Le croyant est comme les abeilles

Temps de lecture estimé : 13 min

Et si le croyant idéal ressemblait… à une abeille ? Dans le Coran, ALLAH ﷻ consacre une sourate entière aux abeilles, et le Prophète ﷺ nous dit : « Le croyant est comme l’abeille. » Une foi silencieuse mais féconde, un travail discret mais indispensable, un passage qui guérit plus qu’il ne marque les regards. Dans cet épisode, on médite sur ce modèle étonnant pour repenser notre manière de croire, d’agir et de laisser une trace.

Sommaire

Les abeilles ont une sourate à leur nom, et le Prophète ﷺ nous dit que « le croyant est comme l’abeille ». Dans cet épisode, on médite sur ces versets et ce hadith pour comprendre comment se nourrir de ce qui est pur, produire du bien comme un miel intérieur et traverser la vie des gens sans rien casser, en laissant derrière soi une douceur qui demeure.

Les ayat qui ont motivé l’épisode 

وَأَوْحَىٰ رَبُّكَ إِلَى ٱلنَّحْلِ أَنِ ٱتَّخِذِى مِنَ ٱلْجِبَالِ بُيُوتًا وَمِنَ ٱلشَّجَرِ وَمِمَّا يَعْرِشُونَ
ثُمَّ كُلِى مِن كُلِّ ٱلثَّمَرَٰتِ فَٱسْلُكِى سُبُلَ رَبِّكِ ذُلُلًا ۚ يَخْرُجُ مِنۢ بُطُونِهَا شَرَابٌ مُّخْتَلِفٌ أَلْوَٰنُهُۥ فِيهِ شِفَآءٌ لِّلنَّاسِ ۗ إِنَّ فِى ذَٰلِكَ لَـَٔايَةً لِّقَوْمٍ يَتَفَكَّرُونَ

Ton Rabb inspira aux abeilles : « Prenez des demeures dans les montagnes, les arbres et les treillages que les hommes élèvent. Puis mangez de tous les fruits et suivez les voies de votre Rabb rendues faciles à vous. » De leur ventre sort un breuvage de couleurs différentes, dans lequel il y a une guérison pour les gens. En cela, il y a assurément un signe pour ceux qui réfléchissent. 

Sourate An-Nahl, versets 68 et 69.

De très belles ayat qui décrivent le travail merveilleux des abeilles : ce qu’elles produisent pour nous, le miel, mais aussi beaucoup d’autres choses que les sciences naturelles observent et dont le Coran nous parle aussi.

Le hadith du croyant comparé à l’abeille

En pensant aux abeilles, j’ai aussi en tête un hadith de référence où le Prophète ﷺ a dit, dans le sens : 

« Par Celui qui détient l’âme de Muhammad dans Sa main, le croyant est comme l’abeille : lorsqu’elle mange, elle mange de bonnes choses ; lorsqu’elle donne, elle donne de bonnes choses ; et lorsqu’elle se pose sur une plante, elle ne la casse pas et ne la détériore pas. »

Hadith rapporté par An-Nasaï.

Quand ALLAH ﷻ a voulu nous parler de la création disciplinée, Il a parlé des abeilles. Et quand le Prophète ﷺ a voulu nous parler du croyant idéal, il a lui aussi cité l’abeille. Cette double mention n’est pas un hasard. Dans l’abeille se trouve un modèle : un modèle de foi silencieuse, de service, d’équilibre et de khayr.

On vit une époque où beaucoup veulent 

  • “laisser une trace”, 
  • “marquer les esprits”, 
  • “faire du bruit”. 

Mais ce que notre religion nous apprend, c’est que la foi la plus sincère est souvent une foi silencieuse. Silencieuse dans le sens où elle ne cherche pas le bruit. Elle agit, mais sans se montrer, sans tapage. Elle est remplie de dur labeur, d’utilité, parfois sans éclat apparent. 

Comme l’abeille.

L’abeille ne parle pas, mais tout en elle glorifie ALLAH ﷻ : 

  • elle travaille, 
  • elle construit, 
  • elle nourrit, 
  • elle guérit. 
  • elle laisse derrière elle du bien partout où elle passe, 

Cet épisode est donc un tadabbur autour de cette image : une méditation sur ce hadith précieux du Prophète ﷺ, “le croyant est comme une abeille”, et sur le passage du Coran qui lui est consacré.

Le croyant se nourrit de ce qui est pur

Choisir une nourriture pure pour le cœur

Si on commence par ce que le Prophète ﷺ nous dit, le croyant est comme l’abeille dans le fait qu’elle se nourrit de ce qui est pur. Lorsqu’elle mange, elle mange de bonnes choses.

L’abeille ne s’arrête pas sur n’importe quelle fleur. Elle choisit les fleurs les plus parfumées, les plus saines, les plus pures. Elle fuit ce qui est putride, ce qui est mauvais, ce qui n’est pas sain. Elle évite les déchets et ne se nourrit jamais de ce qui sent mauvais.

De la même manière, le croyant ne laisse pas son cœur s’abreuver des ordures de ce monde : 

  • pas de ragots, 
  • pas de médisance, 
  • pas de colère cultivée, 
  • pas de vulgarité. 

Le croyant véritable sélectionne sa nourriture, sa nourriture religieuse et sa nourriture spirituelle, comme l’abeille sélectionne ses fleurs. Ca se manifeste par le fait qu’il : 

  • lise des paroles qui l’élèvent
  • écoute ce qui nourrit son intérieur
  • s’entoure de ce qu’il sent comme étant sain et bon, de bonnes fréquentations, de bonnes paroles, de bons contenus.
  • consomme de bonnes choses, dans tous les sens du terme.

Ce que tu manges devient ce que tu produis

Ce que tu manges, que ce soit matériellement ou spirituellement, devient la matière de ce que tu vas produire ensuite. Si ton cœur se nourrit de pureté, ce qu’il donnera sera plus pur.

Ibn al-Qayyim, rahimahullah, disait : 

Les cœurs sont comme les abeilles : quand elles se nourrissent de pur, elles produisent du miel. Mais si elles se nourrissent d’impureté, elles tombent malades. 

Transformer ce qu’on reçoit en bien durable

La baraka dans ce que l’on possède

L’abeille ne fait pas que se nourrir de ce qui est pur. Elle donne aussi de bonnes choses. Le Prophète ﷺ disait que lorsqu’elle donne, elle donne de bonnes choses.

Ce qu’elle produit, c’est du miel et pas seulement. Il y a aussi les autres produits de la ruche, comme le pollen, la gelée royale, la propolis, et d’autres encore. Tout ce qui sort de l’abeille, ce sont des sécrétions bonnes et utiles. On peut dire que c’est l’une des meilleures sécrétions du monde animal. C’est doux, durable, curatif.

L’abeille transforme ce qu’elle reçoit en quelque chose de meilleur. C’est exactement cela, la baraka. Ce n’est pas d’avoir beaucoup, c’est de transformer le peu que l’on a en un bien durable.

C’est pour cela qu’on demande à ALLAH ﷻ la baraka dans ce qu’on possède. Il part de ce que tu as, et Il en fait sortir bien plus que ce que tu imaginais.

Le croyant comme transformateur de bien

De la même manière, le croyant transforme : 

  •  son temps en adoration
  • ses épreuves en enseignements
  • ses relations en bénédictions.

Ainsi : 

→ ce qu’il touche devient utile,
→ ce qu’il dit peut guérir les cœurs qui l’écoutent,
→ ce qu’il partage élève.

Le croyant profite aux autres. 

Le meilleur d’entre nous est celui qui est le plus utile aux autres, 

comme nous l’a appris le Prophète ﷺ. À l’image de l’abeille qui ne garde pas son miel pour elle, le croyant ne garde pas son bien pour lui. Il en profite, mais la plus grande partie profite aux autres.

Ne pas détruire notre environnement

Se poser sans abîmer

Dans le hadith, le Prophète ﷺ dit aussi que lorsqu’elle se pose sur une plante, l’abeille ne la casse pas. C’est peut-être l’image la plus fine et la plus belle de ce texte.

L’abeille est légère. Elle se pose doucement. Elle prend sans détruire. Aujourd’hui, ce n’est pas évident de passer quelque part sans abîmer. Souvent, là où l’être humain passe, quelque chose se casse.

L’abeille, elle, ne laisse jamais un lieu plus abîmé qu’elle ne l’a trouvé. Au contraire, elle aide la fleur à porter ses fruits, parce qu’elle la féconde en silence. C’est la pollinisation.

Laisser plus de bien derrière soi

Les abeilles ne produisent pas seulement du miel. Sans elles, il serait très difficile de survivre sur terre. Elles participent à la reproduction des plantes, à l’équilibre des écosystèmes. Cela nous ramène à l’image du croyant.

Le croyant, lui aussi, doit être comme ça. Ce n’est pas un hasard si le Prophète ﷺ nous a comparés à l’abeille. Il devrait être : 

  • une présence qui n’abîme pas, 
  • un passage qui apaise, 
  • une parole qui ne détruit pas.

Le Coran insiste beaucoup sur l’exemple de la bonne parole et de la mauvaise parole, comparées à un arbre avec ses racines, ses branches, ses fruits. Ici, c’est la même idée. Le croyant : 

  • Alors qu’il entre dans une maison, il laisse de la paix derrière lui. 
  • Quand il sort d’une discussion, il laisse de la clarté.
  • Lorsqu’il traverse la vie de quelqu’un, il ne casse rien.

Quelque part, il fait comme l’abeille. Il “pollinise” le bien qu’il trouve déjà là. Son passage laisse plus de bien qu’avant. Le Prophète ﷺ veut nous amener à devenir des personnes dont la présence embellit, et non des présences qui fatiguent.

Construire plutôt que ravager

Le travail caché et organisé de l’abeille

L’abeille ne ravage pas, elle construit. Contrairement à la sauterelle, par exemple, qui détruit tout sur son passage, ou à certains insectes qui dévorent, l’abeille protège, bâtit, organise.

Elle travaille dans le calme et dans le secret. Ses ruches sont loin des regards, bien organisées, à l’abri des mains qui veulent les déranger. Elle agit sans bruit, sans chercher à être vue.

Le croyant agit lui aussi, en grande partie, dans le secret. Il bâtit sa foi. Il construit son akhira comme on construit une maison. Personne ne voit à quoi ressemble le chantier intérieur.

Travailler pour ALLAH ﷻ et non pour les regards

Le croyant ne cherche pas l’attention ni la gloire. L’abeille travaille pour la ruche. Le croyant travaille pour la Umma. Ni l’un ni l’autre ne devraient se lasser, parce qu’ils ne travaillent pas pour être vus, mais pour ALLAH ﷻ.

L’abeille travaille sans relâche et sans bruit. Tu n’en vois pas une traîner ou perdre son temps. Elle ne réclame pas de reconnaissance. Faire le bien est naturel pour elle.

C’est le symbole d’un travail sincère, d’un don caché et d’une constance admirable. Le croyant aussi ne se lasse pas de prier, de lire, d’apprendre, de transmettre. Il travaille dans le silence du cœur. Il ne cherche pas l’applaudissement, mais l’agrément d’ALLAH ﷻ.

Le bruit fatigue, le silence construit. On s’épuise vite à cause du bruit, beaucoup moins à cause du silence. L’abeille ne fait pas de bruit pour se faire entendre, elle fait du miel pour se faire ressentir.

Faire ressentir sa foi

Produire plutôt que se montrer

Au lieu de multiplier le bruit pour se faire remarquer, il vaut mieux faire en sorte que les autres ressentent quelque chose de bon à notre contact. C’est ce que fait l’abeille : elle prend un peu, elle donne beaucoup.

Elle ne se contente pas de prendre. Elle offre le goût sucré du miel, sa beauté, sa clarté. C’est par ce qu’elle produit qu’on la reconnaît.

Toi, en tant que croyante, fais en sorte que ta foi se ressente plutôt qu’elle ne s’affiche. On n’a pas besoin que notre foi soit étalée partout. On a besoin qu’elle laisse une trace douce, comme le miel, dans le cœur des autres.

Une foi qui laisse une douceur derrière elle

Le croyant qui ressemble à l’abeille n’a pas besoin de rugir ni de s’imposer. Il produit du bien, il apaise, il console, il enseigne, il répare. Il laisse derrière lui des traces qui ressemblent au miel : douceur, bienfait, guérison.

C’est ce type de présence dont notre époque a besoin, une foi qui se fait ressentir plus qu’elle ne s’affiche.

Aimer la communauté comme l’abeille aime la ruche

La ruche comme modèle de la Oumma

L’abeille aime le collectif. Elle ne vit pas seule. Aucune abeille ne vit isolée. Elles sont des milliers, unies pour une même mission. Il y a une reine, une organisation, des rôles bien définis.

Aucune ne dit, “Moi, je vais construire ma ruche à part, faire mon chemin seule.” Et c’est cela qu’ALLAH ﷻ veut pour la Oumma. Ce n’est pas un hasard s’Il nous parle des abeilles.

On peut voir une communauté d’abeilles dans le Coran comme une image de la communauté des croyants : chaque abeille travaille dans son champ, avec discipline, solidarité et humilité.

La foi qui se renforce à plusieurs

Chaque croyant, lui aussi, devrait aimer la jama‘a, le fait d’être en communauté, la complémentarité au lieu de la rivalité. La foi se renforce à plusieurs.

On dit que seul on va plus vite et ensemble on va plus loin. Les abeilles nous le montrent : ensemble, elles vont plus loin que ce qu’aucune n’aurait pu faire seule.

Seules, nous sommes fragiles. Ensemble, il y a de la force, de la solidité, une puissance au service du bien.

Se défendre sans chercher la confrontation

Une force maîtrisée

L’abeille ne pique que si on l’agresse. Elle n’est pas agressive par nature. Elle se défend lorsque sa ruche, sa reine ou son miel sont menacés.

Le croyant doit être pareil. Il a le droit de se défendre. Il a le droit de réagir lorsqu’on attaque la vérité, la justice, les siens. Mais il ne cherche pas la confrontation pour elle-même.

Sa force doit être maîtrisée. Il ne doit pas rendre plus que ce qu’il a subi. Il ne doit pas prendre davantage en compensation que le tort subi.

Douceur et fermeté à la fois

Sa force est précise et juste, comme la piqûre de l’abeille : une seule, bien placée, strictement défensive.

La douceur n’exclut pas la fermeté. L’abeille produit du miel, symbole de douceur. Pourtant, sa piqûre est redoutée.

De même, le croyant peut être doux dans ce qu’il offre et ferme dans ce qu’il protège. Il sait quand : 

  • se taire, 
  • patienter, 
  • pardonner 
  • se défendre.

Le croyant est imperméable aux tempêtes de l’extérieur : 

  • Quand il voit le mal, il va le contourner,
  • Quand il voit le bien, il va s’approcher, sans abimer, 
  • Quand il est blessé, il continue, 
  • Quand il est fatigué, il revient chez lui. 

L’abeille est un miroir pour le coeur du croyant : 

  • ce qu’elle prend est pur
  • ce qu’elle donne est pur
  • elle ne blesse pas pour rien.

 Ainsi, le croyant : 

  • ne va rien garder d’impur, 
  • ne va rien transmettre de mauvais,
  • ne corromp pas les choses qu’il touche,
  • il rend les choses comme il les a trouvé, même mieux. 

Et c’est de cette manière qu’ALLAH agit avec nous. Ainsi le croyant : 

  • va prendre des douleurs, et il va en faire des dou’a
  • va prendre des injustices, et il va en retenir des leçons et demander réparation à ALLAH.
  • va prendre les épreuves, et il va en faire du miel.
  • Et plus il se purifie, plus son miel guérit les gens.

L’abeille, pilier de l’équilibre du monde

Une petite créature, un grand rôle

Si ALLAH ﷻ a donné le nom d’un insecte à une sourate entière, c’est aussi pour qu’on réfléchisse à la place que cet être occupe.

Si un jour les abeilles venaient à disparaître, il ne manquerait pas seulement du miel. Ce serait le monde entier qui serait en difficulté.

Sans les abeilles, la Terre deviendrait difficilement habitable. On l’a dit, l’abeille travaille dans son coin, dans le silence. 

La pollinisation et l’écosystème

L’abeille relie la fleur à sa fécondité.

Elle transporte le pollen. 

Elle participe à l’écosystème.

On estime que les abeilles sont responsables d’une grande partie de la pollinisation mondiale. Sans elles, plus des trois quarts de certains fruits, légumes et fleurs ne pourraient plus se reproduire.

Beaucoup de cultures en dépendent : pommiers, cerisiers, melons, amandiers, tomates, courgettes, café, cacao, vanille, colza, et bien d’autres. Si les abeilles disparaissaient, ces plantes cesseraient progressivement de donner des fruits. Avec elles, c’est toute la chaîne alimentaire qui vacillerait. 

L’ONU estime qu’avec la disparition des abeilles, c’est 30 à 40% de notre alimentation qui s’éteindrait.

Quand l’équilibre se rompt

Sans pollinisation, les plantes s’appauvrissent. Les herbivores manquent de nourriture, puis meurent. Les carnivores suivent. Les prairies disparaissent, les forêts reculent, les oiseaux s’en vont.

Un jour, l’être humain se retrouverait seul dans un monde qu’il a contribué à rendre stérile. 

  • Moins d’abeilles, c’est moins de plantes. 
  • Moins de plantes, c’est moins de photosynthèse. 
  • Moins de photosynthèse, c’est moins d’oxygène 
  • et plus de dioxyde de carbone.

La planète devient plus chaude, plus sèche, plus instable. Les abeilles ne nourrissent pas seulement la terre, elles l’aident aussi à respirer.

Sans elles, il y aurait moins de fleurs, moins de prairies colorées, moins de parfums. La nature perdrait son éclat, son rythme, son allure.

Le miel ne serait plus seulement un goût perdu, mais le souvenir d’un monde qui n’existe plus.

Une oumma parmi les créatures

ALLAH ﷻ n’a rien créé en vain. 

Une petite créature que beaucoup écraseraient sans réfléchir est en réalité un pilier dans l’équilibre de la terre.

ALLAH ﷻ dit dans le Coran : 

« Il n’est point de bête sur terre ni d’oiseau volant de ses ailes qui ne forment des communautés comme vous. » 

Sourate Al-An‘am, verset 38.

Les abeilles forment une oumma. Leur disparition serait un grand rappel pour nous. Quand l’humain détruit le plus petit équilibre, c’est le sien qu’il détruit.

Les abeilles : une guérison pour les corps et un signe pour les cœurs

Le miel, remède du corps

ALLAH ﷻ dit : 

de leur ventre sort un breuvage de couleurs différentes, dans lequel il y a une guérison pour les gens.

Les miels sont multiples par leurs couleurs, leurs goûts, leurs origines. Miel de châtaignier, de montagne, de fleurs diverses. Chaque plante butinée donne une nuance différente.

Le Prophète ﷺ a mentionné lui aussi cette guérison : 

le Coran est une guérison pour le cœur et le miel est une guérison pour le corps.

ALLAH ﷻ conclut ce passage en disant qu’il y a là des signes pour les gens qui réfléchissent.

C’est précisément ce que nous sommes invités à faire : réfléchir, prendre le temps de regarder ce que nous avons sous les yeux et qui nous parle de la sagesse d’ALLAH ﷻ.

Dans les abeilles, dans leurs ruches, dans le miel, il y a des signes pour toi, pour ta foi, pour ta manière de vivre.

Le croyant, une abeille du Coran

Tirer du miel du Coran

Si je devais résumer, le croyant est une abeille. Une abeille du Coran.

À partir de l’analogie du Prophète ﷺ, on comprend que l’abeille fait son travail dans son coin. Toi, ton travail n’est pas dans les montagnes ni sur les fleurs, mais dans ton cœur, ta vie, ta relation au Coran.

Le croyant reçoit la révélation, le Coran déjà descendu, suit sa voie et, à partir de là, fait sortir du bien. Il tire de la révélation un “miel” pour les autres.

Laisser une trace douce après son passage

Quand il quitte ce monde, il laisse derrière lui un parfum, une trace, une douceur.

ALLAH ﷻ ne nous a jamais comparés au lion. Il ne nous a pas demandé de rugir. Il nous a comparés à l’abeille par la bouche de Son Messager ﷺ.

Le croyant est comme l’abeille. L’abeille mange de bonnes choses, donne de bonnes choses et, lorsqu’elle se pose, elle ne casse rien.

Pose-toi dans la vie des gens comme une abeille. Parle peu parfois, mais soigne beaucoup. Rappelle-toi que la guérison appartient à ALLAH ﷻ.

Ne pique que lorsque c’est pour protéger le bien et l’honneur. Fais de ta foi un miel qui te guérit toi et qui apaise le cœur des autres.

Une du‘a pour devenir comme l’abeille

Qu’ALLAH ﷻ nous facilite, qu’Il nous accorde de respecter les abeilles, d’être reconnaissants pour ces petites aides qui travaillent en silence pour l’équilibre de la Terre.

Qu’Il nous accorde la même discipline, la même constance, la même douceur, le même comportement tourné vers le bien : ne rien détruire inutilement, ne pas piquer pour rien, travailler correctement.

Amîn.

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