L’âge de 40 ans dans le Coran

Temps de lecture estimé : 12 min

Il y a un seul âge mentionné dans le Coran. Pas une durée, pas une période — un âge précis : 40 ans.

Pourquoi cet âge ? Qu’est-ce qu’ALLAH ﷻ a voulu nous dire ? C’est ce que nous allons voir ensemble dans cet article.

Sommaire

L’unique âge mentionné dans le Coran

On parle souvent de cet âge en évoquant la crise de la quarantaine. Certains diront que c’est la midlife crisis, d’autres que c’est un âge de chamboulement, de renouveau. Il se passe quelque chose à cet âge-là. Et il se trouve que c’est le seul âge mentionné dans le Coran.

Tu imagines bien que cela a attiré mon attention.

Les 40 ans. C’est le seul âge mentionné dans le Coran en tant que tel. Parce que quand ALLAH ﷻ parle d’âge ou de durée, il cite plutôt des périodes — comme la durée d’allaitement privilégiée, qui est d’environ deux ans, ou les 950 ans pendant lesquels Nouh عليه السلام a prêché. Ce sont des durées. Mais un âge précis, un seul : 40 ans.

On pourrait se demander pourquoi ALLAH ﷻ n’a pas mentionné l’âge de la puberté, ou l’âge auquel on sera au paradis — inshALLAH — qui est 33 ans, et que les savants considèrent comme l’âge de la maturité. Parce que 40 ans, c’est la pleine maturité.

Une précision importante sur les années 

Avant d’aller plus loin, un point important. Quand le Coran mentionne des années, il faut les compter en années hijri. Or le calendrier grégorien a 365 jours, et le calendrier hijri a toujours 11 jours de moins par an. C’est pour cette raison que le mois de Ramadan se déplace dans les saisons — il lui faut plus de 30 ans pour revenir exactement à la même position.

Ce que cela signifie concrètement : entre 30 et 60 ans, il faut ajouter un an à son âge grégorien pour obtenir son âge hijri. À 30 ans grégoriens, on a 31 ans hijri. À 39 ans grégoriens, on a déjà 40 ans hijri. À 60 ans, il faut ajouter deux ans. Donc si tu as 39 ans, sache qu’en réalité tu as déjà 40 ans.

Une précision utile aussi sur la zakat : si tu verses ta zakat depuis plus de 30 ans en te basant sur une date anniversaire grégorienne, il pourrait y avoir un an de déficit. Il vaut mieux prendre comme référence une date islamique — comme le début du Ramadan par exemple — pour que le calcul reste juste. Ce serait dommage de se retrouver déficitaire d’une année de zakat par manque d’attention à ce détail.

Un âge qui concerne tout le monde

Revenons à notre sujet. Les 40 ans me fascinent profondément, et pour cause — c’est le seul âge mentionné dans le Coran. Et la manière dont ALLAH ﷻ en parle est d’une beauté qui me laisse sans mots. Parce qu’Il en parle comme d’un bel espoir — pour ceux qui n’ont pas encore atteint cet âge, pour ceux qui s’en approchent, pour ceux qui y sont, et pour ceux qui l’ont dépassé.

Pour ceux qui sont dans la quarantaine : ce n’est pas fatal. Ce n’est pas l’âge où tout est trop tard et où rien ne peut plus changer. Ce n’est absolument pas ainsi qu’ALLAH ﷻ voit les choses. C’est au contraire un bel espoir.

Voici les ayat qui ont motivé cet épisode — le seul passage du Coran qui mentionne cet âge.

وَوَصَّيْنَا الْإِنسَانَ بِوَالِدَيْهِ إِحْسَانًا ۖ حَمَلَتْهُ أُمُّهُ كُرْهًا وَوَضَعَتْهُ كُرْهًا ۖ وَحَمْلُهُ وَفِصَالُهُ ثَلَاثُونَ شَهْرًا ۚ حَتَّىٰ إِذَا بَلَغَ أَشُدَّهُ وَبَلَغَ أَرْبَعِينَ سَنَةً قَالَ رَبِّ أَوْزِعْنِي أَنْ أَشْكُرَ نِعْمَتَكَ الَّتِي أَنْعَمْتَ عَلَيَّ وَعَلَىٰ وَالِدَيَّ وَأَنْ أَعْمَلَ صَالِحًا تَرْضَاهُ وَأَصْلِحْ لِي فِي ذُرِّيَّتِي إِنِّي تُبْتُ إِلَيْكَ وَإِنِّي مِنَ الْمُسْلِمِينَ
أُولَٰئِكَ الَّذِينَ نَتَقَبَّلُ عَنْهُمْ أَحْسَنَ مَا عَمِلُوا وَنَتَجَاوَزُ عَن سَيِّئَاتِهِمْ فِي أَصْحَابِ الْجَنَّةِ ۖ وَعْدَ الصِّدْقِ الَّذِي كَانُوا يُوعَدُونَ

Nous avons enjoint à l’être humain la bienfaisance envers ses père et mère. Sa mère l’a porté avec pénibilité et l’a mis au monde avec pénibilité. Sa gestation et son sevrage durent trente mois. Lorsqu’il atteint sa pleine maturité et qu’il atteint quarante ans, il dit : « Mon Seigneur, permets-moi d’être reconnaissant envers Tes bienfaits dont Tu m’as comblé ainsi que mes père et mère, et d’accomplir de bonnes œuvres qui T’agréent. Accorde-moi une bonne descendance. Je me repens à Toi et je suis du nombre de ceux qui Te sont entièrement soumis. » Ce sont ceux-là dont Nous acceptons le meilleur de ce qu’ils ont œuvré, tout en passant sur leurs méfaits. Ils seront parmi les gens du paradis, selon la promesse véridique qui leur avait été faite.

Sourate al-Ahqâf, versets 15 et 16.

Ce que disent ceux qui ont vécu cet âge

J’ai voulu préparer cet épisode sérieusement. Comme je n’ai pas encore 40 ans — qu’ALLAH ﷻ nous les accorde en bonne santé et dans ce qui Lui plaît, âmeen — je ne me voyais pas parler de cet âge sans avoir recueilli la parole de ceux qui l’ont vécu. J’ai posé la question autour de moi depuis plus d’un an, à des amis, sur les réseaux, et j’ai rassemblé de nombreux témoignages.

Voici les mots et expressions qui sont revenus le plus souvent — une liste non exhaustive, mais parlante : 

  • Remise en question,
  • Introspection, 
  • Prise de conscience, 
  • Savoir ce qu’on veut et ce qu’on ne veut pas, 
  • Renaissance, 
  • Renouveau,
  • Nouveau départ, 
  • Une perspective de vie plus claire — sur le travail, la famille, la religion, la pratique de l’islam. 
  • Se sentir plus responsable pour l’avenir. 
  • Se sentir enfin adulte au même titre que ses parents — pas dans le sens de les égaler, mais dans celui de les comprendre vraiment, et d’être compris par eux en retour.
  • L’âge où l’on commence à être vraiment pris au sérieux. Certains m’ont confié être contents de dire « j’ai 40 ans » — parce que cela signifie : je suis mature, je suis légitime, je sais ce que je dis et ce que je choisis.
  • Se détacher du regard des autres, même celui de la famille. Certains m’ont dit que c’est à cet âge qu’ils ont cessé de se sentir, aux yeux de leurs parents, comme des petits garçons ou des petites filles. Non pas qu’ils cessent d’être leurs enfants — mais c’est là qu’ils ont vraiment pris conscience de leur propre responsabilité devant ALLAH ﷻ, pour leurs propres actes et leurs propres choix.
  • Un meilleur contrôle des émotions. 
  • Un bilan des épreuves traversées. 
  • L’angoisse, le sentiment de n’avoir rien accompli, 
  • La tristesse de ne pas avoir encore d’enfant ou de ne pas avoir connu le mariage.

Et ces témoignages qui m’ont particulièrement touché : 

« C’est comme si j’avais atteint un âge de raison différent, qui me fait voir et vivre l’islam autrement. » 

« À cet âge, tu refais le film de ta vie, en y voyant chaque sagesse qu’ALLAH ﷻ a voulu placer sur ton chemin. » 

« J’ai placé ALLAH ﷻ au centre de ma vie à 40 ans, et Il a tout changé. »

Ce qui est frappant, c’est que ces personnes ont ressenti tout cela indépendamment de la ayah du Coran. Beaucoup ne savaient pas ou n’avaient pas encore mesuré la profondeur de ce qu’elle dit. C’est donc quelque chose de physiologique, d’intrinsèque — dans la tête, dans le cœur, dans le corps. Quelqu’un qui n’a jamais lu le Coran, quelqu’un qui n’est pas musulman, peut te parler de la crise de la quarantaine. Et aucune autre « crise » n’a la même place dans l’imaginaire collectif.

J’espère qu’à compter de cet épisode, personne dans notre communauté ne minimisera plus cette période, ne s’en moquera plus, ne la tournera plus en dérision. Parce que nous, musulmans, nous devons l’entendre comme quelque chose de spirituel, comme un âge qui nous rattache à ALLAH ﷻ.

Ce que la science dit des 40 ans

Avant de plonger dans la dimension spirituelle, j’ai voulu partager la dimension scientifique et physiologique de cet âge. Et ce qui est fascinant, c’est que ce sont des découvertes récentes.

Des études publiées à partir de 2010 et 2015, notamment par une équipe de chercheurs londoniens, ont montré que le cerveau continue de se développer jusqu’à l’âge de 40 ans. C’était déjà une découverte immense, parce qu’on était persuadé jusqu’alors que le cerveau humain terminait son développement à la fin de l’enfance ou de l’adolescence.

La région concernée est le cortex préfrontal. C’est la partie du cerveau impliquée dans : 

  • la planification, 
  • la priorisation, 
  • la prise de décision,
  • la maîtrise des pulsions. 

Elle commence à se développer dans l’enfance, est réorganisée à la fin de l’adolescence, continue de maturer pendant la trentaine et la quarantaine — et atteint son plein développement à 40 ans.

La neuroscientifique Sarah-Jayne Blakemore, de l’University College London, a été l’une des premières à remettre en question l’idée que le cerveau cessait de se développer pendant l’enfance. Elle a montré que de nombreux cerveaux humains continuent de se développer pendant plusieurs décennies. Et elle a dit de cette région — le cortex préfrontal — que c’est la région du cerveau qui nous rend humains.

Allahu Akbar.

Quand j’ai compris ça, la première chose qui m’est venue à l’esprit, c’est qu’on manque de rahma les uns envers les autres. Parce que si quelqu’un a 25 ans, 30 ans, 18 ans — son cortex préfrontal n’a pas fini de maturer. La partie de son cerveau qui lui permet de prendre des décisions, de prioriser, de maîtriser ses pulsions, n’est pas encore à son plein potentiel. Alors regardons ces personnes avec plus de bienveillance. Donnons-leur le droit de se tromper, de tomber, de se relever.

C’est comme un bébé qui apprend à marcher. Sa mère ne le gronde pas parce qu’il tombe. Elle regarde, elle est là, elle le laisse recommencer. Et pourtant certains parents font exactement le contraire avec leurs enfants devenus grands. On leur enlève le droit de se tromper. Alors que tomber, c’est précisément comme ça qu’on apprend.

Si on intégrait vraiment cette information — les plus de 40 ans envers les plus jeunes, et les plus jeunes envers eux-mêmes — il y aurait moins de conflits intergénérationnels, moins de tensions dans les familles, dans les mosquées, dans les communautés. On se doit d’être la communauté de l’ihsan. Personne ne devrait nous dépasser en matière de bienveillance.

Les témoignages des parents

J’ai aussi recueilli quelques témoignages de parents sur les 40 ans de leurs enfants. Et quelque chose de très beau en est ressorti. 

Plusieurs m’ont dit qu’au moment où leur enfant a atteint cet âge, ils ont ressenti comme un allégement dans leur rôle de parent. Pas au sens où ils ne sont plus parents — mais dans le sens où ils sentaient qu’ils avaient rempli leur mission, qu’ils pouvaient désormais parler à leur enfant d’égal à égal en termes de maturité. 

Et que certaines choses n’auraient plus besoin d’être expliquées pendant des années.

Commencer par le commencement

Avant de parler de la doua de cet âge, ALLAH ﷻ a jugé important de rappeler à l’être humain d’où il vient. Ses débuts, ce ne sont pas ses premiers pas sur Terre — c’est dans le ventre de sa mère.

Il dit dans la Sourate al-Ahqâf : sa mère l’a porté avec pénibilité — karhan — et l’a mis au monde avec pénibilité. Ce mot, karhan, désigne quelque chose que l’on déteste, quelque chose qui répugne, qui est difficile à supporter. Et ALLAH ﷻ a choisi de le mentionner.

Qui aime avoir des nausées ? 

Vomir tous les matins ? 

Ne pas réussir à dormir ni à trouver une position confortable ? 

Porter ce poids et ne plus réussir à marcher normalement ? 

Hors grossesse, si quelqu’un présentait ces symptômes, on appellerait ça une maladie. La grossesse n’est pas une maladie — mais chaque symptôme qui l’accompagne figure bien parmi les symptômes d’autres pathologies. ALLAH ﷻ est réaliste. Et cet énoncé est aussi un appel à toutes les femmes qui culpabilisent de dire que leur grossesse a été difficile : ALLAH ﷻ vous a entendues. Il l’a dit Lui-même.

Et il ajoute : sa gestation et son allaitement durent 30 mois. Les savants ont croisé cette donnée avec une autre ayah qui mentionne deux ans d’allaitement — soit 24 mois. La différence est de 6 mois, ce qui correspond à la durée minimale de gestation pour qu’un bébé soit viable.

Cette précision n’est pas anodine. Au temps du calife ‘Umar ibn al-Khattab رضي الله عنه, une femme avait accouché d’un bébé prématuré de 6 mois, et elle avait été accusée d’adultère parce que les dates ne semblaient pas concorder avec son mariage. C’est ‘Ali رضي الله عنه qui a rappelé cette ayah — montrant que le Coran avait déjà statué sur ce cas. Cette femme a été innocentée. Sans cette connaissance, son destin aurait pu basculer.

ALLAH ﷻ n’a rien laissé au hasard.

La neuroscience confirme le Coran

Il y a quelque chose d’encore plus saisissant. ALLAH ﷻ mentionne dans cette ayah que c’est après la gestation, l’allaitement, et la pleine force — aux environs de 33 ans — que l’être humain atteint 40 ans. Et c’est précisément à cet âge que le cortex préfrontal, cette région qui nous rend humains, atteint sa pleine maturité.

Le Coran parlait de 40 ans. La neuroscience, en 2010, a redécouvert ce que le Coran avait posé 14 siècles plus tôt.

Si quelqu’un n’avait pas encore compris que le Coran parle de nous, de notre histoire, de notre corps — voilà.

La doua des 40 ans

Et là, ALLAH ﷻ ne laisse pas l’être humain seul face à cet âge. Il lui met une doua sur les lèvres. Une doua complète, profonde, qu’il faut apprendre par cœur.

Sache que quand le Coran mentionne une doua, on ne doit pas passer à côté. Et ici, ALLAH ﷻ ne l’a pas mise dans la bouche d’un prophète — Il l’a mise dans la bouche de l’être humain, de tout être humain qui atteint cet âge.

رَبِّ أَوْزِعْنِي أَنْ أَشْكُرَ نِعْمَتَكَ الَّتِي أَنْعَمْتَ عَلَيَّ وَعَلَىٰ وَالِدَيَّ وَأَنْ أَعْمَلَ صَالِحًا تَرْضَاهُ وَأَصْلِحْ لِي فِي ذُرِّيَّتِي إِنِّي تُبْتُ إِلَيْكَ وَإِنِّي مِنَ الْمُسْلِمِينَ

Rabbi awzi’nî an ashkura ni’mataka llatî an’amta ‘alayya wa ‘alâ wâlidayya wa an a’mala sâlihan tardâhu wa aslih lî fî dhurriyyatî, innî tubtu ilayka wa innî mina l-muslimîn.

Mon Rabb, permets-moi d’être reconnaissant envers Tes bienfaits dont Tu m’as comblé ainsi que mes père et mère, et d’accomplir de bonnes œuvres qui T’agréent. Accorde-moi une bonne descendance. Je me repens à Toi et je suis du nombre de ceux qui Te sont entièrement soumis.

Signification profonde 

Le verbe employé ici n’est pas simplement « rends-moi reconnaissant ». C’est awzi’ni — donne-moi toutes les capacités, tous les outils, tout le ciment pour être reconnaissant. C’est très fort. 

Et c’est très logique : à 40 ans, au niveau physiologique, quelque chose change. Le corps ne se renouvelle plus de la même façon. La matière grise évolue autrement. Alors l’être humain dit à son Créateur : donne-moi les forces que je n’aurais pas si Tu ne me les donnais pas.

Et la gratitude demandée est double : pour les bienfaits accordés à soi, et pour les bienfaits accordés à ses parents. Parce que si je suis ce que je suis aujourd’hui, c’est aussi parce que mes parents sont ce qu’ils sont — avec leurs forces, leurs limites, leurs propres histoires. Quels qu’ils soient. Même s’ils n’étaient pas parfaits. Même s’ils ont manqué de choses. Ils t’ont donné ce qu’ils avaient. Et ce qu’ils n’ont pas pu te donner, c’est qu’ils ne le possédaient pas.

À 40 ans, on a la maturité pour comprendre ça.

Être couturier du reste de sa vie…

Le mot sâlih, issu de la racine salaha, ne signifie pas seulement « bon ». Il désigne ce qui était souillé et qu’on rend net. Ce qui était déchiré et qu’on recoud. Ce qui était cassé et qu’on répare. Ce qui était inachevé et qu’on élève à un niveau supérieur.

Donc à 40 ans, l’être humain dit à ALLAH ﷻ : je veux être couturier pour le restant de ma vie. Je veux réparer, construire, élever. Je ne veux plus perdre de temps.

Pour la partie aslih lî fî dhurriyyatî — rends-moi moi-même sain à travers ma descendance. Il y a le — pour moi. Comme si l’on disait : Ya ALLAH, fais que ce que je transmets soit bon. Parce que je ne serai pas là pour récolter les hasanates de mes générations futures — mais si je transmets de bonnes choses, j’en aurai un pourcentage. 

Et si je transmets de mauvaises choses, j’en porterai aussi la part. Attention à ce qu’on introduit dans sa lignée.

Tawba et soumission

La doua se termine par : innî tubtu ilayka wa innî min al-muslimîn — je me repens à Toi et je suis du nombre de ceux qui Te sont entièrement soumis.

Avec tout ce qui s’est passé dans une vie, on va en commettre, des erreurs. Donc par avance, on dit à ALLAH ﷻ : je me repens pour ce qui est passé, pour maintenant, pour la suite. Et je suis musulman — je Te suis soumis. C’est le discours qu’on veut pouvoir prononcer devant ALLAH ﷻ le Jour où on devra Lui rendre des comptes. Autant s’y entraîner maintenant.

La promesse d’ALLAH ﷻ

ALLAH ﷻ ne laisse pas cette doua sans réponse. Dans le verset suivant, Il dit : 

Ceux-là sont ceux dont Nous acceptons le meilleur de ce qu’ils ont œuvré, tout en passant sur leurs méfaits. Ils seront parmi les gens du paradis, selon la promesse véridique qui leur avait été faite.

C’est une promesse. ALLAH ﷻ va prendre le meilleur de tes actions. Il va leur donner les plus grands coefficients. Et les notes négatives, il ne les comptera pas. Ta moyenne finale, si elle n’est pas au-dessus de 18 sur 20, comment serait-ce possible ?

Ce sont uniquement des bonnes nouvelles. Et quand on prononce cette doua en sachant ce qui suit — on la prononce comme une promesse. Et un jour, on y repensera en se disant : ALLAH ﷻ l’avait promis. J’ai eu exactement ce qu’Il m’avait promis.

Avant de te laisser

À 40 ans, c’est l’âge auquel notre mère Khadija رضي الله عنها a rencontré l’homme de sa vie — qui est devenu aussi l’homme de nos vies à tous. Elle a vécu avec le Prophète ﷺ jusqu’à assister à ses 40 ans à lui. Et c’est à 40 ans que la révélation est descendue. C’est à 40 ans que le Coran est arrivé pour l’humanité.

J’ai trouvé ça très beau — que cette première histoire d’amour, celle qui a précédé la révélation, prenne en compte l’âge de 40 ans de cette façon.

Qu’ALLAH ﷻ nous permette de vivre toute notre vie selon ce qui Lui plaît, et de mériter cette promesse qu’Il nous a faite. Âmeen.

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