Apprendre de plus petit que soi

Temps de lecture estimé : 13 min

Aujourd’hui, c’est un épisode qui est assez spécial aujourd’hui, puisque je suis avec une invitée. Ce n’est pas tout à fait inhabituel — j’ai déjà eu plusieurs fois des invités de marque ici.

Sommaire

Aujourd’hui, c’est une invitée bien spéciale, puisque ce n’est autre que ma fille aînée, Oum Salama, 9 ans (au moment de l’enregistrement), qui avait des choses à dire. C’est en parlant de certaines ayat qu’elle aime beaucoup qu’est née l’idée de cet épisode.

Je la laisse se présenter.

Oum Salama : Wa ‘alaykoum assalam. Je m’appelle Oum Salama, j’ai 9 ans, je suis l’ainée d’une fratrie de 3, et aujourd’hui je fais un podcast avec ma mère. J’avais toujours rêvé d’en faire un avec elle. ALLAH ﷻ nous a accordé la possibilité de le faire — je suis contente.

Zaynab : Merci pour cette présentation. Je ne m’attendais pas à ce que ce soit aussi bref. Tu as d’habitude beaucoup à dire.

O : Je ne veux pas raconter toute ma vie. Ce n’est pas une biographie !

Z : C’est bien pensé. Alors, je te laisse nous présenter les ayat qui ont motivé l’épisode du jour.

مَا سَلَكَكُمْ فِى سَقَرَ
قَالُوا۟ لَمْ نَكُ مِنَ ٱلْمُصَلِّينَ
وَلَمْ نَكُ نُطْعِمُ ٱلْمِسْكِينَ
وَكُنَّا نَخُوضُ مَعَ ٱلْخَآئِضِينَ
وَكُنَّا نُكَذِّبُ بِيَوْمِ ٱلدِّينِ
حَتَّىٰٓ أَتَىٰنَا ٱلْيَقِينُ
فَمَا تَنفَعُهُمْ شَفَـٰعَةُ ٱلشَّـٰفِعِينَ

Qu’est-ce qui vous a acheminé à Saqar ? Ils diront : nous n’étions pas de ceux qui faisaient la salât. Et nous ne nourrissions pas le pauvre. Et nous nous associions à ceux qui tenaient des conversations futiles. Et nous traitions de mensonges le jour de la rétribution. Jusqu’à ce que vînt à nous la vérité évidente — la mort. Ne leur profitera donc point l’intercession des intercesseurs.

Sourate Al-Muddattir, ayat 42 à 48

Pourquoi ces ayat ?

Z : Oum Salama, c’est toi qui as choisi ces ayat. Est-ce que tu peux nous dire pourquoi — et pourquoi cette sourate ?

O : Déjà, c’est ma sourate préférée. Je trouve qu’elle donne beaucoup d’informations sur le paradis, l’enfer, les anges. Et ces versets-là, je les aime particulièrement parce que j’aime les conversations, les passages comme ça dans le Coran. Ça nous dit pourquoi des gens seront en enfer — et du coup, ça nous aide à éviter ces choses-là. Et puis, on sait que ça sera dans le futur. Si on est des habitants du paradis — qu’ALLAH ﷻ nous l’accorde à tous et à toutes, âmeen — on sait déjà ce qu’on va leur dire, et on sait à quoi ils vont répondre. Ça nous aide à ne pas faire les mêmes erreurs qu’eux.

Et les passages comme ça dans le Coran, il y en a qui se disent : pourquoi ALLAH ﷻ parle de choses qui font peur ? Mais en fait, non. Si on regardait bien, on verrait qu’ALLAH ﷻ est très miséricordieux — Ar-Rahîm — parce qu’Il nous le dit. Ça nous fait peur, oui, mais dans le bon sens. On a peur d’avoir la même chose qu’eux, donc on va vouloir ne pas faire les mêmes erreurs.

Z : Ça me rappelle une question que ton frère m’avait posée. Il m’avait demandé : maman, pourquoi il y a autant de passages qui parlent de l’enfer ? Tu te souviens de ce que je lui avais répondu ?

O : Tu lui avais dit que tu préférais qu’ALLAH ﷻ t’en parle, te fasse peur avec ça — plutôt que de le voir.

Z : Exactement. Je lui ai dit : l’enfer, je préfère en entendre parler, le lire, que de le voir de mes propres yeux — alors ça m’allait. Et comme tu l’as expliqué : il vaut mieux être prévenu. On peut connaître les risques, savoir ce qu’il ne faut pas faire, et les éviter.

Qu’est-ce que Saqar ?

Z : Dans l’ayah, il dit : qu’est-ce qui vous a acheminé à Saqar ? Saqar, c’est quoi ?

O : C’est un nom de l’enfer. L’enfer a plusieurs noms — des noms qui font peur. Mais plus quelque chose nous fait peur, plus on s’en éloigne. ALLAH ﷻ nous fait peur dans le bon sens. Il ne veut pas nous faire du mal — Il veut qu’on s’éloigne de la chose. Plus on a peur, plus on s’en éloigne.

Z : Exactement. Et tu sais, cette peur-là, dirigée vers ALLAH ﷻ, c’est une peur qui dépasse la peur normale qu’un être humain a envers un autre être humain. Ce n’est pas seulement la peur d’un feu. C’est la peur de décevoir ALLAH ﷻ. Tu imagines — ALLAH ﷻ est déçu. Je pense qu’il n’y a rien de pire que ça. Avant même l’enfer, ça, ce serait insupportable.

Il faut faire attention aussi parce que certains vont dans l’extrême en disant : moi, je n’ai pas besoin qu’ALLAH ﷻ me fasse peur par l’enfer pour ne pas faire de bêtises, je n’ai pas besoin qu’Il me promette le paradis pour Lui obéir, j’aime ALLAH ﷻ juste parce que je L’aime. Toi, qu’est-ce que tu penses de ça ?

Tout le monde fait quelque chose pour une récompense en réalité. Et d’ailleurs, si ce n’était pas normal, pourquoi ALLAH ﷻ nous promettrait autant le paradis ? Et ce paradis, c’est notre maison. Si on te promet de retourner chez toi, bien sûr que tu as envie d’y retourner. Tu ne vis pas toutes ces épreuves pour rien.

O : Et comme le Prophète ﷺ l’avait dit à ‘Abdullâh ibn ‘Umar رضي الله عنه dans le sens :

Fais que cette terre soit pour toi comme un passager d’escale.

C’est comme si tu prenais l’avion, tu fais une escale, et ensuite tu repars chez toi. Et nos âmes, nos rûh, elles viennent toutes du paradis. Elles descendent dans le ventre de nos mamans — qu’on doit beaucoup chérir aussi — et ensuite, la vie commence.

Z : Pendant que tu parlais, je me disais — si quelqu’un me décrivait cette enfant sans savoir que c’est ma fille, il devinerait quand même. Parce que tu fais des métaphores.

O : J’aime trop les métaphores.

Z : Heureusement, parce que si tu ne les aimais pas, tu aurais été très malheureuse avec moi.

La conversation entre les gens du paradis et les gens de l’enfer

Z : Ce passage, c’est une conversation. Les gens du paradis demandent à ceux de l’enfer : qu’est-ce qui vous a conduits ici ? Il y a cet étonnement — comme si on leur disait : mais si tu avais suivi les règles, comment est-ce que vous avez pu passer à côté de la rahma d’ALLAH ﷻ ? Comment est-ce que vous vous êtes mis aussi loin ?

O : C’est comme si ta maman te dit d’éviter un endroit. Elle te le dit, elle te le dit, elle t’avertit encore. Et pourtant tu y vas avec tes amis. Et puis un jour il t’arrive quelque chose là-bas. Et elle te dit : mais qu’est-ce que tu fais ici ? Je t’avais dit quoi ?

Z : Pas mal. Et leur réponse commence par quelque chose de très précis — et ce n’est pas un hasard. La première chose sur laquelle on sera interrogé, la première adoration qu’ALLAH ﷻ va vérifier : la salât. Ils disent : nous n’étions pas de ceux qui faisaient la salât.

Toi, comment tu vis avec la salât ?

O : Moi, la salât, c’est quelque chose qui m’apaise. À l’école, si je me dispute avec des copines, à la maison, si j’ai cassé quelque chose ou fait une bêtise — je me sens mal. C’est humain. Et quand je fais la salât, déjà, c’est pour parler avec ALLAH ﷻ. Pendant la prosternation, pendant le dernier tachahoud, c’est très recommandé de faire des doua — elles sont toujours exaucées, inshALLAH ﷻ.

C’est comme si je m’étais fait mal, je suis tombée, je pleure. Et ma maman me met un pansement — ça fait du bien. C’est pareil avec ALLAH ﷻ. En mieux. Il me met le pansement de Sa rahma. Parfois, c’est le pansement de Sa Rahma, parfois c’est le pansement de la miséricorde. Par exemple, quand je fais une bêtise, je lui demande pardon, et il me met le pansement de la miséricorde. Quand je fais la prière et que je termine mes salawât, je me sens bien — parfois, j’ai même oublié le problème.

Z : Tu sais, au moment où tu parles, ça me fait penser à Tata Safiya de Douceur et Lumière. On lui fait un grand salam si elle nous écoute. Elle insiste beaucoup sur le fait que nous, en tant que parents, on est un lien entre ALLAH ﷻ et l’enfant. Quand l’enfant a un problème, il faut toujours le diriger vers ALLAH ﷻ d’abord — reconnaître l’émotion, et puis dire : on va demander à ALLAH ﷻ. Comme dans le hadith du Prophète ﷺ : demande à ALLAH ﷻ même si c’est juste du sel — et ensuite tu cherches ton sel.

Les autres raisons de leur présence en enfer

Z : Ensuite, la ayah dit : et nous ne nourrissions pas le pauvre. La cause des plus démunis, ça te fait quelque chose ?

O : Oui. Tous ceux qui sont assis dans la rue et qu’on ne calcule même pas — ça me fait de la peine. Souvent, c’est les plus riches qui ne les calculent pas. Pas tous, mais souvent.

Z : Et toi, tu aimes bien donner.

O : J’aime plus donner que recevoir. Les membres de ma famille en sont témoins. Quand je reçois un cadeau, je ne prends même pas le temps de l’apprécier — je cherche déjà ce que je vais donner en échange. Et du coup, ça me met dans un stress total alors que je n’ai même pas profité du cadeau.

Z : Et c’est justement quelque chose sur lequel on travaille ensemble. Être généreuse, altruiste, toujours penser aux autres — c’est magnifique. Mais le revers de la médaille, c’est ne pas savoir recevoir. Et Rasûlullâh ﷺ nous disait d’apprécier ce que quelqu’un fait de bien. Si la personne à qui tu offres un cadeau ne prend pas le temps de l’apprécier parce qu’elle pense déjà à ce qu’elle va rendre — ça te ferait quelque chose ?

O : Un peu, oui.

Z : Voilà. Ensuite il dit : et nous nous associions à ceux qui tenaient des conversations futiles. Pour toi, à 9 ans, c’est quoi une conversation futile ?

O : Parler derrière le dos des autres. Mentir sur l’autre. Se moquer de quelqu’un en sa présence. Et parler de choses qui ne sont pas utiles — comme par exemple parler d’une chanteuse, de sa chanson, de ce qu’elle a fait. J’entends souvent ça à l’école.

Z : Tu sais, quand on regarde la racine du mot employé en arabe — ça vient d’une racine qui signifie s’enfoncer dans quelque chose, s’enliser, s’engouffrer. Ce sont des gens qui s’enlisent dans des discussions qui ne servent à rien. Et comme tu l’as très bien dit : quand tu sors d’une conversation futile, ça n’a servi à personne. Ça ne t’a apporté rien d’utile pour ta religion, pour ta vie. Il y a juste eu du vide.

O : Et puis, parler de la nature, par exemple, c’est différent. Ça, on peut s’émerveiller, et voir que ce n’est pas l’homme qui fait ça — c’est ALLAH ﷻ. Donc ça, c’est utile.

Traiter de mensonges le Jour du Jugement

Z : Ils disent ensuite : et nous traitions de mensonges le jour de la rétribution. Ça aussi, c’est quelque chose qu’on voit encore. Il y en a qui ont des doutes sur le Jour du Jugement, qui se disent : est-ce que ça va vraiment arriver ?

O : Peut-être que ça fait peur. Se retrouver devant ALLAH ﷻ, avec toutes ses mauvaises actions devant tout le monde, alors qu’on ne voulait pas les montrer. Du coup, on a des doutes, ou on préfère mentir parce qu’on ne veut pas que ça se passe. Mais de toute façon, si tu es musulman, tu sais que ça va arriver. Tu peux faire ce que tu veux — tu ne peux pas changer ce futur-là.

La mort est une porte, pas une fin

Z : Et il dit : jusqu’à ce que vînt à nous la vérité évidente — la mort. Le Prophète ﷺ appelait la mort hâdim al-ladhdhât — la coupeuse de plaisirs. Mais quelqu’un qui s’est bien préparé pour la vie dans l’au-delà voit la mort différemment. C’est juste une porte d’entrée. Une fois, j’avais demandé à une assemblée : qui veut aller au paradis ? Tout le monde a levé la main. Qui veut mourir ? Là, personne.

C’est comme s’il y avait une pièce de l’autre côté avec plein d’attractions et de jeux. Tout le monde dit : moi, moi, moi. Et quand on dit : qui veut ouvrir la porte ? Ah non, pas la porte. Du coup, tu restes de l’autre côté.

Pour pouvoir baisser la poignée avec sérénité, dans la paix, dans la sakîna — il faut juste avoir bien utilisé le temps qu’on avait dans la pièce où on était. Et de l’autre côté aussi, il peut y avoir de mauvaises choses.

O : J’ai lu dans un livre un tableau divisé en trois colonnes : les lieux, les mécréants, les musulmans. Ici-bas : pour le mécréant, c’est le paradis. Pour le musulman, c’est l’épreuve. Dans la tombe : pour le mécréant, c’est une prison. Pour le musulman, c’est un lieu de repos — on peut enfin se reposer en attendant le paradis. Dans l’au-delà : pour le mécréant, l’enfer. Pour le musulman, le paradis.

Et ce n’est même pas le même paradis. Le paradis d’ici-bas pour le mécréant, ce n’est pas le paradis de la fin que les musulmans vont avoir. Et l’enfer de l’au-delà, ce n’est pas le petit enfer d’ici-bas — c’est le grand. Et c’est éternel. Alors que le musulman a un petit enfer, ALLAHﷻ lui facilite les choses ici-bas. Et à la fin, il a le paradis — et le meilleur pour la fin.

Z : Qu’ALLAH ﷻ nous l’accorde. Âmeen.

Sa relation au Coran

Z : Je voulais te demander ta relation au Coran. Pour toi, c’est quoi ?

O : Le Coran, je l’aime vraiment. C’est comme un membre de ma famille. C’est mon compagnon. Dedans, je peux tout trouver — des informations, de quoi me consoler si je suis triste, de quoi me calmer si je suis en colère, de quoi me réjouir. Il y a juste une chose qui me dérange un peu : je récite des sourates que je connais depuis longtemps, mais dont je ne connais pas encore la traduction. Parce que quand je connais la traduction, je sais ce qu’elle me donne comme information, je sais comment elle me console. Mais si je ne comprends pas, je vais faire comment pour me consoler ?

Z : C’est ton mode d’apprentissage — tu as besoin de comprendre pour être motivée à apprendre. Et tu sais, normalement, c’est dans cet ordre-là qu’on devrait le faire. Ce que tu apprends, tu es capable de l’expliquer. Et tu avances à ton rythme.

O : Et puis, j’apprends dans la meilleure des langues. Le plus simple, c’est que je comprenne d’abord ce que ça veut dire.

Z : Si tu apprends tous les versets du Coran en français d’abord, et qu’ensuite tu les revois en arabe — ça va être beaucoup plus facile. Tu vas reconnaître, te dire : ça, ça veut dire ça, c’est là. Et l’arabe, c’est un puits sans fin.

O : Juste la racine d’un seul mot pourrait faire une journée entière de cours. Chaque lettre, chaque règle de tajwîd, chaque voyelle, c’est une matière à part entière.

Son héroïne

Z : Tu m’as dit tout à l’heure que parmi les grandes figures de l’islam que tu admires, il y a celle dont tu portes le nom. Qu’est-ce que tu pourrais dire d’elle ?

O : Son intelligence, sa force, son courage, sa détermination, et sa facilité à régler les problèmes. Par exemple, lorsque le Prophète ﷺ avait été empêché de faire le pélerinage. Il avait demandé aux compagnons de se raser les cheveux et d’enlever leur état d’ihrâm. Ils ne bougeaient pas — ils étaient sous le choc. Il est retourné dans sa tente, triste. Oum Salama رضي الله عنها lui a demandé ce qu’il y avait. Elle lui a tout de suite dit : fais-le devant eux, sans un mot. Et ça a marché. Il s’est mis devant eux, s’est rasé en silence — et ils ont tous fait pareil.

Z : Et ce qui est très important à noter, c’est que les compagnons n’avaient pas du tout l’intention de désobéir. Ils étaient sidérés. Beaucoup étaient des Mecquois, ils avaient laissé leur famille, leurs biens. Arriver jusque-là et se voir refuser l’accès à la Ka’ba — c’était un choc énorme. Donc ils sont restés debout, sans répondre, sans protester. Et Oum Salama رضي الله عنها, avec une seule phrase, a désamorcé ce qui aurait pu devenir un grand problème. C’est sa grande intelligence diplomatique.

Et ce que tu n’as pas cité, mais que je souligne : elle était aussi connue pour sa grâce, son élégance. Une beauté qui dépassait l’aspect physique. Et moi, quand je fais des doua pour toi et pour la façon dont tu vas grandir, c’est quelque chose que je demande, inshALLAH ﷻ.

Tu sais, on pense que c’est nous qui choisissons les prénoms — et on est toujours étonné de voir grandir les enfants et de reconnaître en eux des traits de ceux dont ils portent le nom. Qu’ALLAH ﷻ te donne ses qualités.

O : Âmeen.

Ce que tu aimes lire

Z : En dehors du Coran, tu aimes lire quoi ?

O : Ma passion, c’est lire et dessiner. Mon livre préféré en ce moment, c’est Maria, une Morisque dans l’enfer catholique. Ça parle de la fille d’un alfaqî — El-Viyagiro. Après la chute d’al-Andalus, il restait des musulmans qu’on appelait les Mudéjars, puis les Morisques. Son père a été rattrapé par l’Inquisition. Elle s’est enfuie, s’est évanouie dans les bois, s’est réveillée sans aucun souvenir. Et chaque nuit, elle retrouve en rêve une partie du Coran — mais pas tout. Elle part sur les pas de son père pour retrouver l’autre partie.

Z : Tu l’as lu combien de fois ?

O : Cinq fois, je crois.

Z : MashaALLAH. Et sinon ?

O : La Couleur des sentiments. Ça parle de deux femmes noires — Minnie et Abiline — qui vont devenir amies avec Miss Kitten. À l’époque de la ségrégation, vers l’époque de Malcolm X et Muhammad Ali.

Z : La cause des Noirs, c’est aussi quelque chose qui te touche beaucoup. MashaAllah.

Bon, on va s’arrêter là — sinon, on peut parler jusqu’à demain.

O : J’avais toujours voulu faire ça.

Z : Je sais. Et j’ai beaucoup cédé, il faut le dire. Je demande à ALLAH ﷻ de te préserver, de préserver tes frères, de préserver toute la descendance de cette communauté. Et qu’Il fasse de nous de bons ancêtres — parce que dès qu’on foule la terre, on est déjà des ancêtres.

O : Âmeen.

Partager cet article :
S’abonner
Notification pour
guest
0 Commentaires
Le plus ancien
Le plus récent Le plus populaire
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires

Quiz gratuit

Découvre ton profil d'apprentissage et des conseils pour mémoriser le Coran

Par ce test, tu en apprendras davantage sur ton profil d’apprentissage, le style que tu préfères utiliser pour recueillir et utiliser les idées et les informations.

Coche les réponses qui correspondent au mieux à tes habitudes et tes préférences. À la fin, découvre tes résultats et les conseils associés.

Retour en haut