les deux devaient vivre sur Terre, mais ils ont fait des choix décisifs différents.

Si Adam avait eu la même réaction qu’Iblis…

Adam aurait pu agir comme Iblis. Il aurait pu dire :

« Tu avais déjà prévu de me faire descendre sur Terre. Tout le monde au paradis était au courant. J’ai entendu dire que tu avais dit à tout les anges que tu voulais établir un Khalifa sur Terre. Tu m’as créé pour ça. Donc, tu avais déjà prévu de me faire descendre. En quoi est-ce ma faute, en fait ? Pourquoi me punis-tu d’avoir mangé de cet arbre ? Ce n’est pas ma faute si j’ai mangé de cet arbre. Puisque tu avais prévu de me faire descendre sur Terre, et que je mange de cet arbre, tu me dis alors que je vais descendre sur Terre. Si c’est toi qui as orchestré tout cela, en quoi est-ce ma faute ? »

Adam n’a pas agi comme Iblis. Il a pris ses responsabilités.

C’est de sa propre initiative qu’il a pris le fruit de cet arbre, qu’il l’a saisi avec ses mains, qu’il l’a porté à sa bouche et qu’il l’a mangé. Il ne lui serait jamais venu à l’esprit de dire : « C’est de ta faute. Tu savais que j’allais manger ce fruit« . De la même manière, Iblis, avec ses membres et son corps, aurait pu se prosterner, tout comme les anges l’ont fait. Il ne peut donc pas rejeter la faute sur quelqu’un d’autre. Pourtant, c’est ce qu’il a fait. Cette notion que quelque chose était déjà écrit est très importante, tout comme la distinction qu’il ne faut pas confondre ici.

C’est pourquoi j’aime beaucoup cette histoire pour comprendre ce sujet, car nous aurions tendance à penser que c’est parce que papa Adam a mangé de cet arbre qu’il est descendu sur Terre. Cette explication n’est pas valable car Allah ﷻ avait déjà prévu de le faire descendre sur Terre. Il avait prévu cela. Il a vécu ses journées au paradis en premier lieu avant de le faire descendre.

Un exemple dans notre quotidien

Le contexte

Pour illustrer cela, imaginez que vous êtes à la maison, et que votre mère, qui est pâtissière, vous dit :

« Je vais sortir, le repas est dans le frigo. Tu peux manger tout ce que tu veux dans le frigo, mais surtout ne touche pas à la petite assiette de flan qui est dans le frigo. »

Elle s’en va, vous ouvrez le frigo, et vous voyez tous vos plats préférés. Ensuite, un membre de la famille, peut-être un oncle, arrive et vous dit :

« Tu ne manges pas ce flan là ? Je sais pourquoi ta mère t’a dit ça. En fait, elle n’est pas très sûre de sa recette. C’est un prototype. Si ce n’est pas bon, elle ne voudrait pas que tu le goûtes. Elle-même ne l’a pas encore essayé. Mais prends-le, goûte-le, tu verras, il sera peut-être super bon. Tu pourras lui dire, elle sera ravie, tu la flattes, tu la complimentes, ça lui donnera confiance en elle. Et peut-être qu’elle te fera plus souvent confiance pour être son goûteur ou son assistant. Ça renforcera les liens entre vous, ne t’en fais pas. Elle n’a pas dit cela comme une interdiction formelle. C’était juste parce qu’elle n’était pas sûre de sa recette.”

Et donc, toi, tu prends le flan et tu le manges. Et quand ta maman revient, elle te dit :

« Mais je t’avais dit de ne pas manger le flan. »

Ta réaction

À ce moment-là, tu as deux choix :

  • Tu dis : “Franchement, je suis vraiment désolée. Tu m’as dit de ne pas le manger, et je n’aurais pas dû le faire. Je suis vraiment désolée. J’espère juste que tu ne m’en veux pas trop pour ça. Je me sens vraiment mal. Je ne le referai plus. Pardon. »
  • Ou bien tu dis : « Bah, qu’est-ce qu’il y a ? J’ai mangé le flan, et en plus, il était super bon. Je ne vois pas pourquoi tu as cette réaction » Et là, tu commences à interpréter des choses qu’elle ne t’a pas dites, comme Iblis l’a fait. Tu justifies tes actions en te basant sur des interprétations d’autres membres de la famille, comme cet oncle. Tu dis des choses comme : « Bah, écoute, pourquoi tu es fâchée ? Ton flan était délicieux. Je ne sais pas pourquoi tu réagis comme ça. Tu ne me fais pas confiance ? Qu’est-ce qu’il se passe ? »

Puis, tu changes de sujet mais tu ne demandes toujours pas pardon. Tu l’accuses de :

  • ne pas te faire confiance.
  • vouloir t’empêcher de manger quelque chose qui finalement était bon.
  • plein de choses alors qu’elle n’a rien demandé.

Un élément tiers

Ta maman t’écoute, te dit que tu n’aurais pas dû faire ça, etc. Puis, elle passe à autre chose. Elle aborde un autre sujet et te dit :

« Je devais discuter avec toi tout à l’heure, mais bon, je vais le faire maintenant. Avec ton père, on a décidé que tu devrais aller faire tes études en Allemagne, parce que cette filière n’est pas disponible ici. D’accord ? Donc, commence à préparer tes affaires, car c’est sérieux. Tu pars dans une semaine.”

Et tu apprends tout ça maintenant. Mais ça n’a bien sûr rien à voir avec le flan !

Si la personne réagissait comme Iblis, elle dirait :

« Mais tout ça pour un flan ! En fait, tu avais déjà tout prévu. Tu savais que j’allais manger le flan. Tu savais que tu allais m’envoyer en Allemagne, et en fait, le flan, c’était juste un prétexte ! »

À ce moment-là, la maman, en face, se dit :

« Mais qu’est-ce qu’elle raconte ? Tu vas pas en Allemagne à cause d’un flan que tu as mangé ? J’avais déjà tout prévu. »

Mais en fait, tu es perdue dans tes pensées, dans tes interprétations, dans ta non prise de responsabilités. Pourtant, c’est tout de même toi qui a embêté ta maman, c’est toi qui a mangé son flan ! Peut-être que c’était un flan qu’on lui avait offert ou qu’elle allait le donner à quelqu’un d’autre !.

La moindre des choses, c’est de dire :

« Je suis désolée. Excuse-moi. Accepte mes excuses. Je n’aurais pas dû manger le flan, pourtant tu me l’avais dit. »

Et après, à la limite, tu te justifies. Mais si tu veux vraiment être mature et mériter le pardon, tu fais comme notre père Adam. Tu ne te justifies pas. Tu dis pardon.

Comprendre la notion de destin dans le Coran

Tout ce que tu dois apprendre, c’est que la destinée est dans la prise de responsabilité. Tu crées ton destin en prenant tes responsabilités. Tout simplement. Ainsi, on dit que c’est Allah ﷻ qui a le décret final et l’être humain fait des efforts.

Je crois qu’il y a un proverbe anglais qui dit :

« God’s will and human efforts ».

Le décret d’Allah ﷻ et les efforts de l’être humain.

Je pense également à une Ayah qui parle de ça:

إِيَّاكَ نَعْبُدُ وَإِيَّاكَ نَسْتَعِينُ

« C’est toi que nous adorons et c’est de toi qu’on attend le secours. »

Sourate Al Fatiha – verset 5

Le terme « نَسْتَعِينُ », c’est le fait de demander un secours, de l’aide, tout en faisant des efforts.

Dans les mots que nous employons, même si nous ne nous en rendons pas compte, nous sommes nous-mêmes en train d’admettre que nous faisons des efforts, et que nous demandons le secours d’Allah.

Finalement, demander l’aide d’Allah ﷻ, c’est légitime uniquement si j’ai d’abord fait mes efforts. Ce n’est pas que je me mets dans une situation où je demande de l’aide et je reste là, en fait, en statique et je ne fais rien. Je demande de l’aide et j’avance.

L’image qui me vient à l’esprit ici, c’est notre mère Hajar, l’épouse de notre père et prophète Ibrahim (paix soit sur eux), qui fait le trajet entre Safa et Marwa à la recherche d’eau pour son petit bébé.

Elle demande l’aide d’Allah ﷻ et elle fait des efforts, et Allah ﷻ lui donne son secours à ce moment-là, et quel grand secours ! Toute la Mecque est issue de cela. Toute l’Arabie même est issue de cet épisode !

La demande de pardon est-elle conditionnée à un délai ?

Non, il n’est jamais trop tard pour demander le pardon d’Allah ﷻ et ainsi redémarrer ton destin. Dans notre vie, tous les jours nous faisons des resets de notre destin, en bien ou en mal.

Lle destin de notre père Adam a ainsi redémarré, il a repris tout son sens, au moment où il a demandé pardon à Allah ﷻ.

L’exemple du Prophète Muhammad

Du côté du Prophète Muhammad , on sait qu’il demandait pardon à Allah ﷻ pas moins de 70 fois par jour, alors qu’il ne commettait pas de péché.

À ton avis, pourquoi est-ce qu’il faisait ça ? Pour nous donner l’exemple. Nous, nous faisons des péchés, ce serait donc un énorme danger pour nous de vivre sur Terre, de commettre des péchés et de ne pas avoir le pardon à la bouche. Donc comme il ne voulait pas que l’on prenne cette voie, il demandait pardon à Allah ﷻ pour nous influencer à le faire.

L’exemple de Yunus

De la même façon que pour Adam, le destin de Yunus عليه السلام a pris un tournant par le pardon lorsqu’il a été dans le ventre de la baleine. C’est ce pardon-là qui a changé son destin. S’il n’avait pas demandé pardon à Allah ﷻ, il serait resté, comme Allah ﷻ le dit dans le Coran, dans le ventre de la baleine jusqu’au Jour du Jugement dernier.

Il a dit à Allah ﷻ qu’il le regrette. Il a dit à Allah ﷻ qu’il a été du nombre des injustes en s’enfuyant. Allah ﷻ, à l’issue de ça, l’a expulsé du ventre de la baleine. Donc, le pardon de Yunus عليه السلام a été un levier.

L’exemple de Souleyman

De la même façon, le destin du prophète Souleyman عليه السلام a pris un tournant aussi avec le pardon. Il y a une scène particulière dans le Coran où Souleyman demande pardon après avoir manqué une prière, du fait qu’il visitait ses chevaux.

En tout cas, la prière du Asr a dépassé son temps et juste après il a demandé à Allah ﷻ de lui donner un royaume, une richesse, une royauté que personne ne pourra avoir après lui. Et il a œuvré dans le bien pour Allah ﷻ avec cette richesse-là.

Ainsi, ce pardon a été un levier pour lui. S’il n’avait pas eu cette scène-là, s’il n’avait pas demandé pardon, il n’aurait peut-être pas eu l’idée derrière de demander à Allah ﷻ de lui assigner un tel royaume, une telle richesse, et on sait qu’il en a découlé des merveilles dans ce monde.

Des incohérences à souligner dans le raisonnement de Shaytan

Si je rentre dans la logique d’Iblis, en disant: « Vu que tout était écrit, vu qu’Allah savait en quoi est-ce ma faute ?« 

Ainsi, on pourrait également se dire :

  • Pourquoi Allah ﷻ envoie des prophètes qui vont nous rappeler d’agir dans le bien, de demander pardon à Allah ﷻ, d’invoquer Allah ﷻ ?
  • Pourquoi avoir envoyé le Coran ?
  • Pourquoi avoir envoyé des miracles ?
  • Pourquoi est-ce que les gens ne vont pas d’emblée au paradis en enfer dès maintenant ?
  • Pourquoi est-ce que les prophètes vont toujours nous mettre en garde contre Iblis ?
  • Pourquoi est-ce qu’ils vont toujours nous rappeler l’histoire de notre papa Adam et de notre maman Hawa si tout est écrit et que ce n’est pas de notre faute ?

Tu comprends que ce n’est pas logique ?

De cette manière tu pourrais transposer cette idée à plein d’autres contextes en disant par exemple :

  • « Ce n’est pas ma faute si, dans mon couple, ça ne se passe pas bien et qu’on se dispute tout le temps, puisque tout était déjà écrit ».
  • « Si mes enfants font n’importe quoi, ce n’est pas ma faute »
  • « Si je ne m’entends pas avec ma femme, c’était écrit »
  • « Ce n’est pas ma faute si je ne fais pas la prière à l’heure ou si je ne me concentre pas dans ma prière »

Le destin, une connexion avec Allah ﷻ

On sait qu’il faut connaître l’origine et la nécessité de la salat. Je dois savoir que l’histoire de papa Adam doit me rappeler que la prière a un tournant décisif dans sa vie, parce que c’est à ce moment précis où il demande pardon à Allah qu’il actionne ce levier. La prière devient cette connexion qu’il va avoir dorénavant avec Allah ﷻ une fois descendu sur Terre.

Au paradis, Adam avait un accès direct à Allah ﷻ, le voyant et l’entendant de ses propres yeux et oreilles. Alors que sur Terre, cette proximité ne sera plus la même. En effet, il restera une connexion avec Allah ﷻ, une conversation avec Lui, mais sous une forme différente de celle du paradis.

Aujourd’hui, nous ne pouvons pas voir Allah ﷻ de nos propres yeux ni entendre Sa voix de nos propres oreilles. Ainsi, la prière et la lecture du Coran deviennent ce lien essentiel. Lorsque je lis le Coran, je sais que ce sont les paroles réellement prononcées par Alla ﷻh, même si je n’entends pas Sa voix. C’est pourquoi nous aspirons à aller au Paradis pour Le voir et L’entendre véritablement.

Tout cela nous rappelle que dire « ce n’est pas ma faute » en rejetant nos responsabilités n’est pas une attitude à adopter.

Le livre des comptes

« Celui qui fait un atome de bien le verra, celui qui fait un atome de mal le verra ».

Sourate Al Zalzala

Ce jour-là, lors du Jugement Dernier, nous recevrons tous un livre, qui exposera :

  • notre vie,
  • tous les choix que nous avons faits sur Terre,
  • tous les leviers que nous avons activés pour notre destin,
  • des pardons que nous avons accordés ou refusés,
  • des justifications que nous avons données,
  • des responsabilités que nous avons assumées.

Ce récit, nous l’écrivons aujourd’hui avec nos actions. Chaque décision que nous prenons, que ce soit de lire le Coran, de prier à la mosquée ou même de me lire en ce moment, est inscrite dans ce livre de notre destinée.

Si tu n’avais pas de part dans le décret d’Allah ﷻ, si tu n’avais pas de part dans ta propre destinée, alors il n’y aurait pas besoin de te présenter le livre de tes comptes, ni le recueil de tes actions et de tes choix. En effet, si tu n’avais pas eu de libre arbitre au départ, tout cela serait superflu.

Avant de te laisser …

J’espère que le sujet du destin dans le Coran est maintenant plus clair pour toi et qu’il te semble plus logique et plus pratique. Aujourd’hui, je te demande de considérer la place que tu veux occuper à la fin de ta vie :

  • celle que notre père Adam désirait pour lui-même : retourner vers sa vraie demeure.
  • celle qu’Iblis s’est prédestinée : l’enfer, alors que ce n’était pas sa maison initiale.

Cette réflexion nous aide à :

  • faire les bons choix,
  • prendre nos responsabilités,
  • assumer nos actes et les conséquences qui en découlent.

Surtout, elle nous encourage à avoir constamment le pardon sur les lèvres, car Allah ﷻ aime ceux qui demandent pardon. Comme le dit un hadith authentique :

« Tous les fils d’Adam commettent des erreurs, mais les meilleurs d’entre eux sont ceux qui demandent pardon à Allah ».

En lisant l’histoire de notre père Adam, nous comprenons que le pardon lui a apporté beaucoup de bénédictions.

Si tu veux connaitre davantage de pépites de ton Coran, je t’invite à me suivre sur Instagram, mais également à découvrir la formation « Coran de ma vie », qui permet de faire du Coran son meilleur ami.

illustration pour un épisode de podcast sur le destin dans l'islam
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